Bon Albert Briois de Beaumetz

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Bon Albert Briois de Beaumetz ou Beaumez est né à Arras, le 23 décembre 1755, et mort à Calcutta après mars 1801.

Sous l'Ancien Régime[modifier | modifier le code]

Sous l'Ancien Régime, Albert de Beaumetz était le fils d'un premier président au Conseil supérieur de l'Artois, ardent royaliste. En 1785, il succède à son père au Conseil d'Artois et devint lui-même une éminente personnalité. Il fut l'amant de Jeanne Louise Henriette Genest Campan. Chaque semaine, il réunissait chez lui les personnalités les plus importantes du barreau d'Arras. C'est dans ces réunions que l'on s'accorda en vue de la prochaine campagne électorale, Maximilien de Robespierre, membre du barreau artésien n'y était pas convié. C'était une raison de plus pour raviver une animosité envers ce riche confrère.

Sous la Révolution[modifier | modifier le code]

Lors des élections aux États généraux en 1789 Bon Albert de Beaumetz est élu député, obtenant les voix des nobles de l'Artois, alors que Maximilien de Robespierre réussit à se faire élire par le tiers état. À l'Assemblée, Bon Albert de Beaumetz siège à droite avec Stanislas de Clermont-Tonnerre, ses interventions sont nombreuses. Il opte pour la réunion des trois ordres, réclame à l'abolition de la torture préalable de la procédure judiciaire et demande l'émission de 800 millions d'assignats entre autres.

À la session de l'Assemblée constituante en 1791, il devint avec Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord membre du directoire du département de la Seine il essaya vainement de mettre un frein à la montée de la violence révolutionnaire, beaucoup plus que son ami et collègue l'évêque d'Autun. Il fut malgré tout à l'origine des mesures contre-révolutionnaires dont ce corps avait pris l'initiative. Après la Journée du 10 août 1792, Bon Albert de Beaumetz émigre, il s'installe en Allemagne, puis en Angleterre où il retrouve son ami Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord au printemps de 1794. Tous deux se rendent aux États-Unis. Ayant épousé la belle-soeur du général Knox, il prit la nationalité américaine. En mai 1796, accompagné de sa femme, il se rend en Inde et s'installe à Calcutta ou l'on perd sa trace après une dernière lettre envoyée par lui en mars 1801.

Sources[modifier | modifier le code]

Jean Tulard, Jean-François Fayard et Alfred Fierro, Histoire et dictionnaire de la Révolution française. 1789-1799, éd. Robert Laffont, coll. « Bouquins », Paris, 1987, 1998 [détail de l’édition]

  • Histoire de la Révolution française de Jules Michelet
  • Ednay H. Lemay, Dictionnaire des constituants, Universitas, 1991.