Bernardo Trujillo

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Bernardo Trujillo (1920-1971)[1] (Américain d'origine colombienne) fut l'un des premiers à formaliser dans les années 1950 aux États-Unis, les principes théoriques et pratiques qui allaient porter vers le succès la grande distribution moderne. On peut considérer, qu'avec Marcel Fournier et les frères Defforey, mais également avec Maurice Cauwe, il est à l'origine de la diffusion de ce qui deviendra l'hypermarché.

Un précurseur[modifier | modifier le code]

Ce théoricien de la mise en marché organisait les conférences « Méthodes marchandes modernes » (MMM) pour le compte du fabricant de caisses enregistreuses NCR (National Cash Register) auxquelles les principaux acteurs de la grande distribution française ont assisté, parmi lesquels : Marcel Fournier (Carrefour), Jacques et Denis Defforey (Carrefour), Gérard Mulliez père et Gérard Mulliez Fils (Auchan), Paul Dubrule (Accor), Gérard Pélisson (Accor)… Finalement, seul Édouard Leclerc (E.Leclerc) était fier de ne pas avoir fait le détour par Dayton (Ohio)[2].

Celui qui formula les bases et les conditions de la distribution moderne, débutait les séminaires qu'il animait en demandant à son auditoire (spécialement lorsqu'il s'agissait de chefs d'entreprises commerciales) de se lever et d'observer une minute de silence. Puis il annonçait d’un ton solennel : « Nous venons d’observer une minute de silence à la mémoire des 25 % d’entre vous qui disparaîtront au cours des 5 prochaines années pour cause d’incompétence notoire dans l’appréciation de l’évolution de la distribution. »

Quelques préceptes[modifier | modifier le code]

  • Le succès repose sur trois pieds : le libre-service, les discount, le tamtam publicitaire. Qu'un seul vienne à manquer et tout s'écroule
  • No parking, no business
  • Faites du cirque dans vos magasins
  • Empilez haut, vendez à prix bas
  • Les pauvres ont besoin de prix bas, les riches les adorent
  • C'est là où il y a du trafic que l'on peut faire tout type de commerces
  • Créer un îlot de perte dans un océan de profits
  • Les vitrines sont les cercueils des magasins
  • Tout sous le même toit
  • L'avenir est au tout automobile

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://archives.lesechos.fr/archives/1999/LesEchos/18042-153-ECH.htm
  2. Etienne Thil, Les documents de La Revue des Deux Mondes, n°22, août-septembre 1962, p. 36 :
    « Il convient d'ailleurs de préciser que les idées sociales de M. Édouard Leclerc se situaient exactement à l'opposé des méthodes américaines prônées par M. Bernard Trujillo selon lesquelles par un jeu de musique et de lumières il était nécessaire de mettre le consommateur en transe. » bien qu'il indiquera l'influence incomparable sur la distribution mondiale de son action lors d’une conférence en septembre 1974.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]