Ayoreo

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Les Ayoreo (qui incluent les Totobiegosode) sont un peuple de chasseurs-cueilleurs amérindiens qui vivent de manière nomade dans les régions centrales de l’Amérique du Sud ; dans des milieux plus secs et plus ouverts que la forêt amazonienne. Quelques tribus vivent encore réfugiées dans forêt du Paraguay, avec très peu de contacts avec les autorités.

Histoire[modifier | modifier le code]

Ils ont d’abord été contactés, au cours des années 1940-1950, par les colons mennonites venus défricher et cultiver leur terre, puis par des missionnaires qui ont cherché à les christianiser mais aussi à les sédentariser, ce que la plupart ont d’abord refusé. Les Ayoreo résistèrent à l’invasion et les conflits firent des victimes des deux côtés. Les deux dernières vagues de pression missionnaire, par les New Tribes Mission, datent des années 1970 et 1980 : en 1979 et 1986, les missionnaires évangélistes américains de New Tribes Mission encouragèrent l’organisation de chasses à l’homme au cours desquelles plusieurs Ayoreo furent tués. Par la suite, beaucoup d’autres succombèrent aux maladies. Sauf un petit groupe de Totobiegosode, les Ayoreo sont peu à peu sortis de la forêt[1].

  1. [1]

Une partie des terres est encore propriété des Mennonites et de diverses missions évangéliques américaines (New Tribes Mission). Cela a pour conséquence la progression de la déforestation, avec une accélération en 2008, car les propriétaires fonciers continuent à défricher pour le bois et/ou l’élevage.

Peuple menacé ?[modifier | modifier le code]

La volonté de christianisation a été source de longs conflits. De nombreux Ayoreos sont morts par défaut d'immunité face aux microbes apportés par les blancs. La Constitution du Paraguay garantit théoriquement la propriété de ces forêts aux tribus autochtones, mais fermiers les en ont spolié, condamnant la dernière génération d'Ayoreo à se réfugier en forêt ou à vivre dans la misère.

Survival International, dans les années 1970 et 1980, a alerté le monde sur les menaces pesant sur ce peuple, et les New Tribes Mission ont peu à peu abandonné leurs tentatives de contacts forcés visant à convertir les Ayoreo.

Des Ayoreo vivant parmi les blancs ont fait une demande officielle et légale de reconnaissance d'une grande partie de leur territoire, pour le compte de leurs parents qui sont encore nomades dans des forêt qui, selon le droit international et national, devrait être leur propriété.

Langues[modifier | modifier le code]

L’ayoreo est aussi une langue, qui est ou était parlée dans une vaste région (Chaco, départements de l’Alto Paraguay et de Santa-Cruz en Bolivie. Des estimations indiquent que 3 000 locuteurs au Paraguay et 771 personnes en Bolivie le parlaient encore au début des années 2000).

Cette langue est l'une des deux langues zamucoanes parlées à la fois au Paraguay et en Bolivie. Le zamucoan est aussi nommé Morotoco, Moro, Ayoré et Pyeta Yovai. Le nom « Ayoreo » est plus commun en Bolivie, et Morotoco au Paraguay.

L’autre langue du zamucoan est le chamacoco (en) qui est une langue menacée de disparition.

Il en existe un dialecte dit tsiracua.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens internes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]