Ayoreo

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Les Ayoreo (qui incluent les Totobiegosode) sont un peuple de chasseurs-cueilleurs amérindiens qui vivent de manière nomade dans les régions centrales de l’Amérique du Sud ; dans des milieux plus secs et plus ouverts que la forêt amazonienne. Quelques tribus vivent encore réfugiées dans forêt du Paraguay, avec très peu de contacts avec les autorités.

Histoire[modifier | modifier le code]

Ils ont d’abord été contactés, au cours des années 1940-1950, par les colons mennonites venus défricher et cultiver leur terre, puis par des missionnaires qui ont cherché à les amener à la foi. Les deux dernières vagues missionnaires, par les New Tribes Mission, datent des années 1970 et 1980.

Peuple menacé ?[modifier | modifier le code]

La Constitution du Paraguay garantit théoriquement la propriété de ces forêts aux tribus autochtones, mais les fermiers les en ont spolié, condamnant la dernière génération d'Ayoreo à se réfugier en forêt ou à vivre dans la misère.

Survival International, dans les années 1970 et 1980, a alerté le monde sur les menaces pesant sur ce peuple.

Des Ayoreo vivant parmi les blancs ont fait une demande officielle et légale de reconnaissance d'une grande partie de leur territoire, pour le compte de leurs parents qui sont encore nomades dans des forêt qui, selon le droit international et national, devrait être leur propriété.

Langues[modifier | modifier le code]

L’ayoreo est aussi une langue, qui est ou était parlée dans une vaste région (Chaco, départements de l’Alto Paraguay et de Santa-Cruz en Bolivie. Des estimations indiquent que 3 000 locuteurs au Paraguay et 771 personnes en Bolivie le parlaient encore au début des années 2000).

Cette langue est l'une des deux langues zamucoanes parlées à la fois au Paraguay et en Bolivie. Le zamucoan est aussi nommé Morotoco, Moro, Ayoré et Pyeta Yovai. Le nom « Ayoreo » est plus commun en Bolivie, et Morotoco au Paraguay.

L’autre langue du zamucoan est le chamacoco (en) qui est une langue menacée de disparition.

Il en existe un dialecte dit tsiracua.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (es) Armindo Barrios, Domingo Bulfe et José Zanardini, Ecos de la selva : ayoreode uruode, Centro de estudios antropológicos de la universidad católica, Asunción (Paraguay), 1995, 294 p.
  • Carmen Bernand-Mun̄oz, Les Ayoré du Chaco septentrional : étude critique à partir des notes de Lucien Sebag, Mouton, Paris, La Haye, 1977, 291 p. (ISBN 2-7193-0852-8)
  • Ticio Escobar, Ethnocide: mission accomplished ?, IWGIA, Copenhagen, 1989, 61 p.
  • (en) Johannes Wilbert et Karin Simoneau, Folk literature of the Ayoreo Indians, UCLA Latin American Institute, 1989, 802 p. (ISBN 0-87903-071-2)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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