Aurélia Aurita (bande dessinée)

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Aurélia Aurita

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Aurélia Aurita en octobre 2007.

Nom de naissance Hakchenda Khun
Alias
Chenda
Naissance 10 avril 1980
Châtenay-Malabry, France
Nationalité Drapeau de la France France
Profession

Aurélia Aurita, de son vrai nom Hakchenda Khun (prénom souvent raccourci en Chenda), née le 10 avril 1980 à Châtenay-Malabry dans les Hauts-de-Seine, est un auteur de bande dessinée française d'origine chinoise et khmère[1]. Son pseudonyme est le nom scientifique d'une espèce de méduses, Aurelia aurita.

Biographie[modifier | modifier le code]

Elle étudie le dessin à l'École Arc-en-Ciel, à Antony, et publie des histoires courtes dans le mensuel Fluide glacial, dans la revue PLG ou au sein de collectifs tels que Stereoscomic et FLBLB, tout en suivant des études « sérieuses » de pharmacie, qu'elle achèvera : « je connais par cœur 150 noms de plantes de la flore indigène française ainsi que 15 façons de couler les suppositoires »[2],[3]. En 2001, elle remporte le prix du meilleur scénario au concours Alph'Art de la Bande dessinée scolaire au Festival d'Angoulême.

Son premier album, Angora, la fait remarquer de la critique. En 2004, elle est invitée à participer à un album collectif dédié au Japon, pays où elle a vécu pendant quelque temps. Son second album, Fraise et Chocolat[4], sorti en 2006, est un récit érotique et intime qui raconte les rapports d'Aurélia Aurita avec son amant Frédéric Boilet, lui aussi auteur de bandes dessinées, dont elle avait auparavant pastiché sur deux pages l'album L'Épinard de Yukiko, dans le premier numéro de Comix Club[5]. Fraise et Chocolat provoque l'enthousiasme d'une grande partie de la critique, notamment dans la grande presse[6]. D'autres ne voient que vacuité dans un album qui pousse l'autobiographie en bande dessinée dans ses derniers retranchements : « L’impudisme de cette mise à nu qui couche sur le papier l’intimité des choses sexuelles dissimule une autre forme de pudeur : en dehors de cette évidente attirance physique, rien ou presque n’est révélé de ce qui pourrait faire leur relation »[7]. La nouveauté de l'approche d'Aurélia Aurita est pourtant largement reconnue : dans la veine autobiographique de la bande dessinée, nettement plus développée aux Etats-Unis qu'en France, l'auteure s'approprie un certain nombre de sujets "typiquement masculins", comme le sexe, l'argent, le pouvoir, les médias, et elle le fait dans un style qui a rapidement fait école.

En 2007, Aurélia Aurita publie la suite de cet album, Fraise et Chocolat 2, avant de faire paraître un album au ton plus grave, Je ne verrai pas Okinawa, puis, sous le titre de Buzz-moi une chronique douce-amère de la réception de Fraise et Chocolat. En 2011, elle surprend le public avec un livre pour enfants (et adultes), Vivi des Vosges, une variation très originale sur le thème de l'enfant sauvage.

En janvier 2014 paraît LAP ! un roman d'apprentissage, premier volet d'une trilogie sur le Lycée autogéré de Paris.

Publications[modifier | modifier le code]

Albums[modifier | modifier le code]

Revues et collectifs[modifier | modifier le code]

  • La démission, 2p., Fourmi Sismographique, Tanibis, 2001.
  • L'après-midi chez Élise, 1p., Stereoscomic spécial SPX, 2001.
  • An afternoon at Elise's, 1p., Stereoscomic special SPX (English version), 2001.
  • Paris-Saïgon, 5p., FLBLB n°13, 2001.
  • Janine de huit à huit, 2p., Fluide Glacial n°303, Audie, 2001.
  • Ma grand-mère était actrice, 6p., Fluide Glacial n°313, Audie, 2002.
  • Lune de miel, 6p., Fluide Glacial n°318, 2002.
  • Mon autobiographie (par Chris M. et Madeline M.), 3p., Rhinocéros Contre Éléphant n°3, Tanibis, 2002.
  • Le miracle de l'érection, 1p., Stereoscomic n°4, 2002.
  • La sirène qui ne savait pas nager, 5p., PLG n°37, 2003.
  • De zeemeermin die niet kon zwemmen (La sirène [...]), 5p., Zone 5300 n°10-4, 2003.
  • Lellebel in de ruimte (Les cochonnes de l'espace), 5p., Zone 5300 n°11-2, 2004.
  • Je peux mourir, maintenant !, 20 p., collectif Japon, Casterman, 2005.
  • Mes voisins, 3 p., collectif Terriens, Mécanique Générale / Les 400 coups, 2006.
  • Shotaiken (La première fois), 4 p., Spore n°4, 2006

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Luc le Vaillant, Portrait : bandent dessinés, Libération, no 7867 (24 août 2006)
  2. Bdselection
  3. Hakchenda Khun, La jacinthe d'eau, Eichhornia Crassipes (Martius) Solms-Laubach : lutte contre l'envahissement et valorisation, thèse d'exercice en pharmacie, 2004, Université Paris-Sud [lire en ligne]
  4. 'Fraise et Chocolat sur lesimpressionsnouvelles.com
  5. Comix Club no 1, janvier 2004
  6. Dossier de presse de Fraise et chocolat, chez son éditeur
  7. Du9.org

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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