Argument circulaire

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L’argument circulaire est, dans la philosophie du langage, en rhétorique et en épistémologie, l’argument qui consiste en prémisses données en support à une conclusion qui n'est pas l'une des prémisses.

On nomme argument circulaire un argument où une proposition A utilise pour sa justification une proposition B dans le même temps que la justification de la proposition B nécessite la validité de la proposition A. Dans le cas courant, cela constitue une forme de sophisme.

Exemple : Notre bureaucratie est un élément capital dans notre fonctionnement (proposition A), car elle génère de nombreux documents, qui je le rappelle, sont extrêmement précieux !(proposition B) puisqu'utiles au fonctionnement convenable de notre glorieuse bureaucratie, si vitale !

Comique parce qu'évident dans des phrases courtes, ce type d'argumentation devient au contraire beaucoup plus difficile à déceler lorsque la boucle se rallonge et comporte plus de deux éléments. Car le "retour" saute moins aux yeux, alors qu'au contraire, toute la construction de l'argumentation semble (et est) localement et à chaque instant, pertinente et logique.

Toutefois, les arguments circulaires ne sont pas dénués d'intérêt pour autant : leur présence indique qu'un système comprenant les propositions A et B ne serait pas nécessairement autocontradictoire, ce qui constitue un début de connaissance à son sujet, sous réserve que A aussi bien que B soient correctement définis en termes opérationnels. Ce type de boucles stables est considéré en détail à travers de nombreux exemples dans le livre de Douglas Hofstadter « Gödel, Escher, Bach ».

Voir aussi[modifier | modifier le code]