Alexandre Fadeïev (écrivain)

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Alexandre Fadeïev

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Portrait d'Alexandre Fadeïev.

Activités écrivain, soldat, président de l'Union des écrivains soviétiques
Naissance 24 décembre 1901
Kimry
Décès 13 mai 1956 (à 54 ans)
Moscou
Mouvement réalisme socialiste, stalinisme
Genres romans
Distinctions prix Staline, Ordre de Lénine

Alexandre Aleksandrovitch Fadeïev (en russe : Алекса́ндр Алекса́ндрович Фаде́ев, né à Kimry le 24 décembre 1901 et mort à Moscou le 13 mai 1956, est un écrivain soviétique, l'un des fondateurs de l'Union des écrivains soviétiques dont il fut le président de 1938 à 1944 et de 1946 à 1954.

Il n'est plus guère connu aujourd'hui que comme l'auteur, au Congrès mondial des intellectuels pour la paix de Wroclaw, en 1948, de l'insulte qu'il fit à Jean-Paul Sartre, absent de la cérémonie, en le traitant successivement de « chacal muni d'un stylo » et surtout de « hyène dactylographe », provoquant la stupeur des délégués français, le dégoût de Paul Éluard et la fureur de Pablo Picasso[1],[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Pendant la Révolution russe, il combat au sein de l'Armée rouge bolchévique. En 1927, dans La Défaite (traduit en 1976), il retrace le sort tragique d'un détachement de partisans encerclé et écrasé par les Japonais et les cosaques blancs.

En 1945, il publie La Jeune Garde, livre de commande sur l'héroïsme d'adolescents membres d'une organisation clandestine. C'est un hymne à la patrie et à l'homme soviétique, qui obtient le prix Staline.

Proche de Staline, il est récompensé de l'ordre de Lénine en 1949. Actif jdanovien, il est fondateur et président de l'Union des écrivains soviétiques, de 1946 à 1954. Par ailleurs, il assure un rôle important au Conseil mondial de la paix, où il devient la courroie de transmission de Staline.

Pendant les dernières années de sa vie, Fadeïev devient alcoolique. Il se suicide et est inhumé au cimetière de Novodevitchi.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Ariane Chebel d'Appollonia, Histoire politique des intellectuels (1944-1954). 1. Des lendemains qui déchantent, Bruxelles, Éditions Complexe, 1991, p. 166
  2. "Picasso arrache ses écouteurs comme on trépigne. Éluard les ôte lentement et se met à crayonner. Vercors et Léger se figent. À la tribune, Irène Joliot-Curie et Julian Huxley (présidents de séance, NDA) échangent des billets griffonnés. Borejsza semble un acrobate poignardé. Il dit à D. Desanti : "Voilà, ils ont foutu en l'air mon congrès. C'est donc ça qu'ils sont venus faire !" — Joël Kotek & Dan Kotek, L'Affaire Lysenko ou l'histoire réelle d'une science prolétarienne en Occident, Bruxelles, Éditions Complexe, 1986, p. 130.

Liens[modifier | modifier le code]