Alexander von Bach

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Le baron Alexander von Bach,
lithographie de Josef Kriehuber.

Le baron Alexander von Bach (en allemand Alexander Freiherr von Bach), né le 4 janvier 1813 à Loosdorf et mort le 12 novembre 1893 à Schöngrabern est une personnalité politique (ministre de la justice puis de l'intérieur) et un juriste autrichien, principalement connu pour avoir mis en place un contrôle centralisé au début du règne de l'empereur François-Joseph.

Carrière[modifier | modifier le code]

Nommé ministre de la justice de 1848 à 1849 puis ministre de l'Intérieur de 1849 à 1859, il est alors surnommé « ministre des barricades » en référence à ses convictions politiques libérales.

À la mort du prince Felix zu Schwarzenberg en 1852, il met en place un contrôle policier dans l'ensemble de l'Empire d'Autriche, à savoir à la fois en Autriche et en Hongrie. Il instaure également une censure de la presse. Figure marquante du despotisme éclairé (en allemand Klerikalabsolutist) son régime autoritaire trouve son apogée avec le concordat d'août 1855 qui confie à l'Église catholique romaine le contrôle de l'éducation et de la vie de la famille.

D'un autre côté, il favorise l'économie, qui croît dans les années 1850, principalement grâce à l'abolition des droits de douane à l'intérieur de l'empire d'Autriche.

Nommé baron (Freiherr) en 1853, il est également le protecteur de l'Akademie der Wissenschaften (Académie des sciences) entre 1849 et 1859. Pendant son administration, de nombreux opposants politiques sont emprisonnés ou expatriés, tel que le nationaliste tchèque Karel Havlíček Borovský, expatrié de force à Brixen de 1851 à 1855. Son autorité s'appuit sur quatre armées : « une armée de soldats debout, une armée de fonctionnaires assis, une armée de prêtres agenouillés et une armée de lèches-bottes rampants »[1].

Sa chute en 1859 est principalement causée par la défaite autrichienne en Italie contre le Royaume de Sardaigne et Napoléon III. Il est ensuite nommé ambassadeur après du Saint-Siège de 1859 à 1867 avant de mourir en 1893.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. D'après Adolf Fischhof, « a standing army of soldiers, a sitting army of office holders, a kneeling army of priests and a fawning army of steaks ».

Lien externe[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]