Ahmet Necdet Sezer

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Ahmet Necdet Sezer
Le président turc Ahmet Necdet Sezer en avril 2006.
Le président turc Ahmet Necdet Sezer en avril 2006.
Fonctions
10e président de la République de Turquie
Élection
Premier ministre Bülent Ecevit
Abdullah Gül
Recep Tayyip Erdoğan
Prédécesseur Süleyman Demirel
Successeur Abdullah Gül
14e président de la Cour constitutionnelle de Turquie
Prédécesseur Yekta Güngör Özden
Successeur Mustafa Bumin
Biographie
Date de naissance (72 ans)
Lieu de naissance Drapeau : Turquie Afyonkarahisar
Conjoint Semra Sezer
Diplômé de Université d'Ankara
Profession Juriste

Ahmet Necdet Sezer
Présidents de la République de Turquie

Ahmet Necdet Sezer (né le à Afyon) est un homme d'État turc, président de la République de Turquie de 2000 à 2007. Le Türkiye Büyük Millet Meclisi (la Grande assemblée nationale de Turquie) avait élu Ahmet Necdet Sezer en 2000 après le septennat de Süleyman Demirel.

Biographie[modifier | modifier le code]

Necdet Sezer est le fils d'un professeur. Il suit ses études à l'école secondaire d'Afyon. Puis il continue ses études à l'université d'Ankara où il étudie le droit, il obtient son baccalauréat en 1962. Il débute sa carrière en tant que juge la même année à Ankara.[réf. nécessaire]

Le , Ahmet Sezer est élu membre de la Cour suprême des appels à Ankara, où il occupe le poste de juge de surveillance. Le , le président le désigne afin de siéger à la Cour constitutionnelle. Le 6 janvier 1998, il est nommé président de la Cour constitutionnelle. Une semaine après sa prise de fonction, il décide et déclare que, la Turquie étant laïque, le parti politique Refah Partisi est illégal car défendant une islamisation de l'État. Le Premier ministre Necmettin Erbakan, issu de cette formation, avait été contraint à la démission par l'armée en 1997.

Le , il est élu président de la République par la Grande assemblée nationale. Ahmet Necdet Sezer critique le gouvernement Ecevit pour sa corruption ce qui va faire plonger la bourse. Il s'oppose aux nombreuses lois du gouvernement Erdoğan (qui se déclare démocrate-musulman, tandis que Sezer le considère comme islamiste) qui, selon ses vues, menacerait la laïcité de l'État, en faisant régulièrement usage de son droit de véto. À chaque fois que l'Assemblée est passée outre son véto par un second vote en termes identiques, il a déféré le projet de loi contesté à la Cour constitutionnelle, qui lui donna chaque fois raison et annula le processus législatif. Il est pour l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne et a reçu tous les chefs d'État européens à sa résidence pour un diner officiel.

Considérant que nulle femme ne puisse porter le voile par contrainte, le président Sezer a toujours interdit aux femmes de ministres portant le voile de se rendre à des cérémonies et dîners officiels.

Son mandat aurait dû s'achever le . La Constitution lui interdisait de briguer un deuxième mandat. Cependant, son successeur n'ayant pas été élu à la date prévue, son mandat fut prorogé jusqu'à l'élection d'un nouveau président de la République. Le ministre des Affaires étrangères et candidat du gouvernement Erdoğan (AKP), Abdullah Gül, n'avait pu être élu, le quorum nécessaire n'ayant pas été atteint suite à un boycott de l'opposition. Le gouvernement Erdoğan a fait voter par l'Assemblée un amendement à la constitution en vue de permettre l'élection du Président au suffrage universel, mais Sezer, le , fit une nouvelle fois usage de son droit de véto.

Suite à des élections législatives anticipées remportées par l'AKP, Abdullah Gül lui succéda à la présidence de la République de Turquie le .

Annexe[modifier | modifier le code]

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