Süleyman Demirel

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Süleyman Demirel
Süleyman Demirel.
Süleyman Demirel.
Fonctions
9e président de la République de Turquie
Premier ministre Erdal Inönü
Tansu Çiller
Necmettin Erbakan
Mesut Yılmaz
Bülent Ecevit
Prédécesseur Turgut Özal
Hüsamettin Cindoruk
(par intérim)
Successeur Ahmet Necdet Sezer
30e Premier ministre de Turquie
Président Turgut Özal
Prédécesseur Mesut Yılmaz
Successeur Erdal Inönü (par intérim)
25e Premier ministre de Turquie
Président Fahri Korutürk
Prédécesseur Bülent Ecevit
Successeur Bülend Ulusu
23e Premier ministre de Turquie
Président Fahri Korutürk
Prédécesseur Bülent Ecevit
Successeur Bülent Ecevit
21e Premier ministre de Turquie
Président Fahri Korutürk
Prédécesseur Sadi Irmak
Successeur Bülent Ecevit
15e Premier ministre de Turquie
Président Cemal Gürsel
Cevdet Sunay
Prédécesseur Ali Suat Hayri Ürgüplü
Successeur Nihat Erim
Biographie
Date de naissance (89 ans)
Nationalité turque
Parti politique Parti de la Justice
Conjoint Nazmiye Demirel
Diplômé de Université technique d'Istanbul

Signature

Süleyman Demirel
Premiers ministres turcs
Présidents de la République de Turquie

Süleyman Demirel, né le 1er novembre 1924 à İslamköy, dans la province d'Isparta est un homme d’État turc.

Plusieurs fois Premier ministre de Turquie avant de devenir en 1993 le neuvième président de la République de Turquie.

Biographie[modifier | modifier le code]

Études et carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Né à İslamköy, dans la province d'Isparta en Turquie, le 1er novembre 1924. Il se marie en 1948. L'année suivante, en 1949, il sort diplômé de la Faculté de génie civil de l’Université technique d’İstanbul.

Jusqu'en 1962, il travaille en tant qu'ingénieur pour diverses administrations avant de travailler jusqu'en 1964 à son propre compte.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

C'est en 1962 qu'il commence sa carrière politique qui sera l'une des plus riches de Turquie. Cette année-là, il entre au Comité directeur de l’Adalet Partisi (AP, Parti de la Justice), avant d'en devenir, deux ans plus tard, le secrétaire général.

Il gravit les échelons en devenant en janvier 1965 vice-Premier ministre dans le gouvernement d'Ali Suat Hayri Ürgüplü ; il quitte ses fonctions neuf mois plus tard, en octobre, suite à son élection de député d'Isparta à la Grande assemblée nationale de Turquie, l'AP étant majoritaire. Il devient par la suite le 12e Premier ministre du pays et compose son gouvernement. En 1969 et 1970, il est à la tête de deux nouveaux gouvernements avant d'être renversé en 1971 par un coup d’État militaire.

En 1975, il revient au pouvoir et forme son quatrième gouvernement ; il occupe pour la seconde fois de sa carrière la fonction de Premier ministre jusqu'en juin 1977, date à laquelle il est remplacé par Bülent Ecevit. Un mois plus tard, en juillet, il retrouve ses fonctions de chef du gouvernement et prête serment avec son cinquième cabinet. Il démissionne le .

En 1979, Demirel devient à nouveau Premier ministre, pour la quatrième fois de sa carrière politique. Mais il est renversé par un coup d’État militaire ; il lui est alors interdit d'exercer toute activité politique. Cette interdiction lui sera levée en septembre 1987. Il profite alors de l'occasion pour se faire élire secrétaire général du Doğru Yol Partisi (DYP, Parti de la Juste voie).

Il retrouve son siège de député d'Isparta le . Près de deux ans plus tard, le , après les élections législatives, il se voit offrir à nouveau la charge de Premier ministre, au sein d'un gouvernement de coalition entre le DYP et le Sosyaldemokrat Halkçı Parti (SHP, Parti Social-démocrate Populiste)

Le , il est élu président de la République pour un mandat de sept ans par les députés de la Grande assemblée nationale de Turquie, charge qu'il assumera jusqu'au .

Après la présidence[modifier | modifier le code]

À présent, retiré de la vie politique active, il apparait de temps en temps pour prodiguer ses précieux conseils aux décideurs actuels. Il reste, selon sa propre expression, « au-dessus des partis politiques » et se cantonne à une place de référence morale de la politique turque.