Adélaïde de Normandie (fille de Guillaume le Conquérant)

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Adélaïde de Normandie
Biographie
Naissance
Décès
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Nom dans la langue maternelle
Adeliza (Adelida) of Normandy ou Adeliza (Adelida) de NormandieVoir et modifier les données sur Wikidata
Famille
Père
Mère
Fratrie

Adélaïde[1] († avant 1113[2]), est une fille de Guillaume le Conquérant et de son épouse Mathilde de Flandre.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il existe beaucoup d'incertitudes au sujet de sa vie, y compris ses dates de naissance et de décès. Dans une liste mortuaire préparée à l'abbaye aux Dames de Caen, elle est mentionnée en premier parmi les filles de Guillaume le Conquérant. Elle serait donc probablement l'aînée[2]. Son inscription sur cette liste mortuaire indique que sa mort a précédé sa date de compilation, en 1113[2]. Cette liste fait autorité, car elle a été compilée alors que Cécile, sœur d'Adélaïde, était entrée à l'abbaye, dont elle deviendra l'abbesse[2].

Dans les interpolations d'Orderic Vital à la Gesta Normannorum ducum (de Guillaume de Jumièges), il affirme qu'avant sa mort à la bataille d'Hastings, Harold II d'Angleterre est fiancée à « Adelidis », une fille de Guillaume, et qu'elle ne s'est pas mariée par la suite[2]. Robert de Torigni, qui l'appelle « Adelida », suit Orderic en la disant fiancée à Harold[2].

Cependant, dans son Historia Ecclesiastica, écrit après ces interpolations, Vital mentionne que la fille du Conquérant fiancée à Harold est Agatha, une sœur jusque-là inconnue, et qu'elle a aussi été fiancée au roi « Amfurcius » d'Espagne (probablement Alphonse VI de León), avant de mourir vierge à Bayeux[2]. Dans le même passage, il explique qu'Adélaïde, est aussi morte célibataire, « sous la protection de Roger de Beaumont », ce qui, de l'avis de l'historienne britannique Elisabeth van Houts, signifie certainement qu'elle devint nonne à l'abbaye Saint-Léger de Préaux[2].

Toutefois, les deux carrières possibles d'Adélaïde ne sont pas incompatibles. Il est possible qu'elle ait été fiancée plusieurs fois et qu'elle ait finalement décidé de prendre le voile[2].

Elle est presque certainement l'Adélaïde à laquelle s'adresse l'archevêque Anselme de Cantorbéry dans ses prières et méditations comme une « vénérable dame de noblesse royale[2] ».

Ascendance[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Orderic Vital, Histoire de Normandie, éd. François Guizot, traduction de Louis Du Bois (1826) ; tome II, p. 382.
  2. a b c d e f g h i et j Elisabeth van Houts, « Adelida (d. before 1113) », Oxford Dictionary of National Biography, Oxford University Press, 2004.

Sources[modifier | modifier le code]