Abobo

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5° 26′ 00″ N 4° 01′ 00″ O / 5.43333, -4.01667

Abobo dans la ville d'Abidjan

Abobo est une commune de Côte d'Ivoire située dans Abidjan nord.

C'est l'une des communes les plus peuplées du district (environ 1 500 000 habitants) sur une superficie de 10 000 ha (100 km2); soit une densité de 167 habitants à l'hectare.

Elle abrite notamment une gare ferroviaire, la gare du Banco[1], sur la ligne de chemin de fer Abidjan–Niger reliant la Côte d'Ivoire au Burkina Faso, ainsi qu'une gare routière.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Abobo devient une commune de plein exercice en 1985.

Liste des maires successifs[2]
Période Identité Étiquette Qualité
1982 1985 Gérard Koutouan    
1985 1990 Gérard Aké Loba    
1990 1995 Adama Sanogo    
1995 2000 Kone Goge    
2001 en cours Adama Toungara    

Adama Toungara a été réélu pour un second mandat lors des élections municipales de mars 2013, faisant suite à la crise post-électorale qui a secoué le pays et notamment Abobo. En effet, lors de la crise post-électorale de 2011, des éléments armées de l'ex-rébellion armée du MPCI ont pris position à Abobo d'où ils ont harcelé les forces armées de Laurent Gbagbo, défait aux élections par Alassane Ouattara.

Géographie[modifier | modifier le code]

Abobo est une commune, située dans le secteur nord du district d'Abidjan. Elle est limitée par la ville d'Anyama au Nord, par Williamsville, Adjamé et le quartier Deux-Plateaux de Cocody au Sud. À l'est, par Angré-Cocody et à l'ouest, par la forêt du Banco[2].

Situé à une altitude de 125 mètres, la commune constitue la zone la plus élevée de l'agglomération d'Abidjan. En effet, le territoire communal est un vaste plateau brodé par des talwegs qui couvrent près de 2.460 hectares représentant 23% de la superficie communale. À partir des deux principaux talwegs que sont le talweg de Sagbé Sud et celui de la Djibi, les eaux de ruissellement de la commune sont entraînées respectivement vers les rivières de la Djibi et du Banco[3]

Histoire[modifier | modifier le code]

À l'époque se trouvaient sur le territoire de la commune des petits villages Ébrié : Abobo-té, Abobo Baoulé et Anonkoi Kouté. Abobo était au départ la terre cultivable des différents chefs de famille de ces villages. Le nom de la commune vient du mot «a bor bor» qui veut dire «C'est beaucoup?» en Ébrié[2].

La commune s'est développée spontanément autour de la gare qui est une des premières stations de trains sur la ligne Abidjan-Niger. Aujourd'hui, Abobo est une commune dortoir qui abrite une population cosmopolite très active dans le commerce et le service, notamment dans le secteur informel. Elle joue depuis longtemps le rôle de refuge pour les migrants considérés comme des personnes à faibles revenus[2].

Éducation[modifier | modifier le code]

La commune d'Abobo abrite plusieurs établissements scolaires publics et privés. Il y a entre autres :

Sports[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'un club de football, l’ES ABOBO, qui évolue en Championnat de Division Régionale, équivalent d'une « 4e division » [4]. Elle compte également un club de handball de 1re division.

Religion[modifier | modifier le code]

Plusieurs religions cohabitent dans la commune. Les principales installations religieuses sont :

  • pour le culte musulman : la grande mosquée d'Abobo, dirigée par l'imam Traore Zakaria[réf. nécessaire] et plus d'une cinquantaine de mosquées,
  • pour le culte catholique : on dénombre plus de 17 paroisses,
  • de nombreux autres lieux de culte pour les Protestants, Harris ou Célestes.

Train[modifier | modifier le code]

Origine Arrêt précédent Train Arrêt suivant Destination
Abidjan Treichville Non précisé Adjamé Ouagadougou

Notes et références[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]