Abdellatif Hammouchi

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Abdellatif Hammouchi

Naissance 1966
Maroc
Nationalité Drapeau : Maroc Marocain
Profession
Directeur général de la DGST
Autres activités
Ancien officier à la Sûreté nationale

Abdellatif Hammouchi (en arabe : عبد اللطيف حموشي) est l'actuel directeur général de la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST) marocain.

Biographie[modifier | modifier le code]

Avant d'intégrer les rangs de la police en 1993, Abdellatif Hammouchi termine des études en droit à l'Université Sidi Mohammed Ben Abdellah de Dhar Mehraz de Fès.
Au sein de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN), Abdellatif El Hammouchi est directement affecté à la Direction de la surveillance du territoire (DST), l'actuelle Direction générale de la surveillance du territoire (DGST). La DST est alors rattachée au puissant ministre de l’Intérieur de Hassan II, Driss Basri. A tout juste 39 ans, Abdellatif El Hammouchi devient le plus jeune directeur de la DST depuis l’indépendance du pays.

Aujourd’hui, Abdellatif Hammouchi occupe le poste de DG de la DGST, et exprime une volonté claire de donner un nouveau souffle à cette direction. Il remplace Ahmed Harrari qui avait été nommé à ce poste au lendemain des Attentats du 16 mai 2003 à Casablanca. Harrari, lui, avait pris la place laissée vacante par Hamidou Laânigri devenu patron de la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN).

Accusations de torture et complicité de torture[modifier | modifier le code]

Abdellatif Hammouchi se trouve à l'origine d'un coup de froid entre Paris et Rabat. En cause : une plainte de l'ONG française "Action des chrétiens pour l'abolition de la torture" (ACAT) contre le chef de la DGST[1]. L'ONG a en effet profité d'un voyage de Abdellatif Hammouchi à Paris, dans le cadre d'une rencontre du ministre marocain de l'Intérieur Mohamed Hassad avec ses homologues européens, pour demander aux autorités françaises de l'entendre au sujet de faits présumés de tortures envers deux citoyens marocains : Adil Lamtalsi et Ennaâma Asfari.

Une autre plainte s'ajoutera à celle-ci le lendemain : celle du Champion du Monde de Boxe Thaï Zakaria Moumni. Alors qu'il s'agit pour la première d'une plainte pour "complicité de torture", celle de Zakaria Moumni a été déposée pour "torture" par Maître Patrick Baudouin, avocat au Barreau de Paris et Président d'honneur de la FIDH et Maître Clémence Bectarte, le 21 février 2014, auprès du Procureur du pôle spécialisé crimes contre l'Humanité́ / crimes de guerre, du Tribunal de Grande Instance de Paris. Zakaria Moumni a en effet formellement reconnu Abdellatif Hammouchi, lors de l’une des séances de tortures qu´il à subie au centre de Temara. La CIA a d’ailleurs confirmé l'existence de ce centre de torture dans un rapport  de 6 600 pages rendu public en mai 2014[2]

Une descente policière a eu lieu dans la résidence de l'ambassadeur du Maroc, à Neuilly, la justice française cherchant à auditionner Hammouchi. Pour manifester son mécontentement, le Maroc a convoqué l'ambassadeur de France à Rabat, Charles Fries[3] et suspendu quelques jours plus tard la coopération judiciaire avec la France.

Sources[modifier | modifier le code]