Édouard Fillias

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Édouard Fillias, en 2006.

Édouard Fillias est un homme d'affaires français, conseil en communication et spécialiste des stratégies numériques. En tant que militant politique, il est le fondateur de l'association Liberté chérie, dont il a été le président du 1er mars 2001 au 1er mars 2005, et le fondateur d'Alternative libérale, qu'il a présidé du 1er mars 2006 au 28 octobre 2007.

Biographie[modifier | modifier le code]

Édouard Fillias est né le 21 avril 1979 dans le 14e arrondissement de Paris.

Il entre à Sciences Po Paris en 1998 et milite à l'UNI, s'opposant à l'époque à la réforme des « conventions ZEP » proposée par la direction de l'école. Il quitte l'UNI du fait de l'opposition de ce syndicat au PACS. Une fois diplômé, il se lance dans les études commerciales et intègre HEC Paris en 2001, dont il sort diplômé en 2004 avec l'option "e-business"[1].

Ses études achevées, il travaille de 2004 à 2006 chez Digimind, un éditeur de logiciel spécialisé dans la veille stratégique pour lequel il a publié plusieurs livres blancs. En 2006, il quitte le cabinet et fonde Quid Novi, un cabinet de conseil en intelligence économique.

En octobre 2007, il rejoint l'agence Image & Stratégie en tant que responsable du pôle "Stratégies Internet", spécialisé dans l'influence digitale et la gestion de réputation numérique, cf.Blog E-Reputation[2]. Il publie en 2010, avec Alexandre Villeneuve, l'ouvrage E-Réputation : Stratégies d'influence sur Internet, aux éditions Ellipses.

Il devient un intervenant régulier de l'émission quotidienne Le Grand Journal, sur BFM radio, présentée par Fabrice Lundy, ès qualité conseil en communication.

Il est marié à Sabine Herold depuis septembre 2006.

Engagement politique et associatif[modifier | modifier le code]

En 1999, il milite au RPR où il soutient la candidature de Patrick Devedjian pour la présidence de ce parti[3]. Il quitte ce mouvement peu après, estimant qu'une greffe libérale n'y prendrait pas.

Encore étudiant, il fonde en 2001 l'association libérale « Liberté, j'écris ton nom » qui deviendra rapidement « Liberté chérie ». Au cours de ses 4 années de présidence, il s'est illustré par la défense du service minimum, en particulier dans les transports publics et la pratique de l'agitprop (Contre-manifestations, jeu de société Monopole public, etc). En 2003, il publie avec Sabine Herold un livre : Liberté, liberté chérie, aux éditions des Belles Lettres, à la suite de l'organisation d'une grande manifestation contre les grèves, le 15 juin 2003, place de la Concorde. En 2006, il publie Le Manifeste des Alterlibéraux, le programme politique d'Alternative Libérale, aux éditions Michalon.

Le 1er mars 2006 il participe à la création d'un nouveau parti politique libéral - Alternative libérale - dont il devient président. Ce parti n'existe plus en tant que tel depuis juillet 2011[4]. Il a été choisi comme candidat de ce parti pour l'élection présidentielle de 2007. En décembre 2006, après avoir déclaré son intention de « ne plus cotiser à la sécurité sociale » (voir l'article Obligation d'adhésion à la Sécurité sociale), il fait de la fin de ce monopole un des thèmes principaux de sa campagne.

Le 13 mars 2007, il déclare forfait faute de parrainages suffisants et apporte son soutien à François Bayrou[5].

Il est un intervenant régulier de l'émission de radio Les Grandes Gueules sur RMC, et de l'émission N'ayons pas peur des mots, présentée par Samuel Étienne sur I-Tele.

Lors des élections législatives de 2007, il obtient 0,52 % des suffrages (228 voix) dans la 12e circonscription de Paris. Il annonce son intention de ne pas se représenter à la présidence d'Alternative Libérale le 3 octobre 2007[6].

Édouard Fillias quitte la présidence d'Alternative libérale en octobre 2007, à la suite d'élections internes au parti qui permettent l'émergence de cinq tendances (Gauche libérale, Nouveaux Libéraux, Europe libérale, Compagnons libéraux et Libéraux authentiques) et le renouvellement de sa direction.

En 2009, il gère à titre professionnel les aspects internet de la campagne de la liste Libertas de Philippe de Villiers et Frédéric Nihous pour les élections européennes, mais dit avoir pour sa part cessé tout engagement politique[7].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]