École nationale supérieure des postes et télécommunications

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L'École nationale supérieure des postes et télécommunications (ENSPTT) était un établissement d'enseignement supérieur, créé en 1888 et situé à Paris[1]. Elle a formé les cadres administratifs supérieurs (administrateurs des PTT) de l'administration des Postes, télégraphes et téléphones à partir de 1946, puis de La Poste et de France Télécom jusqu'à sa fermeture en 2001.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'École professionnelle supérieure des postes et télégraphes a été créée par un décret du 29 mars 1888. Elle est dotée du monopole du recrutement du personnel supérieur de ces deux domaines. Conçue sur le modèle de l'École supérieure de guerre, elle a décerné aux élèves, jusqu'à sa fermeture, le titre de « breveté ».

En 1938, elle change de dénomination et devient l'École nationale supérieure des postes télégraphes et téléphones. Avec la création d'une direction des services d'enseignement de l'administration en 1942, elle est séparée en deux entités : l'École nationale des télécommunications, qui deviendra l'École nationale supérieure des télécommunications (ENST), et l'École nationale supérieure des PTT.

À la Libération, le décret 46-916 du 4 mai 1946 crée l'administration centrale et le corps des administrateurs des PTT, structuré d'une manière similaire au corps des administrateurs civils. Les administrateurs des PTT suivront également tout ou partie de la scolarité de l'École nationale d'administration[2] (au moins) jusqu'en 1992 (avec la promotion Condorcet 1990-1992).

Dans les années 1970, corrélativement à une augmentation des effectifs des promotions, les modalités d'accès à l'école sont réformées : d'abord, par l'ouverture d'un recrutement externe d'abord sur titre (1975), puis par concours externe à partir de 1979[3]. Parallèlement, s'instaure en interne un cycle préparatoire similaire à celui de l'ENA ; la durée en est fixée à deux ans pour les non titulaires d'un diplôme de niveau bac + 3 (1977), et à un an pour les titulaires d'un diplôme égal au moins à la licence.

La fermeture de l'ENSPTT en 2001 est liée à l'extinction du corps des administrateurs des PTT, conséquence du décret n° 2002-611 du 26 avril 2002. La sociologue Marie Rebeyrolle, employée à l’ENSPTT durant les six dernières années de son existence, a livré un témoignage sur cette période dans un ouvrage paru en 2006[4].

Anciens élèves notables[modifier | modifier le code]

  • Francine Bavay (promotion 1990), conseillère régionale de la région Île-de-France en 1998 et 2004 sur la liste de rassemblement de la Gauche et des Verts, vice-présidente chargée de la santé et de l’action sociale.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Guillet, Francois, École Nationale Supérieure des PTT : histoire de la naissance et de la formation d'un corps de l'État 1888-1988, Éditions Hervas, Paris, 1988, 149 p. ISSN 978-2903118419

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Rue Barrault (XIIIe arrondissement), dans des locaux commun avec l'ENST, puis rue Dareau les dix dernières années.
  2. Article 3 du décret n° 68-268 du 21 mars 1968 : « Les administrateurs des postes et télécommunications sont recrutés à la sortie de l'École nationale supérieure des postes et télégraphes parmi les élèves qui ont obtenu le diplôme délivré par cette école après avoir suivi l'enseignement de l'École nationale d'administration pendant la période des études. » Dans les années 1980, avec le changement de scolarité de l'École nationale d'administration, les élèves de l'ENSPTT ne suivront que la seconde année de scolarité de l'ENA, sans être astreints à l'année de stage. La version modifiée du décret prévoit alors que les administrateurs suivent un « cycle de perfectionnement qui est organisé à l'École nationale supérieure des postes et télécommunications et peut comprendre une période de scolarité à l'École nationale d'administration ». Après le changement de statut des opérateurs en 1991, le passage par l'École nationale d'administration sera supprimé (après la promotion Condorcet 1990-1992 ?)
  3. En 1979, deux concours externes sont organisés. Le premier est ouvert aux titulaires d'un diplôme permettant de se présenter au concours externe de l'ENA, le second réservé aux diplômés des grandes écoles. Ce second concours sera supprimé en 1983.
  4. Rebeyrolle, Marie, Utopie 8 heures par jour, L'Harmattan, Paris, 2006, 298 p. ISSN: 978-2296004351