Francine Bavay

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Francine Bavay est une femme politique française, née à Avesnes-sur-Helpe (Nord) le .

Ingénieur de l'Institut national des télécoms, administrateur des PTT, Francine Bavay est ancienne élève de l'ENSPTT 1990-1993 (promotion Condorcet de l'ENA). Elle est membre des Verts depuis 1993, où elle a exercé plusieurs responsabilités au collège exécutif national.

Son parcours politique[modifier | modifier le code]

Conseillère régionale[modifier | modifier le code]

Élue conseillère régionale en 1998 et réélue en 2004 sur la liste de rassemblement de la Gauche et des Verts dont elle était tête de liste dans les Hauts-de-Seine, elle est vice-présidente de la région Île-de-France chargée de la santé et de l’action sociale. Elle a été candidate des Verts soutenue par le PS aux élections législatives de 2002 dans la 12e circonscription des Hauts-de-Seine (Châtillon, Clamart, Fontenay-aux-Roses, Le Plessis).

En 2004, elle est élue au Conseil régional d'Île-de-France et devient deuxième vice-présidente, chargée du développement social, de l'Économie sociale et solidaire, de la Santé et du Handicap.

L'opposition au Traité constitutionnel européen[modifier | modifier le code]

Lors du référendum sur le Traité constitutionnel européen en 2005, elle fait partie de la minorité des Verts qui fait campagne pour le non, malgré la décision de son parti en faveur du oui (décidé à 52,63 % par un référendum interne). Elle s'engage tout particulièrement dans le cadre unitaire lors de cette campagne, aux côtés de Marie-George Buffet, José Bové, Olivier Besancenot et Jean-Luc Mélenchon au sein des collectifs du « non » de gauche au traité constitutionnel européen : l'appel des 200, puis les collectifs du 29 mai.

Sa candidature « anti-libérale » à la présidentielle 2007[modifier | modifier le code]

Alors que la majorité des Verts estime qu'il faut désormais se regrouper pour défendre des positions communes, Francine Bavay et d'autres militants verts comme Patrick Farbiaz, Sergio Coronado ou Bernard Guibert ont continué à défendre la nécessité d'un candidat qui se serait prononcé pour le « non » au référendum de 2005.

Avec les membres du courant Vert Alter Ekolo, elle s'est investie dans le collectif national d’initiative pour un rassemblement anti-libéral de gauche et des candidatures communes, en participant à de nombreuses réunions publiques et à la préparation de la précampagne. Elle défendait la candidature de José Bové pour l'élection présidentielle, une idée qu'elle défend avec son courant au Congrès des Verts de novembre 2007.

Le 16 décembre 2006, elle est élue au collège exécutif des Verts comme représentante de son courant, chargée des questions économiques et sociales. Avec les membres du courant Alter Ekolo elle s'engage pour la campagne de José Bové et en devient porte parole de campagne. Les Verts Ile de France la suspendent de son mandat interne au collège exécutif jusqu'en juin 2008.

En octobre 2007, elle est motrice dans l'organisation du Grenelle alternatif et citoyen construit pour porter une autre discours face au Grenelle de l'environnement.

Candidates aux municipales 2008[modifier | modifier le code]

En janvier 2008, une convocation pour prélèvement d’ADN lui parvient suite à sa condamnation pour des faits de fauchage volontaire à Orléans en 2006. Elle reçoit le soutien de l'exécutif du Conseil régional d'Ile-de-France, région déclarée "sans OGM" en 2004.

Aux municipales de mars, elle est à la tête d'une liste "Châtillon Ecologie Solidaire" qui obtient 6,59 % au premier tour, liste qui fusionne avec la liste socialiste au second tour sans succès.

Congrès des verts 2008[modifier | modifier le code]

Pour ce congrès, elle participe à la motion Altermondialisme, décroissance et écologie populaire (ADEP) avec Martine Billard, Yves Contassot et Sergio Coronado qui recueille 11,8 % lors de l'Assemblée générale des Verts du 16 novembre.

Élections régionales de 2010[modifier | modifier le code]

Elle se présente sur la liste Europe Écologie en Île-de-France dans le département des Hauts de Seine en 4e position. Cette liste ayant obtenu 16,58 % des voix le 14 mars 2010, elle fusionne pour le second tour avec la liste socialiste de Jean Paul Huchon et la liste du Front de Gauche permettant à Francine Bavay d'être élue en 8e place sur cette liste le 21 mars 2010.

Son implication syndicale[modifier | modifier le code]

Syndicaliste (CFDT puis SUD), elle est aussi membre du Collectif national pour le droit des femmes, d'ATTAC, de la fondation Copernic et participe aux premières marches d'AC ! en 1994. Elle participe à tous les rassemblements altermondialistes depuis 1999 : Seattle, Porto Alegre…

Son engagement féministe[modifier | modifier le code]

Elle a été à l'origine de la création en 2003 de l'association Élu-es contre les Violences faites aux femmes[1], association d'élues et d'élus de toutes sensibilités politiques qui informent et organisent des réunions pour dénoncer et combattre les violences faites aux femmes, comme notamment la Journée de sensibilisation, de formation et de réflexion[2].

Elle poursuit cet engagement par la mise en place de politiques au conseil régional d'Île-de-France : droit à l'avortement, soutien au planning familial, soutien aux femmes en difficulté ou campagne contre les violences familiales.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]