Échangeur Turcot

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45° 28′ 04″ N 73° 35′ 58″ O / 45.467765, -73.599558

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Bretelles s'entrecroisant dans l'échangeur Turcot

L'échangeur Turcot est un échangeur autoroutier construit sur trois étages, en 1966[1], au sud-ouest de l'île de Montréal, au Québec. Il fut ouvert à la circulation le mardi 25 avril 1967 à 6 h 00, soit trois jours avant l'ouverture de l'Expo 67. Il est nommé en l'honneur du marchand Philippe Turcot (1791-1861), qui donna son nom au village Turcot et à la rue Philippe-Turcot.


Description[modifier | modifier le code]

L'échangeur Turcot se localise à environ 5 km au sud-ouest du centre-ville de Montréal. Il connecte les autoroutes 20 Ouest à l'ouest (autoroute du Souvenir), 15 Nord au nord (autoroute Décarie), 15 Sud et 20 Est au sud et 720 Est à l'est (autoroute Ville-Marie).

Les diverses bretelles le composant totalisent près de 7,7 km. La circulation automobile se situe à une hauteur moyenne de 18 mètres (60 pieds) avec un sommet où les automobilistes circulent à 30,48 mètres (100 pieds).

L'échangeur Turcot est le centre des déplacements entre les différentes bretelles, dans le sud-ouest de montréal.

Seules trois voies de la subdivision de Montréal (entre les points milliaires 4 et 5) passent dessous en 2009, au travers d’un tunnel en surface destiné à protéger les voies contre les chutes de véhicules.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'échangeur a été construit sur la partie est de la cour de triage Turcot du Canadien National, elle-même construite entre 1925 et 1931, et fermée depuis 2003.

Sa construction a nécessité 220 000 verges cubes de béton et 21 000 tonnes d'acier. L'échangeur Turcot a coûté 24 millions CAD (1967) répartis entre le gouvernement provincial (12 500 000 CAD), fédéral (10 500 000 CAD) et la Ville de Montréal (1 500 000 CAD)[2]. Calculé en dollars d'aujourd'hui 2010, les 24 millions de 1966 deviendraient 160 millions.

Sa conception aérienne permettait au trafic fluvial du canal Lachine de continuer sans problème. Sa construction avait également causé la destruction d'un quartier et d'usines de Montréal, de même que la plus grande rotonde ferroviaire au Canada.

L'échangeur devait être détruit et reconstruit de 2009 à 2015 à un coût estimé en 2007 entre 1,2 et 1,5 milliard CAD. Cependant, cela a été encore une fois retardé et dans les prévisions du MTQ cela se fera entre 2010 et 2017 et le coût a grimpé au-dessus du 2 milliards CAD. L'association des camionneurs a déclaré qu'ils cesseront d'utiliser l'actuel échangeur Turcot au plus tard en 2017, puisque les travaux sont toujours repoussés à plus tard. Plusieurs groupes s'opposent à la mise en œuvre du chantier tel que prévu par le Ministère du transport du Québec. Par exemple, la Direction de la santé publique de Montréal s'oppose au projet, car même si on prévoit une diminution des polluants traditionnels liés aux transports d'ici 2026 en raison de l'amélioration de la performance des véhicules, les émissions de gaz à effet de serre ne cesseront d'augmenter, notamment en raison de l'augmentation du nombre de voitures à Montréal[3].

Les travaux de reconstruction toucheront tout le complexe Turcot, c'est-à-dire l'échangeur Turcot lui-même, l'échangeur de La Vérendrye, l'échangeur Angrignon, l'échangeur Montréal-Ouest ainsi qu'une partie des autoroutes 20 et 720. Les structures aériennes de l'échangeur devraient être diminuées de 65 % au cours de ce projet.

La quantité de béton dans l'échangeur diminuera de 80 %, puisque les structures ne seront plus faites en hauteur, mais en remblais. Ces remblais auront comme effet d'exacerber la délimitation entre les quartiers industriel et résidentiel situés de part et d'autre de l'autoroute 15. Les travaux seront faits en parallèle avec les routes existantes afin de ne pas entraver la circulation. Cependant, en 2014-2015, il faudra joindre ces nouveaux tronçons au réseau, et ainsi la circulation sera entravée pour les 2 dernières années. L'annonce de ces travaux a été faite par la ministre provinciale libérale Julie Boulet le 29 mai 2007. Comme si cela n'était pas suffisant, le maire de Montréal a présenté au printemps 2010 un nouveau plan de sa vision du futur échangeur Turcot et les coûts prévus selon le MTQ seraient de l'ordre de 5 milliards CAD et retarderaient sa mise en chantier pour ne se terminer qu'en 2022. Le Maire de Montréal et le MTQ ne s'entendent toujours pas sur le projet.

En novembre 2010, le MTQ a dévoilé une autre proposition qui ne gêne pas le trafic routier. La construction du nouvel échangeur, qui s'étalera de 2012 à 2018, serait d'environ 3 milliards CAD[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Louis-Gilles Francoeur, « Les ponts en acier ne sont plus de mise au Québec », Le Devoir,‎ 23 avril 2009 (lire en ligne)
  2. Communiqué du ministère de la Voirie du Québec. L'échangeur Turcot : la plus importante plaque tournante de la circulation dans la région de Montréal, Service de l'Information et des relations publiques, Ministère de la Voirie du Québec, Québec, le 24 avril 1967. (Archives - MTQ)
  3. Jeanne Corriveau, « Échangeur Turcot - La Santé publique aussi s'oppose au projet du MTQ », Le Devoir,‎ 18 juin 2009 (lire en ligne)
  4. Personnel de rédaction, « Trois milliards pour rajeunir un échangeur », Radio-Canada,‎ 10 novembre 2010 (lire en ligne)

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]