Zuhal Demir

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Zuhal Demir
Image illustrative de l'article Zuhal Demir
Fonctions
Secrétaire d'État belge à la Lutte contre la pauvreté, à l'Égalité des chances, aux Personnes handicapées et à la Politique scientifique
chargée des Grandes villes
En fonction depuis le
(3 mois et 30 jours)
Monarque Philippe
Premier ministre Charles Michel
Gouvernement Michel
Prédécesseur Elke Sleurs
Députée à la Chambre des représentants

(6 ans, 7 mois et 18 jours)
Biographie
Date de naissance (37 ans)
Lieu de naissance Genk (Belgique)
Nationalité Drapeau de la Belgique Belgique
Parti politique Nieuw-Vlaamse Alliantie
(N-VA)
Diplômée de Vrije Universiteit Brussel
Résidence Genk

Zuhal Demir
Membre du gouvernement fédéral belge

Zuhal Demir, née le à Genk est une femme politique belge d'origine kurde, avocate, membre du parti nationaliste flamand N-VA et secrétaire d'État dans le gouvernement Michel depuis le .

Carrière politique[modifier | modifier le code]

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  • Députée fédérale du jusqu'au .
  • De janvier 2013 à fin 2015, elle est présidente du district d'Anvers.
  • Le , elle prête serment devant le Roi au Palais royal de Bruxelles, en tant que secrétaire d'État fédérale à la Lutte contre la pauvreté, à l'Égalité des chances, aux Personnes handicapées et à la Politique scientifique, chargée des Grandes villes, adjointe au ministre des Finances.

Polémiques et controverses[modifier | modifier le code]

Le PS « presque un parti communiste »[modifier | modifier le code]

Dans une interview au magazine Vif/L'Express en avril 2013, Zuhal Demir, alors âgée de 33 ans s'en prend aux francophones et en particulier au PS : « À part le MR, les francophones considèrent tous les entreprises comme des ennemies. Quand j'entends certains discours au parlement, je manque de m'évanouir. Les socialistes wallons, ce sont quasi des communistes. Pour eux, l'Etat doit s'occuper de tout. »[1].

Elle ajoute « La Belgique est le seul pays où tu peux rester vingt ans chômeur. On a dit au PS : on veut changer ça. Mais le PS ne voulait rien entendre. On-bes-preek-baar ! ». Pour Demir, la durée maximale du chômage devrait être de « deux ans, ça me paraît bien. Dans la plupart des pays européens, c'est six mois ou un an. »[1].

« Beaucoup d'étrangers en Belgique »[modifier | modifier le code]

À la même époque, Zuhal Demir affirme qu'il y a en Belgique « beaucoup d'étrangers. Entre 1992 et 2000, il y a eu 400 000 nouveaux arrivants en Belgique. Un tel afflux implique de financer des programmes d'intégration, de construire des écoles. Notre système n'est pas prévu pour absorber une si grosse masse. Conséquence : de nombreux enfants de migrants souffrent de retard scolaire, maîtrisent mal la langue et, du coup, ne trouvent pas leur place sur le marché du travail. De plus, beaucoup de jeunes d'origine étrangère, nés ici, vont chercher une femme au Maroc ou en Turquie, qui ne parle pas un mot de néerlandais. Chaque fois, tout le processus d'intégration est à recommencer »[1].

Shooting photo sexy dans l'enceinte du Parlement fédéral belge[modifier | modifier le code]

En mars 2015, Zuhal Demir, alors jeune députée fédérale de 35 ans, suscite la controverse à la suite de la parution d'une série de photos sexy réalisées dans l'enceinte du Parlement fédéral belge pour le magazine flamand P-Magazine[2],[3].

Le magazine flamand P-Magazine écrit sur Twitter au sujet de ces photos : « La vraie bombe du Parlement, c'est elle! »[4],[5] mais Catherine Fonck, cheffe de groupe du parti centriste CdH à la Chambre, réagit en publiant les réactions suivantes sur Twitter « Ce n'est pas avec ce type de photos dans l'hémicycle de la Chambre que Zuhal Demir va donner de la crédibilité aux femmes politiques! » et « Si Zuhal Demir veut faire des photos sexys, c'est son choix, mais pas dans l'hémicycle de la Chambre! »[5].

Le Centre pour l'égalité des chances et la lutte contre le racisme (Unia)[modifier | modifier le code]

En février 2017, à peine arrivée au gouvernement où elle est chargée de promouvoir l'Égalité des chances, elle déclare à propos du Centre pour l'égalité des chances et la lutte contre le racisme (Unia) : « Les gens ne comprennent pas pourquoi Unia est si obsédé par les discussions sur le Père Fouettard alors que d’autres vrais problèmes demeurent. Unia se ridiculise en n’ouvrant des procédures de recrutement que pour des femmes »[6],[7].

La juriste et la burqa[modifier | modifier le code]

Dans un entretien paru dans l'hebdomadaire flamand Knack en mars 2017, Rachida Lamrabet, une juriste travaillant pour le Centre pour l'égalité des chances et la lutte contre le racisme (Unia) indique ne pas être « pour la burqa », mais ne pas non plus être en faveur d'une interdiction de ce voile intégral, « particulièrement dans un pays qui attache beaucoup d'importance aux droits de l'homme »[8],[9]. Dans cette interview, Lamrabet déclare que l'interdiction de la burqa « est une infraction grave à la liberté des femmes » et insiste sur le caractère misogyne de la burqa : « Cette question témoigne d'un regard paternaliste : 'Nous devons libérer ces pauvres femmes opprimées par leurs hommes et la religion de leur voile !' Elles doivent devenir comme les femmes occidentales, et tout ira bien. C'est absurde. La liberté s'exprime de différentes façons. Y compris en choisissant délibérément de ne pas se montrer »[10].

Ces propos sont relevés par la secrétaire d'État à l’Égalité des chances N-VA Zuhal Demir, qui exprime alors le souhait qu'Unia prenne ses distances avec les paroles de son employée, et Unia licencie sa juriste le 2 avril[8],[9].

Le licenciement de Rachida Lamrabet suscite l'émoi sur les réseaux sociaux en Flandre, où un commentateur du quotidien financier De Tijd critique la décision de la directrice d'Unia Els Keytsman[10]. L'activiste Dyab Abou Jahjah, fondateur de la Ligue arabe européenne, voit dans ce licenciement la main de la N-VA et dénonce « la énième privation de gagne-pain par la police de la pensée »[10].

Zuhal Demir réagit en précisant n'avoir jamais demandé la démission de Lamrabet, « ni publiquement, ni dans ma conversation vendredi dernier avec les directeurs d’Unia sur le fonctionnement et le problème de perception d’Unia »[8],[9],[10].

Polémique avec la Turquie[modifier | modifier le code]

En mars 2017, en pleine campagne pour le référendum constitutionnel turc de 2017 du président turc Recep Tayyip Erdoğan, la secrétaire d'État N-VA (qui est d'origine kurde, rappelons-le) est accusée par la presse turque de soutenir le terrorisme et, en particulier, le mouvement indépendantiste kurde PKK[11],[12],[13].

Le Premier ministre Charles Michel prend alors énergiquement la défense de sa secrétaire d'Etat : « Ces fausses accusations sont subversives et blessantes. Cette stratégie consiste à nous provoquer pour réveiller les sentiments nationalistes en Turquie »[11],[12],[13].

En avril, Demir effectue des déclarations chocs à l'encontre de la diaspora turque, importante en Belgique et en Flandre : « Il y a un noyau dur de fanatiques turcs en Belgique », ajoutant que « les Turcs de la deuxième et de la troisième générations devraient voir la Belgique comme leur maison »[7].

Le CD&V « nouveau parti des musulmans »[modifier | modifier le code]

Le dimanche 9 avril 2017, Zuhal Demir se fait de nouveau fait remarquer en s'attaquant au CD&V (parti social-chrétien flamand) et à son président Wouter Beke : « Je veux prévenir les Flamands : le CD&V est le nouveau parti des musulmans. J’espère que tout le monde a désormais bien ses yeux ouverts. Beke voit les musulmans comme du bétail électoral »[6],[7]. Elle déplore également que Wouter Beke n'ait pas recadré certains membres de son parti ayant pris des positions qu'elle considère favorables au président turc Erdogan[14],[15].

Le porte-parole du Premier ministre Charles Michel indique que ce dernier « a vivement réagi par téléphone auprès de la secrétaire d’État. Les mots qu'elle emploie sont déloyaux et inacceptables au sein d'une coalition. Le Premier ministre ne tolère absolument pas ce comportement »[14],[15].

De son côté, le président du CD&V Wouter Beke exige des excuses publiques de la secrétaire d'Etat. Pour lui, les déclarations de Mme Demir sont peu respectueuses et grossières : « Cela dépasse les limites. C'est inacceptable, d'autant plus de la part d'une secrétaire d'Etat à qui il appartient de mener une politique et qui fait partie de la majorité. Le Premier ministre l'a clairement recadrée »[14],[15].

Dans un message sur Twitter, Zuhal Demir dit accepter les critiques du chef du gouvernement et juge dès lors l'incident clos, son entourage laissant entendre qu'elle ne présenterait pas d'excuses[16].

Le député fédéral CD&V Eric Van Rompuy (frère de Herman Van Rompuy) dénonce l'escalade « d'extrême droite, trumpienne et populiste », tandis que le président du sp.a (parti socialiste flamand), John Crombez, qualifie le Premier ministre d'andouille pour ne pas avoir réussi à rappeler à l'ordre Zuhal Demir de manière satisfaisante à ses yeux.[16].

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c « Zuhal Demir : "Le PS, c'est presque un parti communiste" », Le Vif,
  2. « Quand Zuhal Demir posait sur les banquettes de la Chambre... », LaLibre.be,
  3. « Zuhal Demir, notre nouvelle secrétaire d'Etat qui posait sexy à la Chambre », DH.be,
  4. « Zuhal Demir, députée N-VA, sexy en Une de P Magazine », DH.be,
  5. a et b « "La vraie bombe du Parlement, c'est elle!": une députée N-VA pose pour un magazine masculin », RTL Info,
  6. a et b Julien Thomas, « Zuhal Demir: 6 semaines de déclarations chocs », LaLibre.be,
  7. a, b et c Julien Thomas, « Polémique Zuhal Demir: son propre parti ne la soutient pas, "elle aurait mieux fait de ne pas le dire ainsi" », DH.be,
  8. a, b et c « Unia licencie la juriste prise à partie par Zuhal Demir au sujet de la burqa », RTBF.be,
  9. a, b et c « Polémique sur la burqa: Zuhal Demir dément avoir influencé Unia », Le Soir,
  10. a, b, c et d « "L'interdiction de la burqa est une infraction grave à la liberté des femmes" », Le Vif,
  11. a et b « Zuhal Demir ciblée par la presse turque: "accusations subversives", rétorque Charles Michel », RTBF,
  12. a et b « Charles Michel défend énergiquement Zuhal Demir », L'Echo,
  13. a et b « Charles Michel défend Zuhal Demir, attaquée par la presse turque », LaLibre,
  14. a, b et c « Sortie sur le CD&V: Charles Michel rappelle Zuhal Demir à l'ordre, Wouter Beke exige des excuses », RTBF,
  15. a, b et c « Le CD&V "nouveau parti des musulmans": Charles Michel recadre Zuhal Demir, la secrétaire d'Etat N-VA », RTL,
  16. a et b « Pour le CD&V, la polémique Zuhal Demir n'est pas close », RTBF,