Violette Mouchon

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Violette Mouchon
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Cimade
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Violette Mouchon (Paris, - La Force, ) est une militante sociale française, engagée dans les mouvements protestants, en particulier le scoutisme féminin et la Cimade.

Biographie[modifier | modifier le code]

Violette Mouchon grandit dans la bourgeoisie versaillaise protestante. Son père Emile Mouchon est lieutenant d’artillerie à sa naissance, sa mère, Hélène Mouchon née Chantrel, est mère au foyer[1].

Dans les années 1910, elle est membre des Unions chrétiennes de jeunes filles (UCJF). Pendant la guerre, elle entre à la Mission populaire de la Maison verte à Paris où Camille Savary dirige les Unions chrétiennes de jeunes filles. Violette y surveille les études. Elle y rencontre Antoinette Butte avec qui elle commence à organiser le scoutisme féminin en France[2]. Violette Mouchon crée une section d’éclaireuses à l’église libre de Grenelle-Avre puis une autre d’Eclaireuse-Ainés au foyer de la rue Daunou, à Paris[1].

Elle est commissaire régionale pour le groupe de la Seine au Congrès national du mouvement des éclaireuses à Lyon, en 1920, son totem est Cactus ondulé[1]..

Elle participe à la création de la Fédération française des éclaireuses (FFE) en 1921 lors du congrès d’Épinal[3]. Elle fait partie de l'équipe fondatrice de la FFE, « la Main » — surnommée ainsi en référence aux cinq doigts de la main —[4] qui comprend également Marguerite Walther, Madeleine Beley, Georgette Siegrist[5], et Renée Sainte-Claire Deville. Elle négocie avec Robert Gamzon pour un rapprochement entre la Fédération française des éclaireuses et les éclaireurs israélites. L'accord signé fin 1926 entérine la création de la branche israélite au sein de la FFE[6].

Elle est commissaire nationale de la Fédération française des éclaireuses en 1939 et à ce titre elle participe à la création du Comité Inter-Mouvement (CIM) qui réunit cinq mouvements de jeunesses protestantes : éclaireurs unionistes, éclaireuses unionistes, UCJF, UCJG et Fédération française des associations chrétiennes d'étudiants, la « Fédé ». Le , à Bièvres, les responsable du CIM, créent la Cimade (Comité inter-mouvements auprès des évacués) pour venir en aide, notamment, aux populations évacuées d’Alsace et de Lorraine[7], sous l'impulsion de Suzanne de Dietrich. Madeleine Barot est la secrétaire générale. Violette Mouchon devient présidente de la Cimade en , à la suite de Jane Pannier, malade[1].

Elle quitte la Fédération française des éclaireuses en 1948-1949. Elle voyage en Israël, en 1957, invitée par une éclaireuse israélienne. Puis elle y retourne en 1957, invitée par Denise Gamzon. Elle rend visite à Antoinette Butte, installée dans la Communauté de Pomeyrol qu'elle a fondée à Saint-Étienne-du-Grès[1].

À la mort de son amie Denise Sterberg, en 1980, elle s’installe à la Force, dans la maison d’asile de la Fondation John Bost. Elle meurt le [1].

Publications[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e et f Anne-Sophie Faullimmel, « Aux origines du scoutisme féminin en France : la naissance de la Fédération française des éclaireuses (1912-1927) », Bulletin de la Société de l'histoire du protestantisme français, vol. 143,‎ , p. 439–501 (lire en ligne)
  2. Gérard Cholvy (dir.), Bernard Comte (dir.) et Vincent Feroldi (dir.), Jeunesses chrétiennes au XXe siècle : [actes des journées d'étude de Lyon, 1er-2 mars 1990], Paris, les Éd. ouvrières, coll. « Églises-sociétés », , 174 p. (ISBN 978-2-7082-2882-5, lire en ligne), p. 45-46.
  3. Geneviève Poujol, Un féminisme sous tutelle. Les protestantes françaises 1810-1960, Les éditions de Paris-Max Chaleil, , 286 p. (ISBN 978-2-84621-031-7), p.241-242
  4. Raphaël Georgy, « Scoutisme féminin : trois figures de la Fédération française des éclaireuses », Réforme,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  5. Denise Oligati, « Georgette Siegrist [Meaux 1897 – Drôme 1981] », dans Béatrice Didier, Antoinette Fouque, Mireille Calle-Gruber (éd.), Le Dictionnaire universel des créatrices, Paris, Éditions des femmes, (lire en ligne).
  6. Anne Cova et Bruno Dumons (dir.), Destins de femmes. Religion, culture et société : France XIXe – XXe siècles, Paris, Letouzey et Ané, , 466 p. (ISBN 978-2-7063-0275-6), p. 295
  7. La Cimade, « Les origines: Les années 30 et la seconde guerre mondiale », sur https://www.lacimade.org (consulté le )

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Nathalie Duval, « Le scoutisme pour “sortir de chez elles” : la Fédération française des éclaireuses et la promotion féminine (1921-1964) », Bulletin de la Société de l'histoire du protestantisme français, t. 161/1, 2015, p. 109-133, [lire en ligne]
  • Raphaël Georgy, « Scoutisme féminin : trois figures de la Fédération française des éclaireuses », Réforme,‎ (lire en ligne, consulté le )

Liens externes[modifier | modifier le code]