Viko

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Viko
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Naissance
Décès
Nom de naissance
Victor Konsens
Nationalité
Drapeau : France Française
Activité
Formation

Viko, pseudonyme de Victor Konsens, est un peintre, illustrateur et lithographe français né le à Paris, et mort en 1998.

Biographie[modifier | modifier le code]

Victor Konsens naît dans le quartier parisien de Belleville[1] de parents juifs émigrés de Pologne. Son père est ébéniste et Victor Konsens développe très tôt des qualités artistiques : il reçoit le premier prix du concours général de la ville de Paris en 1925.

Il entre à l'École nationale supérieure des beaux-arts lorsque survient la Seconde Guerre mondiale. Contraint à l'interruption de ses études par la mobilisation[2], puis par la clandestinité, il ne reprend vraiment la peinture qu'en 1945, ses premiers travaux étant récompensés par l'attribution d'un deuxième prix Orion en 1950.

Sa peinture d'alors, d'un misérabilisme où le pessimisme est renforcé par les dominantes d'ocre et de gris, énonce une économie des couleurs qui va jusqu'à suggérer la monochromie : « je suis content d'une toile lorsque j'ai pu y mettre le moins de couleur possible » confirme-t-il alors, ne contestant pas une influence de Bernard Buffet qui le situe, avec Jean Jansem et Philippe Cara Costea, dans la suite de Francis Gruber.

Situant ses œuvres, alors que sa peinture se dirige ensuite « vers une utilisation de la couleur pleine de force et de vitalité », Viko nous confie ses lieux de villégiatures : la Normandie (Trouville, Honfleur), les côtes méditerranéennes (le vieux port de Marseille, le Vieux-Nice, les Saintes-Maries-de-la-Mer), l'Espagne (en particulier l'île d'Ibiza), le Portugal, l'Afrique du nord, l'Italie (Venise, Rome, Anticoli Corrado), la Grèce

Ouvrages illustrés[modifier | modifier le code]

Œuvres dans les collections publiques[modifier | modifier le code]

En France
En Suisse

Expositions collectives[modifier | modifier le code]

Réception critique[modifier | modifier le code]

  • « Des tons dominants volontairement ternes à peine réchauffés par quelques touches sonores. » - Gérald Schurr[8]

Récompenses[modifier | modifier le code]

  • Prix Eugène-Carrière 1961.
  • Prix populiste 1965.
  • Prix de l'Ile-de-France 1965.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Il résidera ensuite dans le 6e arrondissement, successivement au no 25 de la rue Bonaparte et au no 6 de la rue Jacob.
  2. Jean-Pierre Delarge, Dictionnaire des arts plastiques modernes et contemporains.
  3. a et b Dictionnaire Bénézit, t.14, Gründ, 1999, p. 237.
  4. a et b Françoise Woimant, Marie-Cécile Miessner et Anne Mœglin-Delcroix, De Bonnard à Baselitz, estampes et livres d'artistes, B.N.F., 1992.
  5. Musée d'art de Pully, Fonds et collection, sur museedartdepully.ch.
  6. Salon des artistes français/Société internationale des beaux-arts, Le Salon 1977 - 190e exposition, catalogue.
  7. Patrick-F. Barrer, L'histoire du Salon d'automne de 1903 à nos jours, Éditions Arts et Images du Monde, 1992.
  8. Gérald Schurr, Le guidargus de la peinture, Les Éditions de l'Amateur, 1980, page 492.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gérald Schurr, Le guidargus de la peinture, Les Éditions de l'Amateur, 1980.
  • Françoise Woimant, Marie-Cécile Miessner et Anne Mœglin-Delcroix, De Bonnard à Baselitz, estampes et livres d'artistes, B.N.F., 1992.
  • Patrick-F. Barrer, L'histoire du Salon d'automne de 1903 à nos jours, Éditions Arts et Images du Monde, 1992.
  • Emmanuel Bénézit, Dictionnaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs, Gründ, 1999.

Liens externes[modifier | modifier le code]