USS Gwin (DD-433)

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USS Gwin
Image illustrative de l'article USS Gwin (DD-433)
L'USS Gwin en 1941.
Type Destroyer
Classe Gleaves
Histoire
A servi dans Pavillon de l'United States Navy United States Navy
Chantier naval Boston Navy Yard, Boston
Quille posée
Lancement
Commission
Statut Coulé le
Équipage
Équipage 276 hommes
Caractéristiques techniques
Longueur 106,15 m
Maître-bau 11 m
Tirant d'eau 3,61 m
Déplacement 1 630 t
Propulsion 4 chaudières
2 hélices
Puissance 50 000 ch
Vitesse 37,4 nœuds (69 km/h)
Caractéristiques militaires
Armement 5 canons de 127 mm
6 canons Browning M2
6 canons 20 mm Oerlikon
10 tubes lance-torpilles de 533 mm
2 lanceurs de charges de profondeur
Rayon d'action 6 500 milles marins (12 000 km) à 12 nœuds (22 km/h)
Carrière
Indicatif DD-433
Localisation
Coordonnées 7° 41′ 00″ sud, 157° 27′ 00″ est

Géolocalisation sur la carte : Îles Salomon

(Voir situation sur carte : Îles Salomon)
USS Gwin
USS Gwin

L'USS Gwin (DD-433) est un destroyer de classe Gleaves en service dans la Marine des États-Unis pendant la Seconde Guerre mondiale. Il fut le troisième navire nommé en l'honneur du Lieutenant commander William Gwin (en), un officier de la guerre de Sécession commandant des bateaux fluviaux contre les forces confédérées en Alabama.

Il fut lancé le par le chantier Boston Navy Yard; parrainé par Mme Jesse T. Lippincott, cousin germain de William Gwin. Le destroyer fut commissionné à Boston le , commandé par le Lieutenant. J. M. Higgins.

Le Gwin fut coulé par une torpille tirée d'un destroyer japonais pendant la bataille de Kolombangara, lors de la campagne des îles Salomon en juillet 1943.

Historique[modifier | modifier le code]

Après la fin de sa période de formation en avril 1941, il subit quelques modifications finales au chantier de Boston Navy Yard, avant de mener une patrouille de neutralité en mer des Caraïbes. Le , il effectue une patrouille dans l'Atlantique Nord depuis sa base de Hvalfjörður, en Islande. Au début de février 1942, il retourne à San Francisco, en Californie, en passant par le canal de Panama.

Opérations dans le théâtre du Pacifique[modifier | modifier le code]

L'USS Gwin au côté de l'USS Hornet lors du raid de Doolittle, en 1942.

Le , le destroyer quitte la baie de San Francisco en tant qu'unité d'escorte du porte-avions Hornet, transportant 16 bombardiers B-25 de l'armée qui doivent être lancés sur Tokyo. Après le raid, la Task Force composé notamment du porte-avions Enterprise de l'amiral William F. Halsey se replie à Pearl Harbor, avant d'essayer de rejoindre les porte-avions Yorktown et Lexington pour la bataille de la mer de corail. Mais celle-ci se termine avant l'arrivée des renforts, et le Gwin retourne à Pearl Harbor le 21 mai pour des préparatifs en vue de la bataille cruciale pour l'atoll de Midway.

Bataille de Midway[modifier | modifier le code]

En mai, le Gwin effectue un aller-retour à Midway en compagnie d'une force de l'United States Marine Corps. Le 2 juin, il prend la mer pour rejoindre la Task Force 38 à l'approche de Midway. À son arrivée le 5 juin, la bataille est quasi terminée et le Gwin envoi une équipe de sauvetage pour tenter de sauver le porte-avions Yorktown, lourdement endommagé par deux bombes et deux coups de torpilles lors de la bataille. Le destroyer USS Hammann envoyé également sur zone sera torpillé par un sous-marin japonais. Le Gwin secourut au total 102 membres d'équipage des deux navires, atteignant Pearl Harbor le .

Guadalcanal[modifier | modifier le code]

Le Gwin quitte Pearl Harbor le pour opérer dans la zone de Guadalcanal, dans les Salomon, y arrivant début août 1942. Les mois suivants, le Gwin transporte des troupes vers Guadalcanal. Rejoignant une Task Force de croiseurs-destroyers, il patrouilla dans le détroit de Nouvelle-Géorgie pour intercepter les "Tokyo Express", des navires de transports de troupes et de guerre soutenant les bases japonaises dans les îles Salomon.

Le , le Gwin et trois autres destroyers se rassemblent avec les cuirassés South Dakota et Washington pour intercepter une force de bombardement/transport ennemie approchant les Salomon. La nuit suivante, la Task Force localisa l'ennemi au large de l'île de Savo, comprenant le cuirassé Kirishima, quatre croiseurs, 11 destroyers et quatre transports. S'ensuit la bataille navale de Guadalcanal. Le Gwin et quatre autres destroyers engagèrent un duel contre le croiseur léger Nagara et deux destroyers japonais, les Ayanami et Uranami. Bien qu'endommagé par deux obus et secoué par l'explosion des charges de profondeur, il tenta d'escorter le Benham jusqu'à Espiritu Santo, dans les Nouvelles-Hébrides. Mais l'opération échoua, le destroyer fut sabordé et ses survivants furent secourus puis débarqués le 20 novembre à Nouméa, en Nouvelle-Calédonie. Le Gwin fut ensuite acheminé vers Hawaï puis au Mare Island Naval Shipyard qu'il atteignit le .

Dernières actions dans les îles Salomon[modifier | modifier le code]

Après ses réparations, le destroyer revient dans le Pacifique du sud-ouest le , escortant des renforts de troupes et des approvisionnements dans les Solomons. Le 30 juin, il sert avec la force d'assaut amphibie convergeant vers la Nouvelle-Géorgie, sous la direction du Rear admiral Richmond K. Turner, où il soutient les débarquements sur la côte nord de l'île de Rendova. Au moment du débarquement, le Gwin est touché par un obus des batteries côtières japonaises de l'île, explosant sur le pont principal à l'arrière, tuant trois hommes, en blessant sept et provoquant l'arrêt des moteurs. Les batteries côtières ennemies furent détruites après la pose d'un écran de fumée par le Gwin, protégeant les transports de déchargement. Au cours du raid aérien qui s'ensuivit, ses artilleurs abattirent trois avions japonais.

Naufrage[modifier | modifier le code]

Le Gwin escorte des renforts de Guadalcanal à Rendova, puis fait route vers le détroit de Nouvelle-Géorgie le 7 juillet, où il sauve 87 survivants du croiseur Helena, coulé lors de la bataille du golfe de Kula. Il rejoint ensuite une Task Force de croiseurs-destroyers dirigé par le Rear Admiral Walden L. Ainsworth (en) pour intercepter un "Tokyo Express", traversant les îles Salomon pour débarquer des troupes à Vila. S'ensuit la bataille de Kolombangara, qui commença dans les premières heures du . Au cours de l'affrontement, le Gwin reçut un coup de torpille au milieu du navire qui explosa dans sa salle des machines. Le destroyer américain Ralph Talbot dépêché sur place secourut les survivants avant de l'envoyer par le fond pour éviter qu'il ne tombe entre les mains de l'ennemi. Deux officiers et 59 hommes d'équipage périrent dans ces attaques.

Décorations[modifier | modifier le code]

Le Gwin a reçu cinq battle stars pour son service pendant la Seconde Guerre mondiale.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Brown, David. Warship Losses of World War Two. Arms and Armour, London, Great Britain, 1990. (ISBN 0-85368-802-8).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]