Thaï (chat)
Une femelle seal point | |
| Région d’origine | |
|---|---|
| Région | |
| Caractéristiques | |
| Silhouette | Type semi-foreign |
| Taille | Moyenne |
| Poids | femelle 3 à 3,5 kg ; mâle 4 à 6 kg |
| Poil | Court et dense |
| Robe | Colourpoint uniquement, toutes les couleurs acceptées |
| Tête | Triangle aux contours adoucis |
| Yeux | Ovales, toujours bleus (sinon ce n'est pas un thaï ou Siamois) |
| Oreilles | Larges à la base, taille moyenne |
| Queue | Taille moyenne, arrondie au bout |
| Standards | |
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Le chat Thaï est une race originaire de Thaïlande. Autres noms : Chat Royal du Siam, chat des temples, Wichien-maat ("diamant de lune" en langue thaï).
Ce chat de taille moyenne et bien musclé se caractérise par son physique de siamois traditionnel ou ancien type ("apple-head" siamese /siamois à tête ronde).
Les siamois actuels, dits "siamois orientaux", sont une évolution par sélection des siamois ancien type, apparue au milieu du XXe siècle. Outre l'adjonction de caractéristiques morphologiques très marquées (tête triangulaire et aplatie, grandes oreilles, maigre et haut sur pattes), le but des sélections visait à éradiquer le strabisme et l'irrégularité des vertèbres de la queue, constatés parfois sur les chats ancien type.
Les amateurs du siamois des origines déplorent la confusion ainsi créée sur les appellations. Elle s'ajoute aux débats sur les robes (seal point, blue point, chocolate point, lilac point...) et s'apparente à une querelle de puristes.
Origines
[modifier | modifier le code]De nombreuses légendes racontent l'apparition du siamois. Parmi elles, celle relatée par George Cansdale dans Les animaux et les hommes : lors du voyage sur l'arche de Noé, un singe serait tombé amoureux d'une lionne. Ceci expliquerait la raison pour laquelle le siamois a l'agilité d'un singe et le courage d'une lionne[réf. nécessaire].
Au royaume du Siam, les siamois étaient vénérés en tant que gardiens de temples. Lorsqu'une personne de haut rang décédait, son âme était réincarnée dans le corps d'un chat. Ces chats étaient alors envoyés dans les temples afin de finir leurs jours dans le luxe et l'opulence (fine nourriture dans des assiettes en or). Ils pouvaient alors avoir une certaine puissance et intercéder pour l'âme du défunt[réf. nécessaire]
En réalité, les premiers chats siamois connus furent importés du Royaume du Siam et montrés en exposition au Crystal Palace de Londres en 1871. Le wichien-maat, nom qu’il porte en Thaïlande, a connu un engouement auprès du public du début du XXe siècle jusqu’à la Seconde Guerre mondiale[réf. nécessaire].
Vers les années 1960, les silhouettes s'affinèrent à force de sélection, délaissant le siamois traditionnel et donnant les formes élancées que l’on connait actuellement. La morphologie originelle s'est néanmoins perpétuée et a conservé les qualités ainsi que l’apparence du siamois ancien type. Le nom de siamois est resté, et désigne dorénavant un type longiligne et très svelte. Il fallut donc trouver un nom pour l'ancien siamois, aux formes plus arrondies et d'aspect plus trapu. Le nom de thaï s'est naturellement imposé, puisque originaire du Siam, aujourd'huii appelé Thaïlande (Terre des Thaïs)[réf. nécessaire].
Concernant le strabisme, il est fort probable qu'il soit dû à la mutation colorpoint cs/cs, qui engendre une réduction de la myéline et de fait un moins bon transfert des afflux nerveux dans les zones dépigmentées, comme c'est le cas de l’œil bleu chez les chats colorpoint. Cet état est systématique, pour tous les chats colorpoint homozygotes cs/cs, quelle que soit leur race, y compris chez les chats de gouttière présentant ce caractère. Chez la plupart des sujets, le cerveau compense le manque d'information qui ne lui parvient pas. Dans le cas contraire, le strabisme est la traduction visible que le cerveau peine à combler ces manques.
Les clubs de race en France, affiliés au LOOF sont EuroThaï et le Thaï Féline Club. Les clubs participent à l'élaboration du itandard auprès du LOOF.
Contrairement au siamois new look, le thaï est plus massif, plus rond. C'est un chat d'allure athlétique.
Le corps bien musclé ne donne pas une impression de lourdeur. Les pattes sont fines et proportionnées. Les pieds, de forme ovale, sont de taille moyenne. La queue s'affine sur la longueur et finit en arrondi mais elle ne doit pas être « en fouet » comme chez ses cousins orientaux.
Sa tête est triangulaire mais aux contours arrondis et aux joues rondes. De profil, le front et le crâne sont légèrement bombés. Les yeux sont ovales et placés légèrement de biais. Ils doivent toujours être du bleu le plus intense possible. Considéré comme un défaut, le strabisme n'enlève rien au charme de l'animal. Les oreilles, de taille moyenne, sont placées assez bas, elles sont larges à leur base et leur extrémité est arrondie.
La fourrure est courte et près du corps. Au toucher, le poil est très doux et dense. L'absence de sous-poil, propre aux races des pays chauds, explique une certaine sensibilité au froid. Le seul patron autorisé est le colourpoint. Toutes les couleurs sont acceptées mais les plus courantes sont le seal point, le bleu point, le chocolate point et le lillac point. Il existe également des sujets tabby.
En France, aucun mariage avec une autre race n'est autorisé. La TICA en revanche, autorise le mariage avec des siamois.
Le standard actuel est celui mis en application par le LOOF le , prenant en compte les modifications apportées par le club de raceroThaï.
Caractère
[modifier | modifier le code]"Chat des princes et prince des chats", ce n'est pas un chat tranquille: expressif, bavard, joueur, intelligent et comédien, catalogué parfois comme « chat-chien », il peut pourtant être promené en laisse. Affectueux et exigeant avec ses proches, il émet des miaulements sonores et modulés, épousant ses humeurs changeantes. La distance, souvent affichée vis-à-vis des étrangers, y compris dans la phase d'apprivoisement par le "maître", contraste avec le côté envahissant observé par la suite. Son goût pour le jeu se traduit par des comportements de surexcitation, parfois spectaculaires, le caractère de chaque individu restant fonction du vécu, du sevrage et de la socialisation.
À signaler le risque d'hyper-attachement touchant cette race en particulier, lorsque l'attention de l'animal se porte quasi-exclusivement vers les humains de son entourage. Bien que pouvant s'habituer à des absences, privé de stimuli, d'accès extérieur ou d'activité de prédation, le Thaï peut développer une dépendance affective envers les personnes qui en ont la garde. Un syndrome anxieux d'abandon, à ne pas mésestimer, peut en résulter : abattement, refus de nourrituree compulsif[1].
Pour pallier ce risque, il est conseillé d'élever les chats Thaï avec d'autres congénères ou animaux compatibles, et d'assurer un maximum de présence et d'attention aux chats élevés seuls[2].
Galerie
[modifier | modifier le code]- Thaï seal point
- Thaï (Old Style Siamese) seal point
- Thaï seal point
- Thaï seal point
- Thaï seal point
Notes et références
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Maurice Genevoix, Le Petit Chat, 1957
- M-C.Mollica, Le chat siamois, Editions De Vecchi, 1989, 64p.
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]- Standard LOOF
- (en) Standard TICA
- (en) Standard WCF
