TerraCycle

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TerraCycle
Image illustrative de l'article TerraCycle

Création 2001
Fondateurs
Action Recyclage
Siège social 121 New York Avenue, Trenton, New Jersey, Etats-Unis Voir et modifier les données sur Wikidata
Activité Gestion des déchets
Produits Boîtes Zéro Déchet
Site web terracycle.fr

TerraCycle est une entreprise spécialisée dans le recyclage de déchets dits « non recyclables ». Créée en 2001[1] aux États-Unis par Tom Szaky et Jon Beyer[2],[3],le siège social de l’entreprise se trouve à Trenton dans le New Jersey . Dans 21 pays à travers le monde dont la France, TerraCycle crée des solutions de recyclage pour des déchets en organisant  la collecte et le stockage de ces déchets, puis l’envoi dans des centres de recyclage partenaires. 

TerraCycle s'affirme comme une société éco-capitaliste ou social business dont la finalité est à la fois sociale, du fait des dons associatifs qu’elle reverse ; et environnementale, du fait de son ambition d’« éliminer la notion de déchet ». Pour réaliser ces missions, l’intégralité des profits de TerraCycle est réinvestie dans le développement de l’entreprise.

Histoire[modifier | modifier le code]

Alors que Tom Szaky est étudiant à l’Université de Princeton, aux États-Unis, il décide de démarrer une production de vermicompost[4][5][6], un engrais naturel à base d'excréments de vers de terre. Pour cela, en 2002, il achète un système de compost d’une valeur de 20 000 $, et utilise les restes de cantine de son université pour nourrir les vers.

Création et investissements (2001-2003)[modifier | modifier le code]

Le financement initial provient de l’aide des membres de la famille de Tom Szaky et Jon Beyer ainsi que des récompenses gagnées lors de concours divers. D’autres investisseurs privés ont permis de financer l’entreprise : le premier d’entre eux fut Suman Sinha[3].

Vermicompost(2004-2007)[modifier | modifier le code]

Une bouteille d'engrais TerraCycle

TerraCycle décide de vendre son engrais sous forme liquide[6] pour des raisons pratiques. Le contenant de l’engrais est une bouteille de plastique usagée, notamment parce que l’entreprise n’a pas les moyens de se procurer des bouteilles neuves. L’entreprise fait appel à l’aide des écoles et associations locales pour obtenir des bouteilles usagées.

La société Coca-cola délivre à TerraCycle une licence qui lui permet d’utiliser ses bouteilles usagées en toute légalité. PepsiCo ne tarde pas à faire de même[6][7][8]

En 2004, les bouteilles d’engrais TerraCycle sont commercialisées dans les magasins Home Depot Canada et Walmart Canada.[9] Comme l'entreprise se développe, TerraCycle déménage de Princeton à Trenton dans le New Jersey, pour des bureaux plus grands qui constituent encore aujourd'hui son siège social. Face à la demande croissante d’engrais TerraCycle, le nombre de bouteilles de soda récoltées n’est plus suffisant. En 2005, TerraCycle crée alors sa première Brigade de récupération des déchets, la Brigade des bouteilles pour satisfaire les commandes passées par les commerçants. Les écoles et associations locales mobilisées pour collecter les bouteilles usagées obtiennent en échange de leurs efforts par de petites donations.

La même année, Walmart États-Unis et Home Depot États-Unis commencent à commercialiser les bouteilles d’engrais TerraCycle.

Expansion à l’internationale (2008-aujourd’hui)[modifier | modifier le code]

En 2008, TerraCycle ouvre trois nouveaux marchés en Amérique : Brésil, Canada et Mexique.  L’année suivante, le premier pays européen à intégrer TerraCycle est le Royaume-Uni.

En 2010-2011, grâce aux Brigades financées par Tassimo (recyclage des T-Discs) et BIC (recyclage des Instruments d’écriture), la présence européenne de TerraCycle s’étend : au total, 9 nouveaux pays  s’ajoutent à la liste : France, Pays-Bas, Suisse, Espagne, Allemagne, Belgique, Danemark, Suède, Norvège. Dans le même temps, TerraCycle crée également des Brigades dans 2 autres pays : l’Argentine et l’Irelande.

En 2013, TerraCycle développe une branche en Nouvelle-Zélande.

En 2014, c’est en Australie et au Japon que TerraCycle s’implante. Puis TerraCycle s’implante dans deux autres pays asiatiques les années qui suivent : Chine (2016), Corée du Sud (2017).

En octobre 2016 Suez annonce l’acquisition de 30 % des activités de TerraCycle Europe pour développer les programmes de recyclage en France, Belgique, Finlande, Suède, au Pays-Bas et au Royaume-Uni[10]

TerraCycle aux États-Unis[modifier | modifier le code]

Les premières Brigades sponsorisées par des grandes marques[modifier | modifier le code]

En août 2007, Tom Szaky a l’idée de lancer des programmes de recyclage sponsorisés par des marques. La première brigade sponsorisée est lancée cette année-là : Capri Sun et Honest Kids financent le recyclage de leurs emballages de boissons.  En même temps, TerraCycle lance deux nouveaux programmes, celui des yaourts et celui des barres énergétiques.

Cette même année, Jon Beyer, co-fondateur de TerraCycle part de l’entreprise

En 2009, plus 25 nouvelles brigades de recyclage de déchets voient le jour aux États-Unis.

La campagne de publicité Newsweek - Target[11][modifier | modifier le code]

En 2008, TerraCycle et les supermarchés Target lancent une campagne de publicité. La couverture d'un numéro de Newsweek dédié aux questions environnementales peut se transformer en une enveloppe à remplir de sacs en plastique Target usagés. Plus de 47 000 personnes renvoient leurs sacs plastiques à TerraCycle grâce à cette initiative. Ils sont ensuite recyclés pour créer des  sacs cabas composés exclusivement de sacs plastiques usagés. 

Recyclage des mégots de cigarette[modifier | modifier le code]

L’année 2012 marque le lancement du premier programme mondial de recyclage de l’un des déchets les plus jetés au monde : les mégots de cigarette[12].

Les Boites Zéro Déchet [modifier | modifier le code]

En 2014, TerraCycle lance son nouveau programme de Boîtes Zéro Déchet, apportant ainsi une solution de recyclage complémentaire pour les déchets considérés comme non-recyclables.

Livres et émission télévisée[modifier | modifier le code]

En 2008, le 1er livre de Tom Szaky : Revolution in a Bottle : How TerraCycle is Redefining Green Business est disponible dans les libraires américaines et sur Amazon.

L’année suivante, TerraCycle lance également une série de deux épisodes : Garbage Moguls diffusée sur la National Geographic Channel. On y voit l’équipe de recherche de TerraCycle en pleine séance de brainstorming. Le but de la séance et de trouver des idées d’upcyling pour des déchets plastiques, c’est-à-dire valoriser les déchets tout en la forme et la matière de ceux-ci pour créer un nouveau produit.

En 2014, Tom Szaky publie son second livre Outsmart Waste dans lequel il explore les raisons de l’augmentation des déchets dans le monde et explique comment résoudre cette crise en éliminant la notion même de déchets. 

L’année suivante,  Make Garbage Great : Le guide familial de TerraCycle pour une vie zéro déchet, le 3ème livre de Tom Szaky est publié par Harper Design. 

En 2014, TerraCycle signe avec la chaine américaine Pivot le lancement de sa propre série télévisée appelée "Human Resources" qui est diffusée pour la première fois en août 2014. La série fait découvrir les locaux originaux de TerraCycle USA ainsi que l’environnement de travail de manière comique.

TerraCycle en France[modifier | modifier le code]

Les programmes de recyclage gratuits (anciennes Brigades)[modifier | modifier le code]

Les collecteurs envoient leurs déchets à TerraCycle. Pour chaque unité reçue, ils se voient attribuer des points TerraCycle, convertibles en euros pour des associations ou écoles de leur choix, ou en cadeaux solidaires proposés par les associations partenaires de TerraCycle. Les matières collectées sont transformées en nouveaux produits de consommation courante ou en matériaux de construction.

Le premier programme en France est lancé en mars 2011 pour organiser des collectes d’instruments d’écriture usagés en partenariat avec la marque BIC.  

Le deuxième programme voit le jour en septembre 2012 et concerne la collecte les T DISCS TASSIMO.

En 2013, TerraCycle lance la Brigade des gourdes de compote en collaboration avec Materne.

En 2014, de nouveaux programmes de recyclage voient le jour dont la collecte en magasins d’emballages cosmétiques l’Occitane et Melvita.

En 2015, en collaboration avec la biscuiterie St Michel, TerraCycle permet la collecte et le recyclage d’emballages plastique de biscuits et pâtisseries. La même année, les marques bio Danival etLima lancent un programme de recyclage de certains de leurs emballages.

En 2016, d’autres programmes de recyclage gratuits sont créés : les marques Babybio et Vitabio (du groupe Vitagermine) permettent de recycler une partie de leurs emballages et les marques Lipton et T.O par Lipton permettent  le recyclage de leurs capsules de thé et d’infusion.

En 2017, trois nouveaux programmes de recyclage viennent s’ajouter à la liste : les produits d’entretien ménager avec Febreze, les emballages en plastique des plats et snacks de la marque Good Goût et les emballages de produits de lessive avec l’Arbre Vert. 

Un programme de recyclage gratuit particulier : le programme de recyclage des plastiques de plage[modifier | modifier le code]

Début 2016, TerraCycle et Procter & Gamble ont l’idée de fabriquer une bouteille de shampoing à partir de plastiques issus des plages.

En janvier 2017, lors du Forum Economique Mondial, Procter & Gamble, SUEZ et TerraCycle annoncent conjointement le lancement d’une bouteille de shampoing Head & Shoulders recyclable et composée de 25% de plastique de plage recyclé.

Ce sont des organisations (associations, municipalités, ports…) collectent des déchets échoués sur les plages ou près des cours d’eau  et les envoient à SUEZ qui les transforme en granulés de plastique recyclé. Ces derniers sont ensuite livrés aux fournisseurs de Procter & Gamble pour fabriquer des emballages de bouteilles de shampooing Head & Shoulders.

Début juin 2017, les premières bouteilles de shampoing Head & Shoulders sont commercialisées dans certains magasins Carrefour

Les Solutions Zéro Déchet[modifier | modifier le code]

Mise en vente à partir de 2014, les Solutions Zéro Déchet sont un système de boîtes de collectes  à destination des entreprises et collectivités. Elles concernent certaines catégories de déchets pour lesquelles il n’existe pas de solution : des bouchons d’oreille aux mégots de cigarette en passant par les CD/DVD

Les programmes de recyclage pour les déchets industriels [modifier | modifier le code]

TerraCycle travaille avec des usines pour recycler de grands volumes de déchets.

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « "Company Overview of TerraCycle Inc.". », Bloomberg Businessweek,‎ , http://www.bloomberg.com/research/stocks/private/snapshot.asp?privcapId=11882957
  2. (en) Shambora, Jessica, « One man's rubbish is Terracycle's bounty" », Inner City 100. CNN Money (Cable News Network).,‎ , http://archive.fortune.com/2011/05/11/smallbusiness/terracycle_trash_cash_inner_city_100.fortune/index.htm
  3. a et b (en) « "The Coolest Little Start-Up in America". », Inc. Magazine,‎ , https://www.inc.com/magazine/20060701/coolest-startup.html
  4. (en) Jo Piazza, « Garbage In, Garbage Out. A Princeton Success Story », New York Times,‎ , http://www.nytimes.com/2002/07/28/nyregion/up-front-worth-noting-garbage-in-garbage-out-a-princeton-success-story.html
  5. (en) Read, Stuart; Wiltbank, Robert, « Where there's muck there's brass », Ideas. Business Life (British Airways),‎
  6. a, b et c (en) Tom Szaky, Revolution in a Bottle: How TerraCycle is Eliminating the Idea of Waste, New York, New York, USA, Penguin Group. (ISBN 978-1-59184-595-9, lire en ligne)
  7. (en) Kim Bhasin, « "The Incredible Story Of How TerraCycle CEO Tom Szaky Became A Garbage Mogul". », Business Insider.,‎ (lire en ligne)
  8. (en) Jack Neff, « "Terracycle: Building a Small Empire on a Foundation of Compost" », Advertising Age,‎ (lire en ligne)
  9. (en) Donna Fenn, « "From Refuse to Riches". », Reader's Digest Asia. The Reader's Digest Association, Inc.,‎
  10. « Suez : partenariat avec TerraCycle pour du recyclage. », Zone bourse,‎ (lire en ligne)
  11. (en) Loren Feldman, « "Garbage mogul makes millions from trash" », CNN Money. Cable News Network.,‎ (lire en ligne)
  12. (en) Emily Brill, « "Trenton-based company TerraCycle develops a way to recycle cigarette butts (with video)". », Times of Trenton.,‎ (lire en ligne)


Liens externes[modifier | modifier le code]