Tavaco

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Tavaco
Tavaco
Administration
Pays Drapeau de la France France
Collectivité territoriale unique Corse
Circonscription départementale Corse-du-Sud
Arrondissement Ajaccio
Intercommunalité Pays Ajaccien
Maire
Mandat
Jean-Marie Pasqualaggi
2020-2026
Code postal 20167
Code commune 2A323
Démographie
Population
municipale
369 hab. (2017 en augmentation de 19,81 % par rapport à 2012)
Densité 34 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 02′ 14″ nord, 8° 53′ 55″ est
Altitude 450 m
Min. 140 m
Max. 1 240 m
Superficie 10,83 km2
Élections
Départementales Gravona-Prunelli
Localisation
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Tavaco est une commune française située dans la circonscription départementale de la Corse-du-Sud et le territoire de la collectivité de Corse. Elle appartient à l'ancienne piève de Mezzana.


Géographie[modifier | modifier le code]

Orientée plein sud, la commune se subdivise en deux entités distinctes : le centre-bourg, noyau historique, est perché à 450m d'altitude, sur un plateau boisé surplombant la Gravona (dont l'ancienne dénomination était "il fiuminale di Celavo"). Il possède différents hameaux : Casaccio, Minutella et Vignola ou encore Casanova, Pianu della Croca, Carazzi, Casaccia, Valle di Bona, Valle di la Piatta, Cinele.

Des cours d’eau les traversent, les deux principaux étant A Liscia ou le Valdu.

La population se réparti sur une superficie de 1083 hectares (10,83 km2) dont l’altitude varie de 140 mètres à 1240 mètres. À 1 271 m d’altitude, la Punta Sant’Eliseo surplombe le village (le massif de Sant'Eliseo se situant également sur les communes voisines de Vero, Lopigna et Sari d'Orcinu) ; elle doit son nom à une chapelle de type roman. Le Monte Rossu constitue un autre sommet remarquable.

Un sentier de randonnée entretenu et balisé relie le village de Tavaco à celui de Sari d'Orcino. Une multitude d'autres sentes passe par la Punta de Sant'Eliseo, la plupart correspondent à des chemins pratiqués par les chasseurs. L'accès à la Punta de Sant'Eliseo peut se faire par le col de Tartavello.

La commune de Tavaco est rattachée à la communauté d'agglomération du Pays Ajaccien (CAPA). Dans la vallée, le développement d'un parc d’activités apporte un dynamisme nouveau.

Histoire[modifier | modifier le code]

Sur le plan étymologique, « tav » parait avoir le sens de creux », de cavité ». Il convient également de noter que Tavaco correspond à un patronyme mentionné dans des registres de catholicité (conservés aux Archives Départementales) depuis 1769 au moins (naissance de Maria Francesca Tavaco).

Selon la légende, Tavaco aurait été fondé par le « Conti Blondi », seigneur du Celavo. Le lieu de son trépas délimita les limites de son fief, correspondant donc à la pieve du Celavo -ou Carceri-. Tavaco (ou Tavago, dans les archives génoises) fut, à de nombreuses reprises, victime de pillage et de destructions par les Maures ou les Génois, causant le déplacement des habitants vers les montagnes.

En 1347, Orlando d'Ornano est, selon l'Istoria di Corsica de l'archidiacre Anton Pietro Filippini, le seigneur en titre de Tavaco ainsi que de Cauro. Son fils Giovanni aurait eu ses châteaux détruits avant 1434 par Vincentello d'Istria[1].

Au XVIIIe siècle, l'agglomération ne se composait que d’une dizaine de constructions rassemblées à faible distance de la paroisse.

La fête communale est fixée au , à la saint Martin.

Le village a été « brûlé à 80 % » en , selon le maire ; l'incendie a ravagé plusieurs maisons comme la faune et la flore, le massif forestier.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 En cours Jean-Marie Pasqualaggi REG Agriculteur retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[3].

En 2017, la commune comptait 369 habitants[Note 1], en augmentation de 19,81 % par rapport à 2012 (France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
120116103338122116131122120
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
112143164173169161172202223
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
23826623022421322610510170
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014 2017
4361104171226245276344369
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L’ancienne chapelle médiévale Saint-Martin, qui portait anciennement le vocable de Notre-Dame des Victoires, possède un autel orné d'une ancre que certains interprètent comme un signe de la victoire des villageois sur les Maures en 1429. Cette interprétation ne peut être certifiée en l'état. Le changement de nom de l'édifice cultuel est intervenu après la Première Guerre mondiale, au cours de laquelle Tavaco a payé un très lourd tribut, puisque quasiment l'ensemble des hommes de la commune a été décimé.

Les vestiges de l'ancienne chapelle Sant’Eliseo, qui daterait du Xe siècle, correspondraient à un ermitage. Le marque la fête de ce saint.

Sur le site, on trouve également une mine de plomb argentifère.

Proche de la Gravona, le parc animalier "A Cupulatta" est dédié, comme son nom l'indique, aux tortues terrestres, de Corse et du monde entier.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Gaston Micheletti (1892-1959) : artiste lyrique, ténor de l'Opéra Comique est né le . Il est décédé à Ajaccio[6].

Charles Pérès (1911-1990) : aviateur, il a fait partie de l'équipage du Breguet Bizerte qui coula le U Boot 53 au large du Maroc ; il a été fait chevalier de Légion d'honneur à titre militaire, il totalise 3.200 heures de vol dont 613 en mission militaire. Il repose à Tavaco dans le cimetière familial à 50m de l'église[7].

Archange Biondi, agriculteur, maire de Tavaco, en fonction en 1903

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Les Maisons historiques de la Corse. Les Seigneurs d'Ornano et leurs descendants : d'après les documents dans les dépôts publics et privés de Gênes, Ajaccio, Paris, Barcelone, Pise, Venise, Rome, Vérone / recueillis par le Comte Colonna de Cesari-Rocca, 1899. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5579956d.texteImage
  2. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  6. « Gaston Micheletti (1892-1959) », sur data.bnf.fr (consulté le 18 avril 2020)
  7. Marcel Catillon, Mémorial aéronautique: qui était qui?, Nouvelles Editions Latines, , 221 p. (ISBN 9782723305297, lire en ligne), p. 151

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

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