Suzette Sandoz

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Suzette Sandoz
Illustration.
Suzette Sandoz en 2014 au Forum des 100.
Fonctions
Conseillère nationale

(7 ans et 4 jours)
Législature 44e et 45e
Groupe politique Groupe libéral (L)
Commission CAJ
Successeur Marguerite Florio
Députée au Grand Conseil du canton de Vaud
Législature 1986-1990, 1990-1994
Biographie
Nom de naissance Suzette Monod
Date de naissance (79 ans)
Lieu de naissance Lausanne (Suisse)
Nationalité Drapeau de la Suisse Suisse
Parti politique PLS
Diplômée de Université de Lausanne
Profession Juriste
Professeur de droit

Suzette Sandoz, née Monod le à Lausanne (originaire du même lieu, du Locle et de La Chaux-de-Fonds), est une juriste, professeure de droit et personnalité politique suisse, membre du Parti libéral suisse. Elle est députée du canton de Vaud au Conseil national de à .

Biographie[modifier | modifier le code]

Suzette Monod est née en 1942, à Lausanne, dans une famille protestante. Elle est originaire du même lieu et de deux communes neuchâteloises, Le Locle et La Chaux-de-Fonds[1]. Elle a un frère cadet, Henri, qui deviendra officier de carrière, tout comme l'était son père colonel, Gérald Arthur Monod[2],[3]. Sa mère se prénomme Madeleine, née Siebenthal[2].

Elle fréquente l’Institut Mont-Olivet, une école catholique tenue par des sœurs[3]. Elle fait des études de droit à l'Université de Lausanne, où elle obtient une licence en 1964[4]. Elle se marie la même année[4], puis décroche un doctorat en 1974.

En 1966, elle donne naissance à une fille. Elle perd son mari, juge cantonal[5] et secrétaire du parti libéral lausannois[4], en 1980[3]. Elle est alors engagée comme première assistante à la faculté de droit de Lausanne[4].

Nommée professeure de droit à l'Université de Lausanne en 1990[6] (première femme nommée professeur ordinaire dans cette faculté[7]), elle est vice-doyenne de la Faculté de droit à partir de 1998[8], puis doyenne de 2000 à 2002[9] et professeure honoraire de droit de la famille et des successions[10] à partir de 2006[11],[12].

Elle est députée au Grand Conseil du canton de Vaud de 1986 à 1991[13], puis au Conseil national du au , où elle siège dans la Commission des affaires juridiques (CAJ)[1]. Elle annonce en qu'elle quitte son mandat pour se consacrer pleinement à ses tâches de vice-doyenne[8]. Marguerite Florio lui succède en novembre 1998[14].

En 2008, elle s'oppose à la fusion du Parti libéral et du Parti radical-démocratique au niveau national[3] ainsi que dans le canton de Vaud[15].

Elle s'est engagée dans l’Église évangélique réformée du canton de Vaud, d’abord au niveau paroissial et, depuis 2006, au niveau cantonal, comme membre du Synode[4].

Distinction[modifier | modifier le code]

En 2016, elle reçoit de la Fondation pour la liberté le prix Bonny, créé par l'ancien conseiller national Jean-Pierre Bonny, qui vise à promouvoir les valeurs libérales et la liberté[10],[16].

Prises de positions[modifier | modifier le code]

Ses prises de positions dans les médias, notamment dans l'émission d'opinions de la RTS Les beaux parleurs, sur son blog (tenu sur le site du journal Le Temps[17]) et lors d'événements culturels[12], sont régulièrement médiatisées. Ses interventions nombreuses (le journal satirique Vigousse la qualifiant de « bavarde »[18]) sont à la fois louées comme la démonstration d'un esprit libre[12],[18] et d'une attitude combative dans la défense de certaines causes[18], et critiquées comme étant « réactionnaires »[18],[17]. Elle est connue en Suisse pour sa défense des valeurs traditionnelles, notamment les valeurs familiales[10]. Elle est notamment opposée au mariage pour tous[19],[20] et est climato-sceptique, remettant en doute l'origine anthropique du réchauffement climatique[21],[22].

Lors de la votation au Parlement sur l'Espace économique européen, elle est, avec les agrariens Bernard Rohrbasser (FR) et Walter Schmied (BE), l'un des trois seuls élus romands à s'opposer à l'accord d'adhésion de la Suisse[23]. Elle se montre critique lors de la pandémie de coronavirus de 2020, critiquant les mesures d'urgence comme de graves atteintes aux libertés individuelles et les qualifiant d'« hystérie collective de la peur » et de « dictature des virologues »[24],[25].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Biographie de Suzette Sandoz », sur le site web de l'Assemblée fédérale suisse.
  2. a et b « LES GENS: Suzette Sandoz, politicienne, fille de Gérald et de Simone », Le Temps,‎ (ISSN 1423-3967, lire en ligne, consulté le )
  3. a b c et d « Suzette Sandoz: «Membre d'un parti à 18 ans? Je suis épouvantée» », L'Illustré,‎ (lire en ligne, consulté le )
  4. a b c d et e « Suzette Sandoz – Le livre sur les quais », sur www.lelivresurlesquais.ch (consulté le )
  5. « Suzette Sandoz, la Dame de fer qui ne renoncera pas à dire non », Le Temps,‎ (ISSN 1423-3967, lire en ligne, consulté le )
  6. « Suzette Sandoz – Le livre sur les quais », sur www.lelivresurlesquais.ch (consulté le )
  7. Denis Ramelet, « Un ouvrage en l'honneur de Suzette Sandoz », La Nation,‎ , p. 2 (lire en ligne)
  8. a et b Chantal Tauxe, « Suzette Sandoz quitte le National pour se dévouer à ses étudiants », 24 heures,‎ , p. 39 (lire en ligne Accès payant)
  9. « Suzette Sandoz: «Membre d'un parti à 18 ans? Je suis épouvantée» | Illustré », sur Illustre (consulté le )
  10. a b et c ATS, « Le Prix Bonny décerné à l'ancienne conseillère nationale libérale Suzette Sandoz », ArcInfo,‎ (lire en ligne)
  11. Université de Lausanne, « Professeures et professeurs honoraires », sur www.unil.ch (consulté le )
  12. a b et c Saskia Galitch, « Rencontre: Suzette Sandoz, le parti d'en rire », Femina,‎ (lire en ligne, consulté le )
  13. « Biographie »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur fondation-faber.ch (consulté le )
  14. « 98.207 Conseil national. Vérification des pouvoirs et prestation de serment », sur site officiel du Parlement suisse, (consulté le )
  15. Jérôme Cachin, « Le PLR vaudois est né au Casino de Montreux », La Liberté,‎ (lire en ligne, consulté le )
  16. Nina Brissoz, « Suzette Sandoz, une femme libre », Le Régional, Pully,‎ (lire en ligne, consulté le )
  17. a et b Géraldine Savary, « Ma rencontre avec Suzette Sandoz, éternelle réactionnaire », Heidi.news,‎ (lire en ligne, consulté le )
  18. a b c et d « CLIMAT - Suzette Sandoz a opinion sur rue », Vigousse, no 434 (Semaine du 31 janvier au 6 février 2020),‎ , p. 11 (lire en ligne, consulté le ) :

    « DE MAL EN PIE Très bavarde, très protestante, très libérale, l’infatigable ancienne conseillère nationale pérore sur les ondes et tartine sur son blog, assénant son avis sur les choses avec une louable indépendance d’esprit. Et avec le charme suranné d’idées réactionnaires en granit délicatement bretté... »

  19. « « Le mariage gay pourrait mener à la fin de notre civilisation » (Suzette Sandoz, professeure honoraire de l'Université de Lausanne) - Le Journal du matin », sur Play RTS, (consulté le )
  20. (fr) [vidéo] RTS - Radio Télévision Suisse, L'invité de la rédaction – Suzette Sandoz sur YouTube, (consulté le )
  21. Augustin Fragnière, Alexis Berne, Samuel Jaccard, Martine Rebetez, Sonia Seneviratne, Reto Knutti, Christoph Schär, Thomas Stocker, Philippe Thalmann et Heini Wernli, « Le débat sur le CO2 est clos : réponse à Mme Sandoz », Le Temps,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  22. (en) James Lawrence Powell, « The Consensus on Anthropogenic Global Warming Matters: », Bulletin of Science, Technology & Society,‎ (DOI 10.1177/0270467617707079, lire en ligne, consulté le )
  23. Yves Petignat, « Le Parlement a voté. Le courage a vaincu. », Le Nouveau Quotidien,‎ , p. 1 (lire en ligne)
  24. Suzette Sandoz, « Y a-t-il vraiment encore une urgence en rapport avec le coronavirus? », sur Le grain de sable, (consulté le )
  25. Suzette Sandoz, « Quand on manque de morts, comment faire peur? », sur Le grain de sable, (consulté le )

Liens externes[modifier | modifier le code]

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