Susan Solomon

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Susan Solomon
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Susan Solomon en 2004

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Docteur honoris causa de l'université Pierre-et-Marie-Curie (d) ()Voir et modifier les données sur Wikidata
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Susan Solomon, née le 19 janvier 1956[1] à Chicago[2], est une chimiste américaine travaillant pour le National Oceanic and Atmospheric Administration[3]. Elle est l'une des premières personnes à avoir avancé la responsabilité des chlorofluorocarbures dans la formation du trou de la couche d'ozone[3].

Elle est membre de l'Académie nationale des sciences des États-Unis, de l'Académie européenne des sciences et de l'Académie des sciences de France[4].

Biographie[modifier | modifier le code]

Solomon commence à s'intéresser à la science dès son enfance, en regardant l'émission The Undersea World (Le monde sous-marin) du Commandant Cousteau[2]. Au lycée, elle obtient une troisième place à un concours national des sciences grâce à un projet mesurant le pourcentage d'oxygène dans un mélange de gaz[2].

Elle étudie la chimie à l'Illinois Institute of Technology jusqu'en 1977[5]. En 1981, elle reçoit son doctorat de chimie à l'Université de Californie (Berkeley), où elle s'était spécialisée en chimie atmosphérique[5].

En 1986 et 1987 elle dirige une expédition étudiant le trou dans la couche d'ozone dans le détroit de McMurdo en Antarctique[3]. Son équipe trouve des niveaux d'oxyde de chlore dans l'atmosphère plus élevés que prévu, créés par les chlorofluorocarbures (CFC)[5]. Solomon démontre également que les volcans peuvent accélérer les réactions chimiques que produisent les chlorofluorocarbures dans l'atmosphère, et ainsi augmenter les dégâts causés à la couche d'ozone[5]. Son travail est à la base du Protocole de Montréal de Organisation des Nations unies, un accord international visant à protéger la couche d'ozone en limitant et régulant les substances l'endommageant[2].

Elle est aujourd'hui chef du Chemistry and Climate Processes Group de la division des sciences chimiques du National Oceanic and Atmospheric Administration. Elle a aussi servi en tant que coprésidente du premier groupe de travail du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat[3].

Elle épouse Barry Sidwell en 1988[2].

Elle a écrit un livre sur l'expédition Terra Nova de Robert Falcon Scott, The Coldest March: Scott's Fatal Antarctic Expedition.

Prix[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Susan Solomon » (voir la liste des auteurs).

  1. (en) « Solomon, Susan, 1956- » sur authorities.loc.gov/ (Library of Congress Authorities)
  2. a, b, c, d, e et f (en) What's Up with Ozone? ; Women in Chemistry ; Chemical Heritage Foundation
  3. a, b, c et d (en) InterViews: Susan Solomon ; National Academy of Sciences ; 26 juillet 2004
  4. (en) Susan Solomon: Pioneering Atmospheric Scientist ; Top Tens: History Makers ; National Oceanic and Atmospheric Administration ; 5 janvier 2007
  5. a, b, c et d (en) Meet Susan Solomon ; Faces in the Environment ; Chemical Heritage Foundation ; 2001
  6. Site de l'université UPMC.

Liens externes[modifier | modifier le code]