Stanley Péan

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Stanley Péan
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Portrait de Stanley Péan par Émilie Dussault, le 20 mars 2006.

Nom de naissance Stanley Péan
Naissance
Port-au-Prince, Haïti
Activité principale
Distinctions
Auteur
Genres

Œuvres principales

Stanley Péan (1966 -) est un écrivain québécois d'origine haïtienne.

Biographie[modifier | modifier le code]

De par sa mère descendant du poète Oswald Durand, Stanley Péan est né à Port-au-Prince le 31 mars 1966 et a grandi à Jonquière, dans la région du Saguenay Lac Saint-Jean, où ses parents se sont installés la même année. Membre fondateur de la troupe d'humoristes Le Groupe sanguin[1], dirigée par son professeur de théâtre Dominique Lévesque, Stanley Péan fait paraître dès le milieu des années 1980 ses premières œuvres de fiction dans des revues et fanzines. Comme nouvelliste, il collabore à la plupart des périodiques québécois qui publient des nouvelles: XYZ, Stop, Moebius, Solaris, Hop!, etc.

En 1986, en tant que membre du Cercle d'écriture de l'Université Laval (CEULa), il participe à la fondation de la revue de création L'écrit primal dont il sera pendant deux ans le rédacteur en chef[2]. L'année suivante, il se joint à ses confrères Jean Désy et Nando Michaud pour fonder les éditions du Palindrome, qui publie en décembre 1987 un premier recueil de nouvelles collectif: Meilleur avant: 31/12/99. En 1988, il publie son premier recueil de nouvelles, La plage des songes et autres récits d'exil (Éditions du CIDIHCA), bientôt suivi d'un deuxième, Sombres allées et autres endroits peu hospitaliers (Éditions du CIDIHCA, 1990) puis d'un premier roman, Le Tumulte de mon sang (Québec Amérique, 1991), favorablement accueilli par la critique et couronné par le Prix de la BCP du Saguenay Lac Saint-Jean en 1992.

Suivront une demi-douzaine d'œuvres destinées au lectorat adolescent publiées aux éditions de la Courte échelle, dont L'appel des loups (1997) qui remporte le Prix de la CRSBP du Saguenay Lac Saint-Jean en 1998 et Le temps s'enfuit (1999) qui mérite le Prix Mr Christie du meilleur roman pour adolescents en 2000[3]. Depuis, il a publié de nombreux autres ouvrages, dont le thriller Zombi Blues (La courte échelle, 1996; J'ai Lu, 1999; en italien chez Marco Tropea Editore, 2010) et la trilogie de recueils de nouvelles constituée de La nuit démasque, du Cabinet du Docteur K (Planète rebelle, 2000, 2001) et d'Autochtones de la nuit (La courte échelle, 2007). Son plus récent roman paraît en mars 2011 aux éditions Les Allusifs, dans la collection 3/4 Polar: Bizango[4],[5].

À titre de commentateur littéraire, Stanley Péan collabore à de nombreux magazines et journaux; de 1997 à 1998, il tient une chronique dans l'hebdomadaire culturel Ici Montréal; de 1999 à 2002, on peut le lire tous les dimanches dans le cahier Lectures du quotidien La Presse. Il quitte son poste de chroniqueur en juin 2002, à cause du refus de ses supérieurs de publier son compte-rendu sévère sur le roman Ouf! de Denise Bombardier[6],[7]. Parallèlement à ces activités, il est membre des comités de rédaction du journal Le Libraire, bimestriel publié par un réseau de librairies indépendantes du Québec, et (jusqu'en 2008) de la revue Alibis, trimestriel consacré à la littérature policière.

Homme de radio, il a notamment animé pendant trois ans le magazine littéraire Bouquinville à l'antenne de la défunte Chaîne culturelle de Radio-Canada (de 2001 à 2004). Après la disparition de la Chaîne culturelle à l'automne 2004, il anime et réalise des émissions sur le jazz à l'antenne d'Espace Musique, la chaîne musicale de Radio-Canada, jusqu'à la fin d'août 2006, date d'échéance de son contrat à la radio d'État. De retour à temps plein à l'antenne d'Espace Musique en janvier 2008, Stanley Péan a présenté un programme musical éclectique tous les matins de semaine, à compter de 9h00 HE, jusqu'à la fin du mois de novembre. Après avoir été affecté à la mise sur pied de la webradio Espace Jazz (du début de décembre 2008 à la fin de juin 2009), il est désormais l'animateur de l'émission de jazz quotidienne d'Espace Musique, du lundi au vendredi de 17h30 à 20h00, en remplacement d'André Vigeant parti à la retraite en juin 2009; désormais diffusée sur la chaîne rebaptisée ICI Musique en juin 2014, l'émission a pris le titre de ''Quand le jazz est là''[8]. Par ailleurs, en septembre 2009, il s'est joint à titre de chroniqueur en littérature étrangère à l'équipe du magazine littéraire dominical ''Vous m'en lirez tant''[9] animé par Lorraine Pintal sur les ondes la Première Chaîne radio de Radio-Canada jusqu'au retrait de l'émission en juin 2011.

Mélomane, Stanley Péan a signé au fil des quinze dernières années quelques textes chansons mis en musique par divers compositeurs amis à lui:

  • Avec Vincent Potel, il a écrit en 1995 « Sucre amer », chanson destinée à sensibiliser les vacanciers québécois au sort réservés aux travailleurs haïtiens de l'industrie sucrière en République dominicaine, interprétée en français par Luc de Larochellière[10], en créole par Émeline Michel, en anglais par Karen Young et en espagnol par Irka Mateo.
  • Avec José Paradis, il a créé en 2002 « Cœur en haute mer », enregistré par Paradis sur l'album collectif Le Chœur des choristes de Montréal.
  • Avec Anthony Rozankovic, outre quelques chansons destinées à des trames sonores pour la télévision ou le cinéma et le conte musical L'Aventurier de l'air perdu créé par l'Orchestre symphonique de Laval sous la direction de Jean-François Rivest en 2003, Péan a cosigné les chansons « When Love Is a Lie » (enregistrée par Florence K pour la trame sonore du film Live Once, Die Twice (Disparu) de Stefan Pleszczynski et sur l'album Bossa Blue, 2006); « Je nous imagine », « Une âme à la mer », « Nouvel ordre sentimental » et « Tous ces adieux » (enregistrées sur l'album Tony Ambulance Band de la formation homonyme, 2007); « Le temps n'arrange rien» (enregistré par Sonia Johnson sur son album Le Carré de nos amours, 2010); enfin, « Dolorès », chanson-thème de son roman Bizango interprétée par Philippe Laloux avec Benoît Charest à la guitare, offerte en téléchargement libre sur son blogue personnel pour souligner en musique la sortie du roman.
  • Avec Stephen Johnston, il a signé en 2009 « After All the Battles », en hommage à son ami l'écrivain et journaliste Paul Marchand, qui s'est suicidé le 20 juin de cette année-là[11].
  • Avec Luc Beaugrand, il a créé deux autres chansons -- « J'te dis pas tout » et « Embrase-moi »—pour l'album Le Carré de nos amours (2010) de Sonia Johnson.
  • En collaboration avec Sonia Johnson, il écrit le texte de la chanson « Conquistador » (sur une musique de Joel Miller, « Cabeza de Vaca ») pour l'album Triades (2012).

Porte-parole du Mouvement pour les arts et les lettres (MAL) à partir de l'hiver 2004, il est élu à la présidence de l'Union des écrivaines et des écrivains québécois (UNEQ) en décembre de la même année[12]. À ce titre, il a pris position contre Stephen Harper[13]. En 2006 puis en 2008, il est réélu par acclamation pour deux autres mandats; la limite admise selon les statuts et règlements de l'UNEQ étant de trois mandats consécutifs, il quittera la présidence de l'Union en décembre 2010. Depuis juin 2007, Stanley Péan collabore à la section musicale de l'hebdomadaire culturel Voir

Honneurs[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • La plage des songes et autres récits d'exil : huit nouvelles fantastiques, Éditions du CIDIHCA, Montréal, 1988, 169 p. (ISBN 2920862227)
  • La chute de la maison duché - Un cérémonial de l'imaginaire, Thèse (M.A.), Université Laval, Québec, 1990. (ISBN 0315621230)
  • Le tumulte de mon sang : roman, Québec/Amérique, Montréal, 1991. 175 p. (ISBN 2890375498)
  • Sombres allées et autres endroits peu hospitaliers : treize excursions en territoire de l'insolite, Voix du Sud/CIDIHCA, Montréal, 1992. 214 p. (ISBN 2920862677)
  • L'emprise de la nuit, Éditions de la Courte échelle, Montréal, 1993. 155 p. (ISBN 2890212033)
  • La mémoire ensanglantée, Éditions de la Courte échelle, Montréal, 1994. 157 p. (ISBN 2890212173)
  • Zombi blues, Éditions de la Courte échelle, Montréal, 1996. 285 p. (ISBN 2890212580)
  • Treize pas vers l'inconnu : nouvelles fantastiques, Éditions P. Tisseyre, Saint-Laurent, 1996. 183 p. (ISBN 2890516180)
  • L'appel des loups, Éditions de la Courte échelle, Montréal, 1997. 157 p. (ISBN 2890212904)
  • Quand la bête est humaine, Éditions de la Courte échelle, Montréal, 1997. 151 p. (ISBN 2890213110)
  • Un petit garçon qui avait peur de tout et de rien, Éditions de la Courte échelle, Montréal, 1998. 24 p. (ISBN 289021320X)
  • Le temps s'enfuit, Éditions de la Courte échelle, Montréal, 1999. 155 p. (ISBN 2890213501)
  • Noirs désirs : nouvelles, Leméac, Montréal, 1999. 101 p. (ISBN 2760932214)
  • Toute la ville en jazz, Éditions Trait d'union, Montréal, 1999. 245 p. (ISBN 2922572056)
  • Planète culture : les bonnes adresses culturelles dans Internet, Éditions rebelle, Montréal, 2000. 205 p. (ISBN 2922528111)
  • La nuit démasque, Planète rebelle, Montréal, 2000. 138 p. (ISBN 2922528200)
  • Le cabinet du Docteur K ; et autres histoires d'amours contrariées, Planète rebelle, Montréal, 2001. 172 p. (ISBN 2922528278)
  • Cette étrangeté coutumière, J'ai vu, Québec, 2001. 48 p. (ISBN 292276303X)
  • Taximan : propos et anecdotes recueillis depuis la banquette arrière, Éditions Mémoire d'encrier, Montréal, 2004. 94 p. (ISBN 2923153189)
  • Péan, Stanley, Agnant, Marie-Célie, Saint-Éloi, Rodney, Nul n'est une île : solidarité Haïti, Mémoire d'encrier, Montréal, 2004. 181 p. (ISBN 2923153316)
  • Jazzman : chroniques autour d'une passion, Mémoire d'encrier, Montréal, 2006. (ISBN 292315343X)
  • Autochtones de la nuit, Éditions de la Courte échelle, Montréal, 2007. (ISBN 978-2-89021-892-5)
  • Bizango, Éditions Les Allusifs, coll. 3/4 Polar, Montréal, 2011. (ISBN 978-2-923682-20-4)

Références[modifier | modifier le code]