Salomon Koninck

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Salomon Koninck
Goudweger (Salomon Koninck) 1654.jpg

Goudweger, 1654

Naissance
Décès
Activités
Lieu de travail

Salomon Koninck[1] est un peintre et graveur du Siècle d'or néerlandais né en 1609 à Amsterdam et mort en 1656 à Amsterdam, enterré le 8 août. C'est un artiste spécialisé dans les scènes de genre.

Biographie[modifier | modifier le code]

Salomon Koninck est né en 1609 à Amsterdam, berceau du Siècle d'or néerlandais.

Fils d'un orfèvre originaire d'Anvers, il est le neveu de Philips de Koninck[2]. Il découvre la peinture aux côtés de différents maîtres Pieter Lastman, François Venant et Claes Cornelisz. Moyeart mais surtout David Colijns (en). Il devient membre de la guilde de Saint-Luc d'Amsterdam en 1630[3]. On situe la période où il exerce la peinture de 1629 à sa mort en 1656 à Amsterdam[4]. Il se trouve assez régulièrement dans l'entourage de Rembrandt et de l'atelier de Hendrick van Uylenburgh. Il réalise ainsi un certain nombre de copies des compositions de Rembrandt[5].

Il se marie avec une fille d'Adriaen van Nieulandt[6] et plus tard avec une sœur d'Anthonie Verstraelen (en).

Il est à la fois dessinateur et peintre. Les principaux sujets qu'il peint sont des scènes de genre et d'histoire, ainsi que l'architecture de certains bâtiments. Ses peintures ont une palette de couleurs chaudes et comprennent de nombreux « philosophes » ou érudits. L'une des plus connues d'entre elles est sans doute le Philosophe au livre ouvert, actuellement au Louvre ; longtemps attribué à Rembrandt, il sert souvent de document d'accompagnement au Philosophe en méditation du même[7].  

Les autres peintures sont pour la plupart des portraits ou des scènes religieuses. Parmi ces dernières, sont à noter les tableaux David et Bethsabée pleurant leur fils mort, L'Adoration des Rois Mages ou Suzanne et les Vieillards.

Il a pour monogramme « S. K. » ou « SK »[4]. L'institut néerlandais pour l'histoire de l'art propose un possible Portrait miniature de l'artiste Salomon Koninck (1609-1656) par Jan Stolker[8].

Quelques œuvres[modifier | modifier le code]

Aujourd'hui, plusieurs de ses œuvres sont dans le Rijksmuseum à Amsterdam et dans de nombreux musées européens.

  • L'idolâtrie du Roi Salomon, 1644, huile sur toile, 155 × 171,5 cm, Musée Rijksmuseum[9]
  • Un Savant dans son Étude, huile sur panneau, 41 × 34 cm, Musée Rijksmuseum[10]
  • Philosophe au Livre Ouvert, 1650, huile sur bois, 28 × 33 cm, Musée du Louvre, Paris[11]
  • Le Sacrifice de Manoah, n° inv. A204, Manoah et son épouse représentés richement vêtus, Musée du Louvre[12]
  • Portrait d'un Vieil Homme, huile sur panneau de bois, 61 × 51 cm, Staatliches Museum Schwerin

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. On trouve différentes écritures du nom de ce peintre comme Coninck ou Konink. On trouve parfois aussi la présence du de devant son nom de famille.
  2. (en) « Salomon Koninck (1609 - 1656) and Jacob Koninck I (died 1690), inventor, goldsmith and Philips Koninck (1619 - 1688) », Grove Art Online,‎ (DOI 10.1093/gao/9781884446054.article.t047308, lire en ligne).
  3. (en) « Koninck, Salomon (1609 - 1656), Painter, engraver, draughtsman », dans Benezit Dictionary of Artists, (DOI 10.1093/benz/9780199773787.article.b00100367, lire en ligne).
  4. a et b (nl) « Salomon Koninck », sur rkd.nl (consulté le 3 juillet 2017).
  5. Éditions Larousse, « Salomon Koninck », sur www.larousse.fr (consulté le 3 juillet 2017).
  6. (nl) Marloes Huiskamp, « Boortens, Maria (1626-1627-après 1678?) », sur resources.huygens.knaw.nl, (consulté le 4 juillet 2017).
  7. Charlotte Guichard, Les Amateurs d'art à Paris au XVIIIe siècle, Editions Champ Vallon, , 400 p. (ISBN 9782876737396, lire en ligne), illustrations 31 et 32.
  8. (nl) « Collectie Nederland: Musea, Monumenten en Archeologie », sur data.collectienederland.nl (consulté le 4 juillet 2017).
  9. (nl) Salomon Koninck, « De afgoderij van koning Salomon », Rijksmuseum,‎ (lire en ligne).
  10. (nl) Salomon Koninck, « Een geleerde in zijn studeerkamer », Rijksmuseum,‎ 1635 - 1656 (lire en ligne).
  11. « Site officiel du musée du Louvre », sur cartelfr.louvre.fr (consulté le 4 juillet 2017).
  12. Musée des beaux-arts Lyon (France), Flandre et Hollande au siècle d'Or: chefs-d'oeuvre des musées de Rhône-Alpes, Association Rhône-Alpes des conservateurs, , 415 p. (lire en ligne), p. 70.
  13. (en) Eric Jan Sluijter, Rembrandt and the Female Nude, Amsterdam University Press, , 448 p. (ISBN 9789053568378, lire en ligne), p. 36 et 140.
  14. (nl) « Salomon Koninck, L'Adoration des Mages », sur Mauritshuis (consulté le 3 juillet 2017).
  15. a, b et c Charles Blanc et Cie, Histoire des peintres de toutes les écoles, Librairie Renouard, .
  16. (en) « Full text of "Rembrandt : sa vie, son oeuvre et son temps" », sur archive.org (consulté le 6 juillet 2017), p. 218.
  17. (en) Eric Jan Sluijter, Rembrandt and the Female Nude, Amsterdam University Press, (ISBN 9789053568378, lire en ligne), p. 344.
  18. (en) « Search SMK », sur www.smk.dk (consulté le 3 juillet 2017).
  19. (en) « Christ and Nicodemus - Salomon Koninck », FAMSF Explore the Art,‎ (lire en ligne).

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

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