Roberto Beneduce

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Roberto Beneduce
Biographie
Naissance (61 ans)
à Naples
Nationalité Italienne
Thématique
Études Anthropologie, Epistémologie et Histoire de la Psychiatrie
Formation

Licence de Médecine et Chirurgie (Université de Naples). Spécialisation en Psychiatrie (Université de Naples).

Doctorat en Anthropologie sociale et ethnologie (EHESS, Paris).
Titres Professeur
Profession Professeur d'Anthropologie, Ethnopsychiatre
Travaux Université de Turin, Centre Frantz Fanon
Approche Ethnopsychiatrique
Intérêts Anthropologie médicale et psychanalytique ; Histoire de la Psychiatrie et du Colonialisme ; Mémoires traumatiques ; Immigration et politique de l'asile ; Imaginaires religieux et thérapeutiques, ; Impact des crises environmentales sur les communautés locales .
Idées remarquables Ethnopsychiatrie critique ; noxemès (1995) ; criptoracisme (2007) ; symptômes comme forme de contre-mémoire et de palimpseste ; idées persécutives et angoisses sorcellaires comme langage des dominés ; économie morale du mensonge (parmi les demandeurs d'asile).
Auteurs associés
Influencé par Antonio Gramsci, Frantz Fanon, Ernesto de Martino, Eric de Rosny, Michel de Certeau.

Roberto Beneduce est un anthropologue italien, considéré comme l'un des principaux représentants de l'ethnopsychiatrie.

Biographie[modifier | modifier le code]

Roberto Beneduce est anthropologue et professeur d'anthropologie culturelle à l'Université de Turin. Ses domaines de recherche concernent le Mali (plateau Dogon), le Cameroun (pays Boulou), l'Ouganda (territoires Acholi), ainsi que le Mozambique. Il s'occupe plus enparticulier de l'anthropologie médicale et psychologique ainsi que de l'anthropologie de la violence.

Né à Naples, Beneduce obtiens la Licence de Médecine et Chirurgie en 1981 à l'université de Naples. Puis en 1985 il se spécialise en psychiatre dans la même université. Deux ans après sa licence il suit à Rome un cours de psychothérapie familiale, tout en continuant à s'occuper de psychanalyse, d'anthropologie, et des rapports entre souffrance psychique et violence sociale (pauvreté, marginalité, exclusion sociale).

Ces expériences l’amènerons à conduire plusieurs recherches sur l'épistémologie de la clinique, l'histoire de la psychiatrie et la philosophie du langage avec Sergio Piro, qu'il considère comme son maître dans le domaine des sciences psychiatriques[1]. Dans le sillage de sa pensée, il travaillera dans les quartiers les plus pauvres de la ville de Naples (Miano, Piscinola, "quartier 167"), participant ainsi activement à un modèle de psychiatrie et de santé mentale ancré à la communauté. Ce parcours l’amènera a s’intéresser à l’anthropologie sociale et à la condition des groupes subalternes. Ainsi, parallèlement à son travail clinique et psychothérapeutique, et à ses recherches sur la condition des immigrés et des réfugiés en Italie et en Europe, il participe à partir du 1988 à un projet de recherche du Conseil National des Recherches adressé à l'étude de la médecine traditionnelle en pays dogon, au Mali (Beneduce 1990, 1993, 1995-1996, 1996, etc.).

En 1993 il décide d'entreprendre un doctorat en anthropologie et ethnologie sur la transe et la possession en Afrique à l''École des hautes études en sciences sociales (EHESS), à Paris, sous la direction de Marc Augé. La transe de possession lui donnera un modèle pour penser la condition des dépossédés, des colonisés, mais aussi les stratégies de résistance symbolique à l'ordre dominant et la manipulation du registe symbolique et religieux. La perspective théorique de Marc Augé lui donnera aussi les moyens pour interroger les formes du pouvoir et de la répresssion en Afrique. Il obtiendra son diplôme de doctorat en 2000 avec une thèse intitulée : Entre plusieurs mondes. Acteurs, discours et pratiques de la possession en Afrique[2] (le juri était composé, au-delà de Marc Augé, par Jean-Loup Amselle, René Collignon, André Mary et Elisabeth Roudinesco). Après son doctorat il se consacre à l'enseignement et à la recherche, tout en continuant son activité clinique auprès du Centre Fanon.

En 1996, il fonde le Centre Frantz Fanon[3] : un centre consacré aux citoyens étrangers, et plus particulièrement aux réfugiés, aux sans papiers, aux victimes de torture et de trafic des êtres humains.Il a été le premier centre d'ethnopsychiatrie en Italie et constitue aujourd'hui un lieu de référence à niveau national et international, participant à plusieurs réseaux dans la recherche et la clinique de la migration.

Entre 2001 et 2010, il mène ses recherches au Cameroun, en travaillant sur les transformations des savoirs médicaux locaux (guérisseurs, "églises de la guérison", rituels thérapeutiques, prophétismes, etc.) (Beneduce 2010a, 2010b, 2013). Il conduira ses travaux en s'appuyant sur les recherches d'Eric de Rosny, Jean-François Bayart et Peter Geschiere.

En 2006, dans le cadre de la Mission Ethnologique Italienne en Afrique Subsaharienne[4], projet dont il est le coordinateur, il continuera à effectuer ses recherches en Afrique sur deux axes principaux, à savoir :

  • les savoirs thérapeutiques traditionnels et leurs transformations au Cameroun (2010a, 2010b, 2013), l'Ouganda, le Mozambique et plus particulièrement au Mali, où il développera la recherche commencée en 1988 sur la médecine traditionnelle sur le plateau dogon (2018b, 2019).
  • les conséquences psychologiques des violences et les stratégies d'intervention face aux massacres et à la crise du lien social (en Érythrée, en Éthiopie, en République démocratique du Congo).

Depuis 2000 il est professeur[5] d'Anthropologie médicale et psychologique et d'Anthropologie du corps et de la violence au département de Culture, Politique et Sociétés[6] de l'Université de Turin. Il a été visiting professor en 2010 à l'Université de San Buenaventura (Carthagène des Indes, Colombie) pour y tenir un cours sur l'anthropologie de la violence et de la mémoire. En 2012 il a été visiting professor à l'université de Berkeley (Département d'Anthropologie), pour y tenir le cours The psychic life of History[7]. Ensuite en 2013 à l'université de Libreville (Gabon), puis en 2014 à l'Université Jean Jaurès (Toulouse) et en 2018 en Corse, Chaire “Esprit Méditerranéen Paul Valery” ; en 2016 il a été fellowship à l'IMéRa[8], à Marseille (Institut des études avancées)[9].

Le Centre Frantz Fanon[modifier | modifier le code]

Le Centre Frantz Fanon[10] a été créé par Roberto Beneduce et est un Service de Counselling, psychothérapie et support psychosociale pour les immigrés, les réfugiés et les victimes de torture. Son activation a été possible grâce aux accords stipulés entre l'association Frantz Fanon et les Départements de santé mentale de la ville de Turin.

Durant ces années d'activités, l’équipe du centre, composée par une quinzaine d'opérateurs, a pris en charge près de 2400 patients (families immigrées, mineurs, demandeurs d'asile etc) . Le groupe de travail est composé de médecins-psychiatres et psychologues, une bonne partie desquels a aussi une formation anthropologique, ainsi que de médiateurs culturels et chercheurs.

Les modalités de travail du Centre prévoient des situations ou les patients sont dans la plupart des cas envoyés part d'autres services socio-sanitaires (hôpitaux, centres de santé mentale, etc.). Leurs conditions d'incertitude, de privation et parfois de crise aigüe, imposent qu'ils soient accueillis avec une extrême sensibilité. D'autant plus s'ils ont subi souvent des expériences dramatiques, ce qui constitue pour beaucoup d'utilisateurs étrangers la règle.

Une attention préliminaire est donnée à la structuration d'une places d'accueil le plus attentif possible, et capable de ne pas reproduire les contextes institutionnalisés, la routine des longues attentes, l'indifférence du personnel.

L'accueil et le traitement psychothérapeutique sont réalisés par le personnel médico-psychiatrique et psychologique qui connaît, au-delà à l'Italien, au moins deux autres langues véhiculaires (anglais, français, espagnol etc.), et à la présence de médiateurs culturels ayant des compétences spécifiques en ce qui concerne l'assistance psychologique et psychiatrique[11].

Le travail clinique de groupe, la critique rigoureuse de l'obsession diagnostique aujourd'hui dominante et l'attention portée aux effets de la violence institutionnelle, à côté d'une analyse des dimensions linguistiques et symboliques des symptômes, constituent le chiffre distinctif du travail du Centre[12]. Dans un mot : pas di diagnostic sans une connaissance approfondie de la personne, de son milieu et de son histoire.

L'ethnopsychiatrie[modifier | modifier le code]

En Italie[modifier | modifier le code]

En Italie, l'ethnopsychiatrie reste une discipline récente[13] mais un exemple d'étude ethnopsychiatrique a été la recherche interdisciplinaire menée par l'anthropologue et historien des religions Ernesto De Martino à la fin des années cinquante sur la magie cérémonielle en Lucanie, sur l'élaboration rituelle du deuil, sur le phénomène du Tarentisme dans la sud Italie (Pouilles). Son livre posthume sur les apocalyspses culturelles et pathologiques (La fine del mondo, 1977 ; traduction française 2016), démeure un exemple unique d'analyse sur les dimensions symboliques de la maladie et de la cure rituelle. Son dialogue avec les théories psychiatriques et ethnopsychiatriques de l'époque anticipe une refléxion médico-anthropologique très dense, où se trouvent finalement nouées l'analyse culturelle et symbolique, la psychopathologie et la psychanalyse, l'ethnologie, l'histoire, la littérature, le politique (la condition des classes paysannes et subalternes).

De Martino rebaptisa cette approche disciplinaire comme psychiatrie culturelle et la décrivit comme une discipline qui s'occupe des troubles mentaux en relation avec le conditionnement culturel et social en focalisant son analyse sur le rapport entre les troubles psychiques et le symbolisme mythique-rituel, dont la fonction est pensée comme capable d'une réintegratrice et thérapeutique[14]. Au-delà d'Ernesto de Martino, un autre pionnier de l'ethnopsychiatrie italienne a été d'Michele Risso, psychiatre qui publie en 1964 le livre Sortilegio e delirio (Sortilège et délire), où il analyse la manière par laquelle prennent forme les troubles psychiques parmi des immigrés venant de l'Italie du Sud et travaillant en Suisse, guéris grâce aus traitements rituels et aux rémèdes reçus par les spécialistes de leurs regions (les magiciens).

L'ethnopsychiatrie de la migration

À Turin, l'Association Frantz Fanon[3], fondée en 1997, mène des travaux cliniques et des recherches médico-anthropologiques dans le but de formuler le cadre théorique d'une ethnopsychiatrie critique, ancrée à l'histoire et au contexte socio-politique, capable de conjuguer une pensée de la différence et de la culture avec une sensibilité analytique pour la parole et à une pratique des droits : capable, comme le dit Roberto Beneduce, d'écouter « la vie psychique de l'histoire », de « soigner » le paassé et le futur.

Conscient des enjeux politiques concernant la migration, Roberto Beneduce et les autres membres de l'Association, se sont engagés aussi dans une réflexion épistémologique vouée à interroger le sens des appartenances, les dimensions de la mémoire individuelle et collective, les politiques de l'asile (Beneduce 2018a) et de la citoyennété, et analyser les racines des malentendus au regard de l'ethnopsychiatrie (plus en particulier, les racines racistes et impériales qui marquent la psychiatrie coloniale) et la valeur à attribuer aux dimensions politiques de la souffrance.

La contribution à une critique anthropologique de la psychiatrie occidentale contemporaine (politiques du diagnostic, archéologie du concept de traumatisme, etc.: Beneduce 2010c) est parmi les caractéristiques d'une telle ethnopsychiatrie, ainsi que la définition de stratégies de soin capables de faire face au double défi représenté par les différents idiomes de la souffrance et par les conséquences psychiques de la violence politique et économique, de la violence « structurelle » (selon l'expression rendue célèbre par Paul Farmer), et de la « sorcellerie de l'histoire » (Michael Taussig).

Publications[modifier | modifier le code]

  • 2019 : « Voir et faire voir. Des images et de leur usage dans un traitement rituel dogon », Cahiers d'anthropologie sociale, 17, 218-240.
  • 2018a: « Une nouvelle bataille de vérité. Discours sorcellaires, cicatrices corporelles et régimes de crédibilité dans le droit d'asile », Cahiers d’Études Africaines, LVIII (3-4), 231-232, pp. 763-792.
  • 2018b: « Conectar el mundo. Imágenes y cura ritual en el altiplano Dogón (Malí) », Calibán, Revista Latinoamericana de Psicoanálisis, 16, 2, 153-160
  • 2017 : (avec Nigel Gibson), Frantz Fanon: Psychiatry and Politics, New York, NY: Rowman and Littlefield & Johannesburg, Wits University Press.
  • 2016a, « L’archive Fanon. Clés pour une lecture du présent », 2016, in Roberto Beneduce (sous la direction de), « Mobiliser Fanon », Politique Africaine, 140/4, pp. 7-34.
  • 2016b, «Traumatic Pasts and the Historical Imagination. Symptoms of loss, postcolonial suffering, and counter-memories among African migrants», Transcultural psychiatry, 53, 3, pp. 1-25.
  • 2015a : Un lugar en el mundo. Senderos de la migración entre violencia, memoria y deseo, Prólogo de Marcelo N. Viñar, Universidad Autónoma de Tlaxcala - Escuela Nacional de Antropología e Historia (INAH-ENAH), Ciudad de Mexico, p. 19-380.
  • 2015b, «The Moral Economy of Lying: Subjectcraft, Narrative Capital, and Uncertainty in the Politics of Asylum», Medical Anthropology: Cross-Cultural Studies in Health and Healing. 34 (6):551-571.
  • 2013, «Fantasmagories de la cure. Images de rédemption, routinisation de la vision et «textes cachés» dans les thérapies rituelles», Cahiers d’Études Africaines, LIII (4), 212, pp. 895-913
  • 2012 : Un imaginaire qui tue. Réflexion sur sorcellerie, violence et pouvoir (Cameroun, Mali), in B. Martinelli, J. Bouju (éds.), Violence et sorcellerie en Afrique, Paris, Karthala, p. 309-328.
  • 2012 : La vie psychique de l'Histoire. Frantz Fanon et les défis de la souffrance dans la postcolonie, L'Autre, 13 (3).
  • 2011-2012 « Voices from the Past. Persecutory Interpretation of Sickness and Misfortune in Africa Revisited », Psychopathologie Africaine, XXXVI(3): 335-364.
  • 2011 : La tormenta onirica. Frantz Fanon e le radici di un'etnopsichiatria critica, in R. Beneduce (a cura di), Frantz Fanon. Decolonizzare la follia. Scritti sulla psichiatria coloniale, Ombre corte, Verona, p. 7-70.
  • 2010a : Corpi e saperi indocili. Guarigione, stregoneria e potere in Camerun, Bollati Boringhieri, Torino, p. 1-409.
  • 2010b : Soigner l’incertitude au Cameroun. Le théâtre épique du nganga face aux défis de la professionnalisation et aux économies du miracle, in L- Ludo (sous la dir. de), Le pluralisme médical en Afrique, Karthala-PUCAC, Paris et Yaounde, p. 101-131.
  • 2010c : Archeologie del trauma. Un'Antropologia del sottosuolo, Laterza, Roma - Bari, p. 1-216
  • 2008a : (a cura di) Poteri e identità in Africa subsahariana, Liguori, Napoli, p. 1-440.
  • 2008 : (a cura di) Violenza, "Antropologia Annuario", numero 9/10, p. 1-236.
  • 2008 : « Undocumented bodies, burned identities: refugees, sans papiers, harraga when things fall apart » Social Science Information 47, 5, p. 505-527.
  • 2008c : Breve dizionario di etnopsichiatria, Roma, Carocci, p. 1-128.
  • 2007 : Etnopsichiatria. Sofferenza mentale e alterita' fra Storia, dominio e cultura, Roma, Carocci, p. 399.
  • 2005 : (avec P. Martelli), « Politics of Healing, Politics of Culture », Transcultural Psychiatry 42 (3).
  • 2005 : Antropologia e psicoanalisi, a cura di R. Beneduce e E. Roudinesco, Torino, Bollati Boringhieri, 2 voll.
  • 2002 : Trance e possessione in Africa. Corpi, mimesi, storia, Torino, Bollati Boringhieri, XVI-323 p.
  • 1999 : La guarigione (avec Emanuele Severino et Italo Valent, ed. Tinti M. R., Valent I.), Moretti & Vitali, 128 p.
  • 1998 : Frontiere dell'identità e della memoria. Etnopsichiatria e migrazioni in un mondo creolo, Milano, Franco Angeli, 320 p.
  • 1996 : « Mental Disorders and Traditional Healing Systems Among the Dogon (Mali, West Africa)», Transcultural Psychiatry, 33, pp. 189-220.
  • 1995-1996 : « Si le renard pâle continue à sourire... Réflexions sur une expérience de recherche chez les Dogon (Mali) », Psychopathologie Africaine, XXVII, 1 : 79-89.
  • 1993, Geografie della memoria. Considerazioni clinico-antropologiche su migrazione e salute mentale, in Passaggi di confine. Etnopsichiatria e migrazioni, a cura di V. Di Micco e P. Martelli, Napoli, Liguori, pp. 125-144
  • 1993a, Stranieri, immigrati, rifugiati, nomadi. Appunti per una genealogia dell'alterità, in AA.VV., Luoghi comuni, luoghi inospitali, Bellinzona, Casagrande, pp. 20-60.
  • 1993b (avec Baba Koumare) : « Cultural Psychiatry and Traditional Healing Systems: How Can They Interact? », Psychopathologie Africaine, XXV, 1: 59-75.
  • 1990 (avec Ousmane Salamanta et Barbara Fiore), L’épilepsie en pays dogon. Une approche médico-anthropologique, in Piero Coppo e Arouna Keita (éds.) Médecine Traditionnelle. Acteurs, itinéraires thérapeutiques, Trieste: Ed. E.pp. 193-243,.

Affiliations[modifier | modifier le code]

  • Membre de l’Institut des Mondes Africaines (IMAf), Paris et Aix-en-Provence[15].
  • Membre de l’Associazione Internazionale Ernesto de Martino (EdM[16]), Rome.
  • Membre de la Société des Africanistes[17], Paris.
  • Membre du conseil scientifique du Fond d’Analyse des Sociétés Politiques – FASOPO (Paris, CERI – Sciences-Po)[18].
  • Membre de la Società Italiana di Antropologia Medica (Peruge)[19] / Société Italienne d’Anthropologie Médicale (SIAM).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en-US) « Tre domande a Roberto Beneduce | aut aut », sur autaut.ilsaggiatore.com (consulté le 4 novembre 2017)
  2. « Catalogue SUDOC », sur www.sudoc.abes.fr (consulté le 5 novembre 2017)
  3. (it) « Il CENTRO FRANTZ FANON », sur associazionefanon.it (consulté le 4 novembre 2017)
  4. « Missione Etnologica Africa Subsahariana », sur www.africasubsahariana.unito.it (consulté le 4 novembre 2017)
  5. (it) Università degli Studi di Torino, « Prof. Roberto Beneduce - Corsi di Studio del Dipartimento di Culture, Politica e Società - Università degli Studi di Torino », sur www.didattica-cps.unito.it (consulté le 5 novembre 2017)
  6. (it) Università degli Studi di Torino, « Home Page - Corsi di Studio del Dipartimento di Culture, Politica e Società - Università degli Studi di Torino », sur www.didattica-cps.unito.it (consulté le 5 novembre 2017)
  7. (en) Evan Reed, « The Psychic Life of History, Culture, Illness and Violence », Anthropology Department, UC Berkeley,‎ (lire en ligne, consulté le 4 novembre 2017)
  8. « Fondation IMéRA - Institut d'études avancées - Aix Marseille Université », sur imera.univ-amu.fr (consulté le 5 novembre 2017)
  9. « Roberto BENEDUCE | IMéRA - Institut d'études avancées », sur imera.univ-amu.fr (consulté le 5 novembre 2017)
  10. (it) « Centro Frantz Fanon », sur associazionefanon.it
  11. (it) « Il CENTRO FRANTZ FANON », sur associazionefanon.it (consulté le 5 novembre 2017)
  12. (it) « Chi siamo », sur associazionefanon.it (consulté le 5 novembre 2017)
  13. (it) « etnopsichiatria critica | www.psychiatryonline.it », sur www.psychiatryonline.it (consulté le 5 novembre 2017)
  14. Etnopsichiatria", di Piero Coppo, ediz. Il Saggiatore, Milano , 1996 (alla pag. 31
  15. « IMAF - Institut des mondes africains - BENEDUCE Roberto », sur imaf.cnrs.fr (consulté le 5 novembre 2017)
  16. (it) « Associazione Internazionale Ernesto de Martino », sur www.ernestodemartino.it (consulté le 5 novembre 2017)
  17. « Société des Africanistes », sur Société des africanistes (consulté le 5 novembre 2017)
  18. « Equipe | www.fasopo.org », sur www.fasopo.org (consulté le 5 novembre 2017)
  19. Sesinet S.a.S., [http://www.antropologiamedica.it/siam/soci_ind.php « Salute e Cultura � Fondazione Angelo Celli | SIAM Soci e Bibliografie »], sur www.antropologiamedica.it (consulté le 5 novembre 2017)

Liens externes[modifier | modifier le code]