Robert Creeley

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Robert Creeley
Creeley.jpg

Robert Creeley en 1972

Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 78 ans)
Odessa (Texas)
Sépulture
Cimetière du Mont Auburn (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation

Bachelor of Arts, Harvard University (1946)

Master of Arts, University of New Mexico (1960)
Activités
Conjoint

Ann MacKinnon, mariage en 1946, Bobby Louise, mariage en 1957, divorce en 1976,

Penelope Highton, mariage en 1977
Autres informations
A travaillé pour
Membre de
Academy of American poets
Mouvement
Projectiviste
Maître
Charles Olson, William Carlos Williams
Distinctions
Liste détaillée

Robert Creeley[1], [2], [3], [4] né le à Arlington dans l'état du Massachusetts (États-Unis) et mort des suites d'une pneumonie le à Odessa,dans l'état du Texas, est un poète, essayiste, universitaire américain. Il est le fondateur du mouvement littéraire dit du "Black Mountain" ou mouvement "Projectiviste". Il a été élu Chancelier de l'Academy of American Poets en 1999, il tiendra cette charge jusqu'en 2002[5]. Il est enterré au cimetière de Mount Auburn à Cambridge dans le Massachusetts.

Repères biographiques[6][modifier | modifier le code]

Robert Creeley était le fils de Oscar Slate Creeley, un médecin-chef du Symmes Hospital d'Arlington, et de Genevieve Creeley une infirmière[7]. En 1928, il est victime d'un accident qui lui coûte l’œil gauche, en 1930 Robert perd son père victime d'un accident automobile. La famille ne pouvant plus supporter les charges financières du logement à Arlington, la mère de Robert Creeley part s'installer à West Acton[8], un village rural du Massachusetts, où elle exercera son métier d'infirmières. Après ses études secondaires à la Holderness Schoo[9]l, il est reçu à l'Université d'Harvard en 1943. À la fin de la Seconde Guerre mondiale, en 1945, il abandonne ses études entrer comme chauffeur d'ambulance au sein de l'association American Field Service[10] sur le théâtre des opérations militaires de Birmanie[11]. En 1945, de retour aux États-Unis, il reprend ses études à Harvard et épouse Ann Mac Kinnon, la première des trois épouses. Devenu alcoolique il abandonne ses études en 1946. Commence alors une correspondance soutenue avec le poète Charles Olson qui le soutiendra dans son travail d'écriture.

En 1948, le couple Creeley emménage à Provincetown, ville côtière qui était devenue un haut lieu de la vie artistique américaine. Après bien des voyages, en 1954, il rejoint Charles Olson au Black Mountain College[12] qui en a pris la direction en 1951[13]. Avec Robert Duncan, il sera un rédacteur majeur de la Black Mountain Review qui sera pendant son existence un support de diffusion de la poésie expérimentale des États-Unis.

En 1956, Robert Creeley part s'installer à Albuquerque dans l'état du Nouveau Mexique (États-Unis). Là, il se remarie avec Bobby Louise, sa seconde femme, et entame des études à l'Université du Nouveau Mexique et il obtiendra son Master of Arts en 1960. À partir de 1964 il sera professeur d'université pour gagner sa vie et pouvoir entretenir sa famille (il aura 3 fils et 4 filles[14]). De 1964 à 2003 il sera professeur à l'Université d'état de New York à Buffalo, et de 2003 à 2005 professeur à l'Université Brown.

Auteur de plus d'une soixantaine de livres, il est considéré comme l'une des voix majeures de la poésie américaine des années 1950, notamment à travers le courant poétique de Black Mountain dont il fut l'un des représentants. Il fut l'ami de nombreux poètes américains majeurs, tels que Charles Olson, Robert Duncan, Allen Ginsberg, John Wieners et Ed Dorn. Il a enseigné durant de nombreuses années à l'université de Buffalo. Il a vécu à Waldoboro, à Buffalo, et à Providence, à Rhode Island.

La poésie de Creeley est celle des relatons intimes, avec leurs émotions, leurs sensualité. Son style s’éloigne de tout lyrisme pour être minimaliste, allusif, fait de nuances subtiles.

Publications ( sélections)[modifier | modifier le code]

Recueil de poésie[modifier | modifier le code]

  • The Collected Poems, 1975-2005, éd. University of California Press, 2006,
  • On Earth, éd.  University of California Press, 2006,
  • If I were writing this, éd . New Directions Publishing Corporation, 2003,
  • Just in Time: Poems 1984-1994, éd. New Directions Publishing Corporation, 2001,
  • Collected Prose, éd. Dalkey Archive Press, 2001,
  • Life & Death, éd. New Directions Publishing Corporation, 1998,
  • So There, éd.  New Directions, 1998,
  • Selected Poems, éd. University of California Press, 1991,
  • Windows, éd. New Directions Publishing Corporation, 1990,
  • Dreams, éd. Salient Seedling, 1989,
  • Memory Gardens,  éd. New Directions Publishing Corporation, 1986,
  • Mirrors, éd. New Directions Publishing Corporation, 1983,
  • Echoes, éd. New Directions Publishing Corporation, 1982,
  • The Collected Poems of Robert Creeley, 1945-1975, éd. University of California Press, 1982,
  • Later: New Poems, éd. New Directions Publishing Corporation, 1979,
  • Away, éd.Black Sparrow Press, 1976,
  • Thirty Things, éd. Black Sparrow Press, 1975,
  • A Day Book,  éd. Charles Scribner's Sons, 1972,
  • Listen, éd. Charles Scribner Publishing , 1972,
  • Pieces,  éd. Scribner, 1969,
  • The Charm: Early and Uncollected Poems, éd. Marion Boyars Publisher, 1968,
  • Words, éd. Scribner, 1967,
  • For Love, éd. MacMillan Publishing Company, 1962.

Nouvelles, correspondances et autres écrits[modifier | modifier le code]

  • The Selected Letters of Robert Creeley, éd. University of California Press, 2014,
  • Day Book of a Virtual Poet, éd. Spuyten Duyvil, 1998,
  • John Altoon, éd. Museum of Contemporary Art, San Diego, 1998,
  • The Collected Prose of Robert Creeley, éd. Dalkey Archive Press, 1984, 1988, 2004,
  • Memories, éd. Pig Press, 1984,
  • Mabel: A Story, éd.  Marion Boyars, 1976,
  • Presences: A Text for Marisol, éd. Charles Scribner's Sons, 1976,
  • A Sense Of Measure, éd. Marion Boyars Publishers, 1972,
  • The Gold Diggers, éd. Charles Scribner Publishing, 1965,
  • The Island, éd. Marion Boyars Publishers, 1963[15]

Théâtre[modifier | modifier le code]

  • Listen (1972)

Essais[modifier | modifier le code]

  • Tales Out of School: Selected Interviews, éd. University of Michigan Press, 1993,
  • Autobiography , éd. Hanuman Books, 1990
  • The Collected Essays of Robert Creeley,  éd. University of California Press, 1989,
  • Hello: A Journal, February 23-May 3, 1976, éd. New Directions, 1978,
  • A Quick Graph Collected Notes and Essays,  éd. Four Seasons Foundation, 1970,
  • Was That a Real Poem and Other Essays,  éd. Subterranean Co, 1940,

Traductions de ses œuvres en français[modifier | modifier le code]

  • Là, poèmes 1968-1975, traduction Martin Richet, éd. Éditions Héros-limite, 2010,
  • Bolinas et moi, traduction Martin Richet, éd. Contrat Maint, 2007,
  • Le Sortilège, traduction Stéphane Bouquet, éd. Nous, 2006,
  • La Fin, choix, traduction et présentation de Jean Daive, éd. Gallimard, 1997,
  • Echos, traduction Jean-Paul Auxeméry, éd. Editions Format américain, 1995,
  • L’Insulaire, traduction Céline Zins, éd. Gallimard, 1972.

Prix et distinctions (sélection)[modifier | modifier le code]

Regards sur son œuvre, articles et interviews[modifier | modifier le code]

  • Robert Creeley, article de Gérard Purnelle pour la revue "Culture" de l'université de Liège, 2012[20]
  • Là, poèmes de Robert Creeley (1968-1975), article rédigé par  Éric Houser pour la revue Sitaudis, 2010[21],
  • What Is Left Out, par August Kleinzahler pour le New York Times, 2008[22]
  • What Life Says to Us, par Stephen Burt pour la London Review of Books, 2008[23],
  • Robert Creeley, 78, Groundbreaking Poet, Dies, par Dinitia Smith pour le New York Times, 2005[24],
  • Robert Creeley, article de Michael Hrebeniak pour The Guardian, 2005[25],
  • Robert Creeley, 1926–2005, par Robert Adamson our la revue Jacket2, 2005[26],
  • Robert Creeley, Poet of 'vigilant minimalism', article de Andrew Rosenheim pour The Independent, 2005[27]
  • Robert Creeley, The Art of Poetry No. 10, interview menée par Lewis MacAdams and Linda Wagner-Martin, pour The Paris Review, 1968[28],

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Robert Creeley | American poet », Encyclopedia Britannica,‎ (lire en ligne)
  2. Encyclopædia Universalis, « ROBERT CREELEY », sur Encyclopædia Universalis (consulté le 29 septembre 2017)
  3. (en) « Robert Creeley », sur www.litencyc.com (consulté le 29 septembre 2017)
  4. (en) « Robert Creeley », sur Biography.com (consulté le 30 septembre 2017)
  5. (en) aapone, « chancellors », sur chancellors, (consulté le 29 septembre 2017)
  6. « Robert Creeley's Life and Career », sur www.english.illinois.edu (consulté le 30 septembre 2017)
  7. (en) « Robert Creeley Biography - eNotes.com », sur eNotes (consulté le 30 septembre 2017)
  8. « West Acton », sur westacton (consulté le 30 septembre 2017)
  9. (en) « Holderness School », Wikipedia,‎ (lire en ligne)
  10. AFS Vivre Sans Frontière, « AFS Vivre Sans Frontière | Programmes interculturels à l’étranger », sur AFS Vivre Sans Frontière (consulté le 30 septembre 2017)
  11. (en) « Creeley, Robert (1926-2005) », Harvard Square Library,‎ (lire en ligne)
  12. (en) « Black Mountain College | college, Black Mountain, North Carolina, United States », Encyclopedia Britannica,‎ (lire en ligne)
  13. (en) « Black Mountain College | college, Black Mountain, North Carolina, United States », Encyclopedia Britannica, {{Article}} : paramètre « année » ou « date » manquant (lire en ligne)
  14. « Robert Creeley », sur www.nndb.com (consulté le 30 septembre 2017)
  15. R. W. Flint, « Upbeat », The New York Review of Books,‎ (ISSN 0028-7504, lire en ligne)
  16. (en) « Robert Creeley | The Bollingen Prize for Poetry », sur bollingen.yale.edu (consulté le 30 septembre 2017)
  17. « Shelley Winners - Poetry Society of America », sur www.poetrysociety.org (consulté le 30 septembre 2017)
  18. a et b (en) « John Simon Guggenheim Foundation | Robert Creeley », sur www.gf.org (consulté le 30 septembre 2017)
  19. (en) « Lannan Foundation », sur Lannan Foundation (consulté le 30 septembre 2017)
  20. « Robert Creeley » (consulté le 30 septembre 2017)
  21. Là, poèmes de Robert Creeley (1968-1975) par Éric Houser, les parutions, l'actualité poétique sur Sitaudis.fr (lire en ligne)
  22. (en) August Kleinzahler, « Robert Creeley: Selected Poems, 1945-2005 - Edited by Benjamin Friedlander - Book Review », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne)
  23. Stephen Burt, « What Life Says to Us », London Review of Books,‎ , p. 20–22 (ISSN 0260-9592, lire en ligne)
  24. (en) Dinitia Smith, « Robert Creeley, 78, Groundbreaking Poet, Dies », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne)
  25. (en) Michael Hrebeniak, « Obituary: Robert Creeley », The Guardian,‎ (ISSN 0261-3077, lire en ligne)
  26. (en) « Jacket 26 — October 2004 — Robert Adamson on Robert Creeley, 1926–2005 », sur jacketmagazine.com (consulté le 30 septembre 2017)
  27. (en) « Robert Creeley », The Independent,‎ (lire en ligne)
  28. Interviewed by Lewis MacAdams and Linda Wagner-Martin, « Robert Creeley, The Art of Poetry No. 10 », The Paris Review, vol. Fall 1968, no 44,‎ (ISSN 0031-2037, lire en ligne)