Charles Olson

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Charles Olson
Charlesolson.jpg
Biographie
Naissance
Décès
(à 59 ans)
New York
Sépulture
Nationalité
Formation

Bachelor of Arts, Wesleyan University, 1932

Master of Arts, (littérature anglaise) Wesleyan University, 1933
Activité
poète, essayiste, critique littéraire, professeur d’université
Père
Karl Joseph Olson
Mère
Mary Theresa Hines
Conjoint
Constance Wilcock, Elizabeth Kaiser
Enfant
Katherine Mary et Charles Peter
Autres informations
A travaillé pour

Clark University (1934-36) Harvard University (1937) Radcliffe College (1937) Black Mountain College (1951-56)

Université d'état de New York à Buffalo (1963-65)
Parti politique
Démocrate
Membre de
Academy of American Poets
Mouvement
Postmodernisme, projectivisme,
Maître
Ezra Pound, William Carlos Williams
Partenaire
Robert Creeley
Distinctions

1969 : National Endowment for the Arts 1965 : Oscar Blumenthal Prize délivré par Poetry magazine,. 1961 : Longview Foundation award pour The Maximus Poems, 1952 : Wenner-Gren Foundation grant6, 1948 : boursier de la fondation Guggenheim7,

1939 : boursier de la fondation Guggenheim7.
Œuvres principales
Call Me Ishmael, The Maximus Poems, Human Universe, Mayan Letters
Olson-1.jpg

Vue de la sépulture.

Charles Olson[1],[2],[3], né le 27 décembre 1910 à Worcester dans l'état du Massachusetts, mort le à New York, est un poète, essayiste, universitaire américain représentant du courant post moderniste et qui a lancé l'école dite « projectiviste »[4] du Black Mountain College.

Biographie[modifier | modifier le code]

Charles Olson est le fils de Karl Joseph Olson et de Mary Theresa Hines, une famille ouvrière. Ses parents emmèneront régulièrement Charles passer l'été à Gloucester dans le Massachusetts , un village de pêcheurs[5]. Les souvenirs de ces étés marqueront l'inspiration de Charles Olson.

Après ses études secondaires, il entre à la  Wesleyan University, il y obtiendra son Bachelor of Arts en 1932 et son Master of Arts en 1933. Son mémoire de master portait sur Herman Melville. Il commence en 1934 sa carrière d’universitaire en devenant chargé de TD à l'Université Clark, il y restera jusqu'en 1936, pour entrer comme assistant à l'Université de Harvard. En même temps qu'il y donne des cours de littérature anglaise, il suit des conférences dans le but de présenter une thèse de doctorat (Ph.D). bénéficiant d'une bourse de la fondation Guggenheim, il abandonne son projet de thèse pour rédiger un livre qui sera un développement de son mémoire de master, livre qui sera publié en 1947 sous le titre de Call Me Ishmael.

Il enseignera au Radcliff College de 1937 jusqu'en 1942 où il travaillera pour le American Civil Liberties Union pour participer à la propagande anti-nazie. Son engagement le fait remarquer des instances du parti Démocrate, alors qu'il aurait pu embrasser une carrière politique, en 1948 il retourne à l'enseignement comme professeur au Black Mountain College pour remplacer Edward Dahlberg (en). En 1951 il est appelé pour succèder à  Josef Albers, pour diriger le Black Mountain College, poste qu'il occupera jusqu'à la fermeture de l’établissement en 1957.

Il retourne à Gloucester en 1957. En 1963 il sera Maître de Conférence à l'Université d'État de New York à Buffalo, poste qu'il occupera jusqu'à une dépression consécutive au décès de son épouse en 1964 le diminue en 1965. En 1969, il est engagé pour donner des conférences à l'Université du Connecticut, mais rapidement il est terrassé par un cancer du foie[6].

Les manuscrits de Charles Olson sont consultables aux "Olson Archive" de l'Université du Connecticut[7] et au "Harry Ransom Humanities Research Center"[8] de l'Université du Texas à Austin.

L'université Simon Fraser a créé en 2011 le prix Charles Olson [9]

Premiers écrits[modifier | modifier le code]

Son premier livre, Call Me Ishmael (1947), est une étude sur le Moby Dick d'Herman Melville, basée sur sa propre thèse de doctorat inachevée à Harvard. Dans son pamphlet Projective Verse[4], paru en 1950 (manifeste du postmodernisme), Olson ouvre la perspective d'un mètre de la poésie basé sur le souffle du poète et donc d'une construction à partir des sons et des liens entre les sensations plutôt que sur la syntaxe et la logique. Il applique cela dans son poème The Kingfishers, publié en 1949 puis édité dans son premier recueil de poèmes : In Cold Hell, in Thicket (1953). Son second recueil, The Distances, est publié en 1960.

De 1951 à 1956, Olson fut le recteur du Black Mountain College, collège expérimental situé en Caroline du Nord, et programma durant cette période des workshops avec des créateurs tels que : John Cage, Robert Creeley, Allen Ginsberg, Robert Duncan, Fielding Dawson, Jonathan Williams, Ed Dorn, Stan Brakhage.

The Maximus Poems[modifier | modifier le code]

En 1950, Olson commence à écrire The Maximus Poems, projet qu'il n'accomplira pas avant sa mort. Il y explore l'histoire de l'Amérique, mais aussi bien les dimensions épiques de lieux comme le Massachusetts et plus spécifiquement Gloucester où il réside. L'œuvre fait parler Maximus, en partie inspiré de Maxime de Tyr, un philosophe grec itinérant, et en partie d'Olson lui-même. Le dernier volume, inachevé, présente un Gloucester idéal, où les valeurs de communauté remplacent celles du commerce.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Recueils de poésies[modifier | modifier le code]

  • Selected Poems of Charles Olson, éd. University of California Press, 1993,
  • A Nation of Nothing But Poetry: Supplementary Poems, éd. Black Sparrow Press, 1989,
  • The Collected Poems, éd. University of California Press, 1987,
  • The Maximus Poems, éd. University of California Press, 1985,
  • Muthologos II, éd.  Bookpeople, 1980,
  • Maximus Poems Iv, V, Vi, éd. Cape, 1968,
  • In Cold Hell, In Thicket, éd.  Four Seasons, 1967,
  • O'Ryan 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10, éd. White Rabbit Press, 1965,
  • Maximus, from Dogtown - I, éd. Auerhahn, 1961,
  • Distances, éd. Random House Trade Paperbacks, 1960,
  • The Maximus Poems, éd.  University of California Press, 1960,

Essais, conférences et autres écrits[modifier | modifier le code]

  • Charles Olson at Goddard College, éd.  Cuneiform Press, 2011,
  • Citizens Rule Book, éd. Whitten Printers, 2011,
  • The Principle of Measure in Composition by Field: Projective Verse II, éd. Chax Press, 2010,
  • A Charles Olson Reader, éd. Carcanet Press, 2005,
  • The Portal Spell, éd. America Star Books, 2003,
  • The Special View of History: Lectures at Black Mountain, 1956, éd. Barrytown Limited, 1999,
  • Collected Prose, éd.  University of California Press, 1997,
  • Charles Olson/Modern Critical Views Series 2, éd.  Chelsea House Pub, 1994,
  • Charles Olson and Ezra Pound: An Encounter at St. Elizabeths, éd. Athena, 1975,
  • Post Office, éd. City Lights Books, 1975,
  • Additional prose: A bibliography on America, Proprioception & other notes & essays, éd. Four Seasons Foundation, 1974
  • Poetry and Truth the Beloit Lectures, éd. Pergamon Press, 1971,
  • casual mythology, éd. Four Seasons Foundation, 1969,
  • Pleistocene Man, éd. The Institute of Further Studies, 1968,
  • Mayan Letters, éd. Cape editions, 1968,
  • Charles Olson Reading at Berkeley, éd. Coyote, 1966,
  • Selected Writings, éd. New Directions Publishing Corporation, 1966,
  • Proprioception, éd. Four Seasons Foundation, 1965,
  • Human Universe and Other Essays, éd. Grove Press, 1965,
  • A Bibliography On America for Ed Dorn, éd. Four Seasons, 1964,
  • Call Me Ishmael, éd. Johns Hopkins University Press, 1947

Correspondance[modifier | modifier le code]

  • Letters for Olson, éd. Spuyten Duyvil Publishing, 2016,
  • Evidence of What Is Said: The Correspondence Between Ann Charters and Charles Olson about History and Herman Melville, éd. Tavern Books, 2015,
  • After Completion: The Later Letters of Charles Olson and Frances Boldereff, éd. Talonbooks, 2013,
  • Selected Letters, éd. University of California Press , 2001,
  • Charles Olson & Cid Corman: Complete Correspondence 1950-1964, Volume 2, éd.  National Poetry Foundation, 1991
  • Charles Olson & Cid Corman: Complete Correspondence 1950-1964, Volume I, éd. National Poetry Foundation, 1987,
  • Charles Olson & Robert Creeley: The Complete Correspondence, éd. Black Sparrow Books, 1980,
  • Letters for Origin 1956, éd. Paragon House, 1969,

Théâtre[modifier | modifier le code]

  • The Fiery Hunt and Other Plays, éd.  Four Seasons Foundation, 1977,

Traductions françaises[modifier | modifier le code]

  • La vraie vie d'Arthur Rimbaud, traduction et notes de Auxeméry, Editions de la Librairie Olympique, 2017,
  • Les poèmes de Maximus, traduction, présentation et glossaires de Auxeméry, Éditions de la Nerthe, 2009,
  • Les martins-pêcheurs, Vers projectif et autres poèmes, traduction et présentation de Auxeméry, éd. Ulysse Fin de Siècle, 2005,
  • Cette île est la mienne, écrivains et poètes de Nouvelle-Angleterre, éd. Théâtre Typographique, 2004,
  • Commencements [textes de diverses origines], trad. de Vincent Dussol, Holly Dye, Éric Giraud, Pascal Poyet, Bernard Rival, Bénédicte Vilgrain, éd. Théâtre typographique, 2000,
  • Lettres Mayas, trad. de Vincent Dussol, avec une introduction. de Kenneth White, éd. Trois cailloux, Maison de la culture d’Amiens, 1990,
  • Appelez-moi Ismaël, trad. de Maurice Beerbloch, éd. Gallimard, 1962.

Prix et distinctions[modifier | modifier le code]

  • 1969 : National Endowment for the Arts
  • 1965 : Oscar Blumenthal Prize délivré par Poetry magazine,.
  • 1961 : Longview Foundation award pour The Maximus Poems,
  • 1952 : Wenner-Gren Foundation grant[10],
  • 1948 : boursier de la fondation Guggenheim[11],
  • 1939 : boursier de la fondation Guggenheim[11].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Les Poèmes de Maximus de Charles Olson, par Jacques Demarcq pour la revue Sitaudis, 2009[12],
  • On Charles Olson, article de Robert Creeley pour la revue Jacket2, 2000[13]
  • Charles Olson in Connecticut, par Charles Boer, éd. Wesleyan College Press, 1991,
  • Charles Olson: the allegory of a poet's life, par Tom Clark, éd. Norton, 1991,
  • Charles Olson, The Art of Poetry No. 12, interview menée par Gerard Malanga pour The Paris Review, 1970[14]

références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Charles Olson | American poet », Encyclopedia Britannica,‎ (lire en ligne)
  2. Encyclopædia Universalis, « CHARLES OLSON », sur Encyclopædia Universalis (consulté le 1er octobre 2017)
  3. (en) « Charles Olson facts, information, pictures | Encyclopedia.com articles about Charles Olson », sur www.encyclopedia.com (consulté le 1er octobre 2017)
  4. a et b (en) « Projective verse »
  5. (en) « Gloucester, MA - Official Website », sur gloucester-ma.gov (consulté le 1er octobre 2017)
  6. (en) Charles Olson, « Charles Olson », sur Charles Olson, (consulté le 1er octobre 2017)
  7. (en-US) « The Charles Olson Research Collection | UConn Library », sur lib.uconn.edu (consulté le 1er octobre 2017)
  8. « Paterson Society: An Inventory of Its Collection at the Harry Ransom Center », sur norman.hrc.utexas.edu (consulté le 1er octobre 2017)
  9. « Charles Olson Award - Department of English - Simon Fraser University », sur www.sfu.ca (consulté le 1er octobre 2017)
  10. (en-US) « Charles Olson | Poet, Mythologist, Teacher, Scholar », sur charlesolson.ca (consulté le 1er octobre 2017)
  11. a et b (en) « Charles Olson »
  12. Les Poèmes de Maximus de Charles Olson par Jacques Demarcq, les parutions, l'actualité poétique sur Sitaudis.fr (lire en ligne)
  13. (en) « Jacket 12 - Robert Creeley - Preface to 'Charles Olson...', by Tom Clark », sur jacketmagazine.com (consulté le 1er octobre 2017)
  14. Interviewed by Gerard Malanga, « Charles Olson, The Art of Poetry No. 12 », The Paris Review, vol. Summer 1970, no 49,‎ (ISSN 0031-2037, lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]