Relations entre l'Iran et la Turquie

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Relations entre la Turquie et l'Iran
Drapeau de la Turquie
Drapeau de l'Iran
Turquie et Iran
     Turquie      Iran

Les relations entre l’Iran et la Turquie sont globalement pacifiques depuis l'établissement de la République turque en 1923 mais sont parfois tendues, notamment en raison du système de défense antimissile de l'OTAN installé sur le territoire turc, vu par les Iraniens comme un stratagème américain pour protéger Israël de toute contre-attaque balistique iranienne.

D'autres raisons expliquent l'ambivalences des relations turco-iraniennes au XXe siècle. Etat laïc depuis 1923, la Turquie a longtemps remisé l'islam à l'arrière-plan. Or, aux yeux de la révolution iranienne, l'abolition du Califat et la modernisation à marche forcée signent autant d'imitations de l'Occident[1].

Aujourd'hui, l'Iran et la Turquie coopèrent malgré tout dans de nombreux domaines, tels que la lutte contre le terrorisme et le narcotrafic afin de promouvoir la stabilité en Irak et en Asie centrale.

L'Iran dispose d'une ambassade à Istanbul tandis que la Turquie dispose d'une ambassade à Téhéran.

Opinion publique[modifier | modifier le code]

Selon un sondage de la BBC World Service en 2013, 17 % des citoyens turcs voient l'influence de l'Iran comme étant positive tandis que 57 % expriment un point de vue négatif à l'égard de l'Iran[2]. Selon un autre sondage en 2012 du think tank américain Pew Research Center, 37 % des Turcs pensent que l'Iran n'est pas une menace alors que 26 % des autres sondés approuvent l'utilisation de la force militaire pour empêcher l'Iran d'obtenir l'arme nucléaire. 57 % des sondés affirment s'opposer à l'acquisition par les Iraniens d'armes nucléaires[3].

Relations économiques[modifier | modifier le code]

L'ambassadeur iranien à Ankara, 2006.

Les deux pays sont membres de l'Organisation de coopération économique (ECO). Chaque année, de nombreux touristes iraniens viennent visiter la Turquie, bénéficiant ainsi à l'économie turque[4].

Le commerce bilatéral a fortement augmenté depuis ces dernières années, passant de 1 milliard de dollars USD en 2000 à 4 milliards de dollars en 2005[5]. La Turquie importe notamment du gaz naturel depuis l'Iran (10 milliards de mètres cubes par an, couvrant 30 % de ses besoins).

En 2001, un gazoduc reliant Tabriz (Iran) à Ankara (Turquie) a été inauguré.

Lutte conte le terrorisme[modifier | modifier le code]

La Turquie et l'Iran se sont engagés à lutter conjointement contre les terroristes en Irak, alors que le PKK représente une menace sérieuse pour la Turquie[6]. Le ministère iranien des Affaires étrangères, Ali Akbar Salehi, estime que la mort de soldats turcs auraient pu être évités si les États-Unis avaient informé la Turquie que des terroristes s'infiltrent sur le sol turc avec des armes lourdes. L'armée américaine dispose en effet de drones surveillant le long de la frontière irako-turque.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Tancrède Josseran, « "Iran-Turquie: voisins mais pas amis », Conflits n°6,‎ juillet-aout-septembre 2015
  2. (en) 2013 World Service Poll, BBC, consulté le 1er juin 2013
  3. (en) A Global “No” To a Nuclear-Armed Iran, Pew Research Center, 18 mai 2012
  4. (en) Turkey, Iran ready to bolster tourism, Turkish Daily News (en), 19 juin 2006
  5. (en) Caught in the fray: Turkey enters debate on Iran's nuclear program, The Christian Science Monitor, 2 février 2006
  6. Mohammad-Reza Djalili et Thierry Kellner, « Ankara et Téhéran, alliés ou concurrents ? : Le président Erdoğan, un encombrant partenaire », Le Monde diplomatique,‎ (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]