Rafqa Pietra Choboq Ar-Rayès

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Rafqa Pietra Choboq Ar-Rayes
Image illustrative de l'article Rafqa Pietra Choboq Ar-Rayès
Religieuse Maronite, Sainte
Naissance 29 juin 1832
Himlaya, Liban
Décès 23 mars 1914  (à 82 ans)
Batroun
Nationalité Flag of Lebanon.svg Libanaise
Vénéré à Couvent Saint-Simon à Aito
Béatification 17 novembre 1985 Rome
par Jean-Paul II
Canonisation 10 juin 2001 Rome
par Jean-Paul II
Vénéré par l'Église catholique romaine
Fête 23 mars

Sainte Rafqa Pietra Choboq Ar-Rayes 1832-1914, est une religieuse Maronite du Liban. Elle est la première sainte libanaise.

Vie[modifier | modifier le code]

Elle est née le 29 juin 1832, fille de Mourad Al Rayess et de Rafqa Gemayel, à Himlaya dans la montagne à quelques kilomètres de Beyrouth. Elle fut baptisée sous le prénom de Boutrossieh, ou Pierrette, en souvenir de Sainte Pétronille, dont la paternité était attribuée à Saint Pierre.

Elle perdit sa mère alors qu'elle n'avait que 7 ans. À l'âge de 10 ans, elle fut placée comme servante à Damas dans une famille chrétienne maronite, elle y restera quatre ans.

En 1847 Pietra revint au domicile familial, où son père, remarié, souhaitait la voir se marier, mais déjà, elle voulait devenir religieuse, et dut lutter contre les desseins de sa famille.

Malgré l'opposition de ses parents elle entra comme sœur lai (domestique) chez les Mariamettes une congrégation récemment fondée par le Père Joseph Gemayel. Les tentatives faites pour la ramener chez elle échouèrent.

Lors de l'attaque des Druzes, et le massacre des chrétiens qui s'ensuivit, Pietra (à qui on avait donné le nom d'Anissa en religion) réussit à sauver un enfant en le cachant sous ses vêtements.

C'est en 1862 qu'elle prononça ses premiers vœux et fut envoyée comme cuisinière au collège-séminaire de Ghazir avant de devenir institutrice, dès 1863, et de fonder une école de filles où elle œuvra sept ans.

Mais en 1871 sa congrégation fut dissoute. Dans une vision, il lui est indiqué de rejoindre l'Ordre libanais maronite, ce qu'elle fit, en rejoignant le couvent de Saint Simon à Aito, au nord du pays. Là, elle prend le prénom de sa mère, Rafqa, et fit sa profession solennelle l'année suivante, en 1872. Elle restera plus de 25 ans dans ce couvent.

Au bout de treize années de vie religieuse, elle demanda par la grâce de Dieu sa passion rédemptrice. Le même soir elle ressentit une violente douleur à la tête qui se propagea par la suite à l'œil. Un chirurgien tenta une intervention où elle refusa l'anesthésie et qui échoua, lui causant la perte de cet œil.

Malgré une santé chancelante, Rafqa est envoyée, en 1897 dans un couvent nouvellement fondé, dans les environs de Batroun. Six moniales l'accompagnaient. Elle s'y employa aux travaux domestiques, et à la prière, en toute simplicité et humilité. Mais en 1899, elle devint complètement aveugle. Comme elle se trouva être en plus atteinte de tuberculose osseuse, elle dut passer les dernières années de sa vie étendue sur le côté. Elle supporta ses souffrances par la prière avec patience, foi et apaisement.

Rafqa mourut le 23 mars 1914, et fut enterrée dans le monastère où elle avait vécu la plus grande partie de son existence. Des miracles furent constatés sur sa tombe.[réf. souhaitée]

Béatification et canonisation[modifier | modifier le code]

Le 9 juin 1984 le Pape Jean-Paul II promulgua le décret de béatification de Rafqa Al Rayess à la suite de la guérison reconnue miraculeuse d'Elisabeth Ennakl intervenue en 1938.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Osservatore Romano : 1985 n.46 - n.48 - 2001 n.24 p.1.4 - n.25 p.4-5
  • Documentation Catholique : 1985 p.141

Citations[modifier | modifier le code]

Lors de la cérémonie de canonisation de Rafqa, le pape Jean-Paul II dit :

« En canonisant Rafqa Choboq Ar-Rayes, l'Église met en lumière le mystère de l'amour donné et accueilli pour la gloire de Dieu et le salut du monde. Moniale de l'Ordre libanais maronite, elle a désiré passionnément aimer Dieu et donner sa vie pour ses frères. »
« Puisse sainte Rafqa veiller sur ceux qui connaissent la souffrance, en particulier sur les peuples du Moyen-Orient affrontés à la spirale destructrice et stérile de la violence ! »

Liens externes[modifier | modifier le code]