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Quintette pour piano et cordes no 1 de Fauré

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Quintette pour piano et cordes no 1
op. 89
Image illustrative de l’article Quintette pour piano et cordes no 1 de Fauré
Esquisses du Quintette (manuscrit autographe).

Genre quintette avec piano
Musique Gabriel Fauré
Durée approximative 30 min
Dates de composition 1887-1895 puis 1903-1905
Dédicataire Eugène Ysaÿe
Publication 1907
Schirmer
Création
Bruxelles, Cercle artistique
Interprètes quatuor Ysaÿe, Gabriel Fauré (piano)

Le Quintette pour piano et cordes no 1 en ré mineur opus 89 est le premier quintette pour piano, deux violons, alto et violoncelle de Gabriel Fauré.

Contexte et création

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Gabriel Fauré compose un Quatuor avec piano en 1891, mais il se rend compte que cette œuvre nécessiterait l'adjonction d'un second violon[1]. Il le reprend entre 1903 et 1906 à Lausanne et Zurich, alors qu'il commence à ressentir les premiers effets de la surdité[1]. Le Quintette pour piano et cordes no 1 est créé le à Bruxelles avec le quatuor Ysaÿe et le compositeur au piano[1]. Dédié à Eugène Ysaÿe, il est publié outre-atlantique chez Schirmer à New York[1].

  1. Molto moderato4/4)
  2. Adagio
    , en sol majeur)
  3. Finale : Allegretto moderato ( à 2/2, en ré majeur)

La durée d'exécution est d'environ trente minutes.

Molto moderato

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Le Molto moderato est de forme sonate bithématique[1]. Le premier est d'abord donné par le second violon dans une atmosphère dolce cantando avant d'être déroulé par les cordes sur des figurations arpégées de triples croches au piano[2]. D'après Harry Halbreich, il s'agit d'« un arc-en-ciel luisant à travers une harpe éolienne »[2]. Rythmiquement, le second thème est l'antithèse du premier, donné dans une nuance fortissimo par les cordes[2]. Le thème se conclut par le piano avec un bref motif qui prendra de l'importance dans le développement[2]. L'exposition se termine dans la tonalité de fa majeur[2]. Le développement présente différentes des deux thèmes ainsi que du motif pianistique dans un contrepoint élaboré[2]. La réexposition présente d'autres éclairages et de nouvelles combinaisons[2]. La coda est dans la tonalité de majeur et comprend un développement terminal autour du second thème[2].

Pour Harry Halbreich, le deuxième mouvement « [répudie] toute pesanteur terrestre »[2]. Il offre une phrase cantabile donnée par le premier violon sur le balancement de la métrique[2]. Cette « rêverie » est intensifiée et graduée progressivement[2]. Le si mineur donne au piano une tendresse et une ingénuité de comptine[2]. Le premier thème est repris dans une nuance fortissimo au second violon préparé par des intrusions du
dans le
du développement[2]. Les deux thèmes se commbinent dans la coda qui, selon Jean-Michel Nectoux est un « moment de pure musique »[2].

Finale : Allegretto moderato

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Le Finale d'aspect populaire est de forme libre proche du rondo[2]. Le thème principal est présenté à trois reprises, à chaque fois sous une forme différente : d'abord il est donné dans l'aigu du piano en octaves parallèles, puis aux cordes avec un contre-chant, enfin au piano mais en octaves brisés[2]. Certains musicographes ont comparé cette mélodie et sa triple présentation au thème de la Symphonie no 9 de Ludwig van Beethoven[2]. Si l'exposition commence de façon mystérieuse, elle éclate ensuite dans une rare allégresse[2]. Le second thème, dans la tonalité de si mineur et dans une nuance espressivo sostenuto, entre tardivement en rythmes pointés[2]. La reprise du thème est brève et s'amorce par un contrepoint avec le second thème[2]. La coda en forme de strette est très brillante et clôt dans un élan de joie l'ensemble du mouvement[2].

Références

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  1. 1 2 3 4 5 Tranchefort 1989, p. 329.
  2. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 Tranchefort 1989, p. 330.

Bibliographie

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Liens externes

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