Pipilotti Rist

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Pipilotti Rist
Pipilotti Rist at Fundació Joan Miró in Barcelona.jpg

Pipilotti Rist à la Fundació Joan Miró de Barcelone.

Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (54 ans)
GrabsVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Autres informations
Genre artistique
Installation (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web

Pipilotti Rist, en réalité Elisabeth Charlotte Rist, née le , à Grabs dans canton de St. Gall en Suisse, est une plasticienne suisse , également productrice et réalisatrice de vidéos. Elle vit à Zurich, Bâle et Leipzig.

Biographie[modifier | modifier le code]

Elle obtient sa maturité et poursuit ses études artistiques dans l'illustration et la photographie à la Haute Ecole d'arts appliqués de Vienne. Elle suit la classe de création audiovisuelle à la "Schule für Gestaltung" de Bâle. De 1988 à 1994, elle est membre du groupe de musique « Les reines prochaines». En quelques années elle maîtrise les images et elle les travaille avec sa table de montage et son ordinateur. Elle incorpore dans ses vidéos des effets cinématographiques. Elle met à profit les « défauts » de l'image et utilise le brouillage, le flou, les renversements (l'image peut se retrouver inversée ou sur le côté comme dans l'une de ses vidéos où le spectateur est invité à se coucher pour la regarder), le rythme, les plans rapides, les couleurs, les sons et la musique. De 1990 à 2001, elle travaille dans la vidéo et les installations vidéos à Zürich. Elle est la première directrice artistique de l'Exposition nationale suisse de 2002 (Expo.02).

Installations vidéo[modifier | modifier le code]

En 1997, elle est nommée directrice artistique de l'Exposition nationale suisse de 2002("Schweizer Expo"), poste dont elle démissionne l'année suivante.

Elle décrit le propos de ses films manipulés à l'ordinateur comme « de considérer, sous plusieurs angles, ce qui fait la différence entre les sexes, car je suis persuadée que la manière dont chaque être humain vit son identité sexuelle détermine l'évolution de la subjectivité de l'individu et constitue la base de son comportement social et politique. » [réf. nécessaire]

Dans ses œuvres, elle aborde la question de l'identité[réf. nécessaire]. Elle filme et met en scène le corps féminin (le sien). Elle questionne aussi les attributions sociales traditionnelles de corps et de l'identité et remonte jusqu'à l'enfance d'une petite fille.

Les enchaînements d'images ne présentent pas de structure narrative (avec un début et une fin qualifiés): prises de vue sous-marines avec plans de végétaux, pieds nus dans un parterre de fleurs jaunes ou de corps de femmes nus parés de strass dans un fouillis d'herbes.

Pipilotti Rist attache aussi beaucoup d'importance à l'installation. Selon elle, une installation n'est pas une simple organisation de l'espace[réf. nécessaire].

Tramway rose de Pippilotti Rist

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Eindrücke verdauen (Digérer les impressions) (1992) : installation avec un maillot de bain féminin d'une seule pièce suspendu à deux crochets fixés au plafond, à l'intérieur duquel est placé un moniteur rond qui diffuse sur le ventre-écran l'avancée de la caméra dans le tube digestif.
  • Das Zimmer (la chambre, 1994 ) : un salon surdimensionné a été créé par l'artiste avec un fauteuil gigantesque ou le visiteur doit grimper dessus comme dans Alice au pays des merveilles, pour choisir et visionner une vidéo projetée sur un écran de taille normale
  • Closet circuit (2000) : Une caméra à infrarouge, placée sous une cuvette de WC transparente, dont l'image est affichée sur un écran plasma.
  • I'm a victim of this song
  • I'm not the girl who misses much
  • You called me Jacky
  • Homo sapiens sapien (2005) - Gry Bay site / film clip
  • Open my glade (Flatten) (2000): traite du thème du maquillage ou du démaquillage, en se frottant le visage sur une vitre en verre. Le maquillage s’étale de partout et le visage se déforme. Le film composé de seize parties a été montré par séquences d’une minute pendant six semaines seize fois par jour toutes les heures sur un écran géant sur Times Square à New York et est une commande de l'initiative "Messages to the Public program", existant depuis 1980.

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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