Philippe Mathé-Curtz

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Philippe Mathé-Curtz
Curtius, Philippe.JPG

Portrait par Marie Tussaud (Musée Carnavalet.)

Naissance
Décès
Nationalité
allemande puis française
Activités

Philipp Wilhelm Matthias Kurtz ou Philippe Mathé-Curtz en français, dit Curtius, né le 30 janvier 1737 à Stockach[1],[2] et mort le 26 septembre 1794 à Ivry-sur-Seine, est un médecin, anatomiste et sculpteur sur cire franco-allemand.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ayant quitté l’Allemagne pour aller s’installer en Suisse, à Berne, dans les années 1760, Curtius engage une femme de ménage française, Anne Made, jeune veuve accompagnée de son bébé Marie Grosholtz, née en 1761.

Celui-ci, anatomiste, était également sculpteur sur cire, technique qu’il utilise principalement pour illustrer l’anatomie. Il se lança plus tard dans les portraits. L’absence de son père et sa présence dans la maison du docteur Curtius firent que Marie l’appelait son oncle.

En 1765, il s’installe à Paris pour y monter un cabinet de portraits en cire et laisse Marie et sa mère à Berne. Il réalise un portrait de Madame du Barry, maîtresse de Louis XV. Ce portrait est le plus vieux modèle encore exposé.

En 1767, il fait venir Marie et sa mère à Paris. En 1770, il expose pour la première fois ses réalisations en cire et attire une importante foule. L’exposition est déplacée au Palais-Royal en 1776. Il apprend à Marie l’art du modelage en cire, la fait travailler pour lui. Montrant un talent certain, sa première réalisation est le visage de Voltaire, en 1777. Elle réalisera aussi celui de Jean-Jacques Rousseau, en 1778 et, à la même époque, le portrait de Benjamin Franklin.

En 1782, il ouvre, boulevard du Temple, un second lieu d’exposition, la Caverne des Grands Voleurs, précurseur de la Chambre des horreurs.

À sa mort, en 1794, il a légué sa collection d’œuvres en cire à Marie, qui épousera, l’année suivante, François Tussaud, qu’elle quittera sept ans plus tard pour se rendre à Londres.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. (en) Leonard Cottrell, Madame Tussaud, Londres, Evans Bros, (lire en ligne), p. 18.
  2. Au no 2 Hauptstrasse : (de) « Stockach Historischer Stadtrundgang », sur stockach.de (consulté le 22 novembre 2016).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (it) Andrea Daninos, Una rivoluzione di cera Francesco Orso e i « cabinets de figures » in Francia : con 24 tavole a colori, 26 figure, il catalogo completo delle opere di Francesco Orso e un'appendice documentaria, Milan, Officina Libraria, , 159 p., 25 cm (ISBN 978-8-89773-775-9, OCLC 958423394).

Liens externes[modifier | modifier le code]