Philippe Blanchon

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Blanchon (homonymie).
Philippe Blanchon
Description de cette image, également commentée ci-après
Philippe Blanchon en 1999 (Éditions Comp'Act)
Naissance
Saint-Étienne Drapeau de la France
Activité principale
Auteur
Langue d’écriture français
Genres

Philippe Blanchon, écrivain et poète français né le à Saint-Étienne, en France.

Biographie[modifier | modifier le code]

L’écrivain[modifier | modifier le code]

Il a commencé un travail dans la fiction expérimentale entre 1983 et 1986 avant de se consacrer principalement à la poésie. Marqué par les vastes projets romanesques (Marcel Proust, James Joyce, Malcolm Lowry et Robert Musil), ainsi que par les poètes russes et américains (Vélimir Khlebnikov, Vladimir Maïakovski, William Carlos Williams, Ezra Pound et Louis Zukofsky)[1], il travaille essentiellement depuis 1993 à un même cycle poétique, les Motets, composé de sept volumes.

En 2005, il publie La nuit jetée aux éditions Comp'Act, dans la collection « Le Manifeste », collection à l'origine aux Éditions du Rocher. En 2009, Capitale sous la neige est publié par les éditions L'Act Mem. Suivra Le livre de Martin en 2011.

À propos de La nuit jetée, Mathieu Bénézet a écrit : « Qui est Jean ou Jan ? Je songe à celui " sans terre ", mais ici le poème-narration envahit la ville comme il occupe verticalement l'espace de la page. De cette attitude-debout, attitude de chevalerie, de combat pour l'amour et la guerre, se dessine le destin de la poésie, le " déluge fixé " d'une litanie dont le chant " brouillé par la vitesse " ( brûlé? ) ravit. " Splendide percée " dans le corps contemporain de la poésie française — ce livre, martelé, martelant, nous vient d'ailleurs, entre mystère et merveille, dit l'auteur, entre bible et Cantos, Philippe Blanchon se dresse. " M'entendez-vous l'ami ? " écrit-il. Oui, je vous entends. Prenez place au Banquet. »

À propos du Livre de Martin, Philippe Di Meo a écrit : « Philippe Blanchon nous propose un recueil dont l'ambition détonne dans le cadre de la poésie française contemporaine. À contre-courant des préjugés de l'heure - ceux de l'intimisme, de l'exsangue, ou du procédé refermé sur lui-même - de la plupart de ses collègues, il entend tout à la fois rendre compte de la démesure de l'espace à travers un lieu, appréhendés l'un et l'autre dans les mailles bariolées du temps historique. [...] Le dynamisme du mot au vers et du vers au vers suivant, du poème à peine lu au poème à lire étonne. Ce même rythme ne contribue pas pour peu à la cohérence rhétorique et à la cohésion sémantique du recueil unitaire. Le ton puissamment assertorique se pose pour exposer.[...] Avec brio, dans son geste récapitulatif, le recueil se déporte de fait, et comme en passant, dans l'histoire stylistique de la poésie de tout un siècle pour en déduire ses figures : par imitation, induction, démarcation, réélaborations, citations, combinaisons - la liste demeure seulement indicative - selon les nécessités d'un inventaire inventif dont l'originalité s'avère manifestement incontestable. »[2]

Ses poèmes antérieurs ont été repris dans les volumes Le reliquat de santé, Janvier 47 poèmes et La ville vue de dos [1986-1995].

Le critique et le traducteur[modifier | modifier le code]

Il a collaboré au Cahier Critique de Poésie (cipM / P.O.L.) de 2000 à 2014. Il a publié articles, traductions et préfaces chez différents éditeurs, dans différentes revues ou publications de centres d'art : Éditions Interférences, Éditions Al Dante, Bernard Chauveau Éditeur, Les Presses du Réel, Villa Tamaris, Hôtel des Arts, La Polygraphe, Plein Chant, Le Préau des collines, Passages à l'Act, L'intranquille, Nu(e), L'Étrangère, Méthode !, The Scofield, Art Press, L'Infini, La Nouvelle Revue Française, etc.

Il a notamment publié en volumes des traductions de James Joyce, Ezra Pound, T. S. Eliot, Katherine Mansfield, Conrad Aiken, William Carlos Williams et des traductions de Francis Scott Fitzgerald, Arthur Gregor, Charles Reznikoff, dans des revues ou des collectifs.

Il propose en 2012 la première édition et traduction du recueil Chamber Music de James Joyce selon l'ordre originel de l'auteur (1905) insistant sur la courbe narrative et émotionnelle que recèle cette version. À partir de ce travail, la compositrice Camille Pepin a créé une œuvre originale, au Théâtre Liberté, en mars 2017[3].

L’éditeur[modifier | modifier le code]

Il a dirigé les revues et éditions Vingt et Un[4] et La Termitière[5] entre 1994 et 2003, ainsi que la collection Au Carré aux éditions Comp'Act en 2006.

De 2006 à 2016 il a dirigé les collections Classique et Petite Classique des Éditions de la Nerthe[6]et a publié des inédits de Wallace Stevens, Herman Melville, Jean Legrand, Eugenio Montale, Italo Svevo, William Carlos Williams, E. E. Cummings et Les poèmes de Maximus de Charles Olson, entre autres.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Poésie[modifier | modifier le code]

Motets[modifier | modifier le code]

Cycle poétique de l'auteur composé de sept livres avec des inédits :

Fiction[modifier | modifier le code]

Essais[modifier | modifier le code]

Principales traductions[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]