Phare de Gatteville

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Phare de Gatteville
Cotentin IMAG0984.jpg

Le phare en 2005.

Localisation
Coordonnées
Situation
Histoire
Architecte
Construction
Mise en service
Électrification
1893
Automatisation
Statut patrimonial
Gardienné
Non (depuis 1990)
Visiteurs
Oui
Architecture
Hauteur
74,75 m
Hauteur focale
72 mVoir et modifier les données sur Wikidata
Élévation
78,85 m
Marches
365Voir et modifier les données sur Wikidata
Matériau
Équipement
Lanterne
Lampes au xénon 1 600 W
1 par temps clair, 2 si brume
Optique
2 lentilles de Fresnel à 4 panneaux 1/4 jumelés,
focale 0,30 m
Portée
29 milles (54 km)
Feux
2 éclats blancs 10 s
Identifiants
ARLHS
Amirauté
A1454Voir et modifier les données sur Wikidata
List of Lights
MarineTraffic
NGA
114-8428Voir et modifier les données sur Wikidata
Localisation sur la carte de la Manche
voir sur la carte de la Manche
Red pog.svg
Localisation sur la carte de France
voir sur la carte de France
Red pog.svg

Le phare de Gatteville, ou phare de Gatteville-Barfleur, est situé sur la pointe de Barfleur (commune de Gatteville-le-Phare), dans la Manche. Il signale les forts courants du raz de Barfleur.

Historique[modifier | modifier le code]

Les courants forts au large de la pointe de Barfleur, et les nombreux naufrages (dont le plus célèbre est sans doute celui de la Blanche-Nef) rendent indispensable l'édification d'un phare.

L'ancien phare devenu sémaphore.

En 1774, sous le règne de Louis XVI, la Chambre de commerce de Rouen décide donc de faire construire un premier phare en granite, de 25 mètres. À son sommet, un feu de bois et de charbon brûlait continuellement. Le charbon (issu des houillères de Littry[1]) était approvisionné à dos d'homme et laissait peu de repos aux gardiens. En 1780 le feu à charbon fut remplacé par un système de réverbères constitué de 16 lampes à huile dans une lanterne vitrée.

Ce phare étant trop petit pour recevoir les lentilles modernes, et trop faible pour pouvoir être exhaussé de 32 mètres, on décide d'ériger une nouvelle tour en 1825. L'architecte et ingénieur des ponts et chaussées Charles-Félix Morice de la Rue, sous le règne de Charles X, qui dessinera ensuite le phare de la Hague, conçoit les plans du plus haut phare de l'époque (dépassé depuis par le phare de l'Île Vierge). La pose de la pierre centrale a lieu le et les travaux s'étaleront jusqu'en 1835. C'est en effet le qu'il fut allumé pour la première fois.

L'ancien phare devient sémaphore.

Celui-ci est inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du , tandis que le phare et les bâtiments annexes sont classés au même titre par arrêté le 19 juin suivant[2].

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

  • Description : tour cylindrique de 9,25 mètres de diamètre à la base et 6 mètres à la passerelle.
  • Hauteur : 74,85 mètres, le deuxième plus haut phare d'Europe[3].
  • Matériau : 11 000 blocs de granit pesant au total 7 400 000 kg.
  • Nombre de marches : 365
  • Architecte : Charles-Félix Morice de la Rue
  • Électrification : 1893

Le phare comporte autant de marches que de jours dans l'année[4], autant de fenêtres que de semaines et autant de niveaux (représentés par le nombre de fenêtres en façade) que de mois[5],[6].

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.
Le Phare de Gatteville, huile sur carton de Paul Signac, 1934.

Visites[modifier | modifier le code]

Ouvert à la visite, il reçoit entre 35 000 et 39 000 visiteurs par an. Le phare ferme par mesure de sécurité lorsque le vent dépasse force 7 (50 km/h) et par temps orageux.

Dans la culture[modifier | modifier le code]

Le film Diva, de Jean-Jacques Beineix, y a été tourné en partie, en 1980.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Philippe Bernouis, « La mine de charbon de Littry, hier et aujourd’hui », .
  2. Notice no PA50000065, base Mérimée, ministère français de la Culture
  3. Site officiel des visites du phare
  4. Notice no IA50000601, base Mérimée, ministère français de la Culture
  5. « Tout sur le phare de Gatteville : histoire, gardiens de phare » (consulté le 22 octobre 2010)
  6. « La côte Est joue la carte : Entre les tours Vauban, le phare de Gatteville, le village de Barfleur ou encore les plages de Quinéville », Presse de la Manche,‎ (lire en ligne [PDF]).

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Charles-Félix Morice de la Rue, Notice : nouveau phare de Barfleur, dans Annales des ponts et chaussées. Mémoires et documents relatifs à l'art des constructions et au service de l'ingénieur, 1er semestre 1834, p. 1-16 (lire en ligne) et planches LXXIV à LXXVI (voir)
  • Alain & Véronique Verneau, « Le Phare de Gatteville (Pointe de Barfleur, Manche) », Ornithos, Rochefort, Ligue pour la protection des oiseaux, vol. 15-3,‎ , p. 198-205 (ISSN 1254-2962)
    (cet article détaille l'importance ornithologique du site)
  • Jean-Baptiste Auzel et Jérémie Halais, « Plan et élévation de l'ancien et du nouveau phare de Barfleur », dans 1000 ans de Normandie, Gand, Snoeck, (ISBN 978-94-6161-367-7), p. 206-207

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]