Phare de la Hague
| Coordonnées | |
|---|---|
| Localisation |
| Architecte | |
|---|---|
| Construction |
1834 à 1837 |
| Électrification |
1971 |
| Automatisation |
1989 |
| Patrimonialité | |
| Gardienné |
Non |
| Visiteurs |
Non |
| Hauteur focale |
48 m |
|---|---|
| Élévation |
52 m |
| Matériau |
| Lanterne |
Lampe incandescence 250 W |
|---|---|
| Optique |
lentille BBT à 4 panneaux au 1/4, focale 0,30 m |
| Portée |
19 milles (35 km) |
| Feux |
Blanc à éclats, 5 s |
| ARLHS |
|---|
Le phare de la Hague, ou phare de Goury, se dresse à 800 mètres au large du cap de la Hague au nord-ouest de la presqu'île du Cotentin dans le département de la Manche, sur le rocher dit « le Gros du Raz ».
Il signale le raz Blanchard, l'un des courants de marée les plus forts d'Europe, entre le cap de la Hague et l'île anglo-normande d’Aurigny, ainsi que l'entrée nord du passage de la Déroute menant vers la côte est de l'île de Jersey.
Historique
[modifier | modifier le code]Le phare est situé près du port de Goury, connu au XVIIe siècle pour la contrebande avec les îles Anglo-Normandes[1], et sur le passage dit de la Déroute[2].
Après de multiples naufrages de navires à l'abord du raz Blanchard, 27 rien que pour l'année 1823 dont celui du paquebot américain Paris en provenance de New-York[3] , il a été décidé d'édifier un phare au large d'Auderville et du port de Goury. Bien que le phare de Gatteville soit proche, il a semblé indispensable d'ériger un feu supplémentaire en raison de la puissance des courants, de la grande amplitude des marées et de la présence du rocher dit de la Foraine[4].
Le phare de Goury a donc été construit à partir de 1834[5], en trois ans, sur les plans de l'ingénieur Morice de La Rue (qui est aussi à l’origine de celui de Gatteville)[6], sur le rocher dit du Gros-du-Raz. C’est le premier phare français construit sur une roche d'à peine dix mètres de rayon[7].
Mise en service en 1837, cette tour cylindrique de 55,75 m par rapport à la mer, en granit de Flamanville[8] et de neuf niveaux, est gardiennée par rotation, les gardes étant logés sur la terre ferme, à 1 km de l’édifice à l’issue de leur période sur le phare[4]. Il est électrifié en 1971 et automatisé en 1989 ; les derniers gardiens partent en [9].
Le phare est éteint durant les deux guerres mondiales[8].
La première optique, mise en service le , était un feu fixe blanc d’horizon avec une focale de 0,92 m. Elle a été remplacée le par une optique à seize panneaux sur galets, provenant du phare de Gris-Nez, offrant un feu à éclats avec un cycle de 10 secondes. Le , une troisième optique à puissance renforcée a été installée. Produisant un éclat blanc toutes les 5 secondes, elle était équipée de quatre panneaux au 1/4 de rotation, placée sur une cuve à mercure soutenue par quatre colonnes, et disposait d'une focale réduite à 0,70 m. Enfin, l’optique double actuelle, également composée de quatre panneaux au 1/4 de rotation, a été mise en place en 1950. Des travaux de réfection de la lanterne sont réalisés en 2013. La portée du feu est de 19 milles (environ 34 km)[4].
Caractéristiques
[modifier | modifier le code]- Description : tour cylindrique de 48 mètres de hauteur en pierre de taille de granite du port Diélette.
- Architecte : Charles-Félix Morice de la Rue.
- Feu : blanc à éclats /5 secondes - EBS5S
- Éclairage : lampe incandescence de 250 watts.
-
Le phare vu du continent.
-
Autre vue à marée basse depuis la campagne.
-
Le phare dans les étoiles.
Protection
[modifier | modifier le code]Le phare est inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du [7].
Divers
[modifier | modifier le code]- En 2019, un timbre est édité par la Poste à l’effigie du phare[10].
- La station SNSM de Goury, spéciale pour sa forme octogonale et ses deux cales est présente face au phare depuis 1871[11],[12].
- Le numéro de l'établissement de signalisation maritime du phare est le n° 504/000[7]
- Le phare appartient à la Direction interrégionale de la Mer (DRIM) Manche Est - Mer du Nord[13]
- Il existe une plateforme, ajoutée bien plus tard, afin de poser un hélicoptère pour des travaux[4].
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ « Port de Goury – Phare de Goury | Cotentin Tourisme, La Hague - Manche », sur Cotentin Tourisme (consulté le ).
- ↑ « Phare de Goury - LA HAGUE », sur Tourisme en Cotentin (consulté le ).
- ↑ Yves Deloison (préf. Bernard Cazeneuve, Nathalie Kosciusko-Morizet, photogr. Carole Barriquand-Treuille), Quand la Manche raconte l'histoire de France : De l'Avranchin au Cotentin 30 sites remarquables à découvrir, Cherbourg, Les éditions du Cotentin, , 165 p. (ISBN 979-10-90687-15-8), p. 151.
- Direction Inter-régionale de la Mer- Manche Est- Mer du Nord, « Phare de la Hague ou phare de Goury », sur Direction Inter-régionale de la Mer - Manche Est - Mer du Nord, (consulté le ).
- ↑ Les Archives nationales conservent, sous la cote CP/F/14/17520/11, trois plans de 1833 et 1834 du projet de phare à construire sur le Gros-du-Raz, dont deux dressés par Léonce Reynaud, et, sous la cote CP/F/14/17520/12, dix plans du phare de la Hague dressés entre 1834 et 1910.
- ↑ « Sentinelles des Mers », sur detienne.net (consulté le ).
- « Phare de la Hague ou de Goury », notice no PA50000063, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- Pierre Anquetil, La Hague fouille dans son passé, Cherbourg, La Dépêche, , 92 p..
- ↑ Notice no IA50000604, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- ↑ « Timbre : 2019 Phare de Goury - La Hague | WikiTimbres », sur www.wikitimbres.fr (consulté le )
- ↑ « Le Cap de la Hague - LA HAGUE » (consulté le )
- ↑ Station SNSM de Goury - La Hague, « Présentation »
, sur SNSM.org (consulté le )
- ↑ Direction Inter-régionale de la Mer- Manche Est- Mer du Nord, « Liste alphabétique des phares de la DIRM MEMN », sur Direction Inter-régionale de la Mer - Manche Est - Mer du Nord, (consulté le )
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Charles-Félix Morice de la Rue, « Notice sur la construction du phare du cap de la Hague », Annales des Ponts et chaussées, 1re série, , p. 319-331 (lire en ligne).
- Pierre Anquetil,, « La Hague fouille dans son passé », Édition La Dépêche, Cherbourg, , p. 92 (lire en ligne
)
Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]
- Ressources relatives à l'architecture :
- Phare de la Hague, sur Wikimanche.
