Parc national De Hoge Veluwe

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Parc national De Hoge Veluwe
Image illustrative de l'article Parc national De Hoge Veluwe
La mer de sable est visible de satellite (taches claires), parmi une très grande diversité de paysages et d'écosystèmes
Catégorie UICN II (parc national)
Identifiant 331632
Pays Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas
Coordonnées 52° 05′ 02″ N 5° 50′ 05″ E / 52.083873, 5.83482552° 05′ 02″ Nord 5° 50′ 05″ Est / 52.083873, 5.834825
Superficie 55 km2
Création 1935

Géolocalisation sur la carte : Pays-Bas

(Voir situation sur carte : Pays-Bas)
Parc national De Hoge Veluwe
Étendue sableuse, partie centre nord-ouest du parc
Pavillon Saint-Hubert, maison du couple Kröller-Müller
Le parc est plutôt constitué de zones assez sèches, voire arides, mais quelques zones humides permettent aux animaux de s’abreuver
Le paysage de la mer de sable rappelle certaines zones subsahéliennes
Plus de 2000 vélos blancs sont prêtés au public qui peut ainsi circuler sur près de 50 km de pistes macadamisées
Les « pas canadiens » confinent les grands animaux dans les zones moins fréquentées par le public
La gestion restauratoire conserve des quantités importantes de bois mort, permettant la vie d’insectes et champignons xylophages qu’on observe facilement

Parc national De Hoge Veluwe (Nationaal Park De Hoge Veluwe) est un des plus grands parcs naturels nationaux des Pays-Bas, qui offre au public — sur entrée payante — environ 5 000 ha (précisément 54,5 km²) de nature restaurée sur une ancienne zone agricole rachetée et boisée par deux riches Néerlandais au début du XXe siècle.

Ce parc abrite des paysages exceptionnels et, bien que clôturé, est un des grands noyaux du réseau écologique néerlandais. Il abrite de nombreuses espèces protégées et a contribué par son Centre d'interprétation à sensibiliser plusieurs millions de personnes à la restauration et protection de l'environnement et plus particulièrement à la restauration de la naturalité des paysages, qui est caractéristique de ce site.

Le parc allie nature et culture avec le réputé musée Kröller-Müller situé en son centre.

Situation[modifier | modifier le code]

Au cœur des Pays-Bas, dans la province du Gueldre, en haute Veluwe, le parc est situé près d’Arnhem, entre Ede et Apeldoorn. Il y a trois entrées du parc qui est totalement clôturé pour que les grands animaux ne s'en échappent pas. Il y a peu de routes carrossables dans le parc, mais l'utilisation du vélo est encouragée par environ 40km de pistes cyclables ouvertes aux visiteurs[1].

Une enclave contient une zone militaire ; la base de Deelen (armée de l'air)[2].

Accueil[modifier | modifier le code]

Au cœur du parc, accessible en bus ou à vélo (personnel ou en "vélo blanc" prêté par le parc, selon un principe jugé exemplaire dans d'autres pays[3]) à partir des trois points d'entrée (payante), un centre d'interprétation et un musée accueillent le public sept jours sur sept (avec restauration, boutique, commodités, plans). Trente-huit personnes (en 2007) s'y relayent pour un total de 80 en incluant gestionnaires et administratifs, auxquels il faut ajouter vingt saisonniers et 400 volontaires actifs.

Quelque 500 000 visiteurs par an sont nécessaires à l'équilibre financier de la structure (hors musée d'art). Deux jours sont nécessaires pour faire le tour du parc à vélo et succinctement visiter le musée (dont les expositions sont régulièrement renouvelées grâce au riche fonds légué par le couple Kröller-Müller). Les nombreux chemins sont des boucles ramenant à ce point, aux entrées ou au pavillon Saint-Hubert. Des guides peuvent permettre de voir plus facilement les grands animaux et les particularités du parc. Les visiteurs ne sont pas autorisés à passer la nuit dans le parc.

Le parc lui-même est interdit aux chiens, mais ceux-ci ont accès à la zone centrale (centrum), avec un point d'abreuvement qui leur est destiné.

Histoire[modifier | modifier le code]

Une grande sécheresse suivie d'une violente tempête avaient transformé en poussière et emporté des milliers d'hectares de sols agricoles fragiles dans cette région au début du XXe siècle. Ceci a permis au couple Kröller-Müller, qui avait fait fortune dans les affaires maritimes, d'acheter environ 5 000 ha de terrain pour les reboiser et les enclore d'un mur, afin d'y maintenir de grands animaux pour la chasse, animaux qui avaient disparu des Pays-Bas à l'époque. Mme Müller avait de son côté un grand projet de musée qui n'a pas pu être mené à terme. Après une faillite, le couple a proposé à une fondation, avec l'aide de l'État néerlandais, de poursuivre son œuvre, à condition que le parc et le musée restent ouverts au public. Le parc conserve le relief dunaire des sables remodelés par les vents et une vaste zone sableuse est volontairement conservée dénuée de végétation.

Nature[modifier | modifier le code]

Ce parc regroupe des paysages d’autant plus exceptionnels qu’il est situé dans le pays le plus densément urbanisé d’Europe.

C’est une des zones des Pays-Bas et de l'Europe de l'Ouest où l'environnement nocturne est le mieux préservé de la pollution lumineuse. Sept observatoires intégrés dans le paysage ont été construits par le parc avec des bénévoles pour observer les grands animaux.

Le parc est néanmoins jouxté par des terrains militaires qui servent de zone d'entraînement aux engins militaires de l'armée néerlandaise et de l'OTAN, ce qui en perturbe le calme lors des exercices de tir (nuisances sonores, pollution de l'air liée aux amorces de munitions et explosifs)

Faune[modifier | modifier le code]

Outre de nombreux animaux sauvages qui ont naturellement colonisé le parc (renards, mustélidés, écureuils, reptiles, amphibiens, invertébrés, etc), A. Kröller, d’abord pour les besoins de ses chasses personnelles puis pour le plaisir de les observer en liberté, y a introduit des cerfs, des sangliers et des mouflons corse qui parcourent la plus grande partie du parc en liberté.

Le Hoge Veluwe est devenu une référence pour de nombreux autres grands parcs péri-urbains et pour les spécialistes du génie écologique et de la gestion différentiée tant c'est un véritable laboratoire à ciel ouvert, où l'on peut mesurer et observer à grande échelle les phénomènes de résilience écologique et les résultats des techniques de génie écologique quotidiennement mises en œuvre par les gestionnaires du parc.

Ce lieu, en raison de sa taille et de son degré de naturalité est aussi devenu un lieu d'études scientifiques, dont sur des sujets aussi variés que l'étude et la modélisation de la répartition du moustique anophèle Anopheles plumbeus aux Pays-Bas[4],[5], l'étude des évolutions de la morphologie de l'aile d'oiseaux migrateurs à grande distance[6] ou de la sélection phénotypique[7], l'évolution adaptative chez les oiseaux face aux parasitoïdes (résumé)[8], l'étude des services écosystémiques offerts par ce type de milieu[9] (notamment pour sa contribution au retour d'une vie sauvage et de la naturalité dans des régions très anthropisées et en Europe), ou encore l'étude du comportement alimentaire du blaireau[10], d'une moindre transmission de la maladie de lyme par les tiques Ixodes dans un milieu fréquenté par des bovins[11].

Aspects culturels[modifier | modifier le code]

Musée : Le musée Kröller-Müller est moins fastueux que ce que prévoyait Hélène Müller, une faillite familiale ayant interrompu le projet initial, mais l’État néerlandais a permis la construction d’un bâtiment et d’une fondation qui ont jusqu’à aujourd’hui conservé des collections notoirement riches en tableaux de Vincent van Gogh, Pablo Picasso et Piet Mondrian.

Jardin de sculptures : Dans une partie plus aménagée du parc et protégée des grands animaux, contre le musée, un jardin des sculptures a été aménagé où l’on peut contempler en plein air des œuvres monumentales d’Auguste Rodin, Henry Moore et d’autres artistes célèbres nés dans les années 1900.

Le pavillon Saint-Hubert (Jachthuis St. Hubertus) construit par l'architecte H. P. Berlage (né à 21 février 1856 à Amsterdam ; mort le 12 août 1934 à La Haye) est — avec le musée — la seconde grande construction du parc. Isolé au milieu des bois, il a été voulu par Mme Kröller-Müller, collectionneuse passionnée, comme rassemblant harmonieusement le goût de la nature et celui de l’art. Il abrite les appartements de M. et Mme Kröller-Müller richement meublés et décorés, faisant face à une grande pièce d’eau.

Galerie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Groot Bruinderink, G. W. T. A., Lammertsma, D. R., Leidekker, J., Ouden, D. J., Liefting, Y., & Jansen, P. A. (2014). Ontsnippering Hart van de Veluwe: de relatie met het Nationale Park De Hoge Veluwe. De Levende Natuur, 115(6), 268-272 (résumé).
  • Bijlsma, R. J., Janssen, J. A. M., Weeda, E. J., & Griffioen, A. J. (2015). Vegetatie-, beheer-en habitattypen van Het Nationale Park De Hoge Veluwe in 2014 (No. 2616). Alterra Wageningen UR (résumé).
  • de Vries, M. W., & Sanders, G. (2014). Drie decennia dagvlinder-en broedvogelmonitoring in het Nationale Park De Hoge Veluwe. De Levende Natuur, 115(6), 277-283 (résumé).
  • den Ouden, J. (2014). De bossen van Het Nationale Park De Hoge Veluwe. De Levende Natuur, 115(6), 258-262 (résumé).
  • Karel, E. H. (2015). {http://rjh.ub.rug.nl/index.php/ha/article/viewFile/17943/15411 Boer en milieu. De boer als parkwachter]. Historia Agriculturae, 44, 155-184 .

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Villwock-Witte, N. (2015). 20 Elements that encourage bicycling and walking to and within natural areas. Sustainable Transportation in Natural and Protected Areas, 249 (résumé).
  2. [https://www.hogeveluwe.nl/en/plan-your-trip/map Carte Google]
  3. Villwock-Witte, N., & Leidekker, J. R. (2015). The White Bikes of De Hoge Veluwe National Park: A Case Study for Consideration for US Federal Land Managers. In Transportation Research Board 94th Annual Meeting (No. 15-0590) ({http://trid.trb.org/view.aspx?id=1336700 résumé]).
  4. Ibañez-Justicia, A., & Cianci, D. (2015). Modelling the spatial distribution of the nuisance mosquito species Anopheles plumbeus (Diptera: Culicidae) in the Netherlands. Parasites & vectors, 8(1), 258.
  5. Cianci, D., Hartemink, N., & Ibáñez-Justicia, A. (2015). Modelling the potential spatial distribution of mosquito species using three different techniques. International journal of health geographics, 14(1), 10.
  6. la Hera, I., Pulido, F., & Visser, M. E. (2014). Longitudinal data reveal ontogenetic changes in the wing morphology of a long‐distance migratory bird. Ibis, 156(1), 209-214 (http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/ibi.12112/full résumé]).
  7. Chevin, L. M., Visser, M. E., & Tufto, J. (2015). Estimating the variation, autocorrelation, and environmental sensitivity of phenotypic selection. Evolution (résumé).
  8. Koppik, M., Thiel, A., & Hoffmeister, T. S. (2014). Adaptive decision making or differential mortality: what causes offspring emergence in a gregarious parasitoid?. Entomologia Experimentalis et Applicata, 150(3), 208-216.
  9. Marta-Pedroso, C., Laporta, L., Proença, V., Azevedo, J. C., & Domingos, T. (2014). Changes in the ecosystem services provided by forests and their economic valuation: a review. In Forest Landscapes and Global Change (pp. 107-137). Springer New York (résumé).
  10. Mos, J., Heitkönig, I. M., & van Wieren, S. E. (2014). The spring diet of badgers in two contrasting habitats in the Netherlands.
  11. Pacilly, F. C. A., Benning, M. E., Jacobs, F., Leidekker, J., Sprong, H., Van Wieren, S. E., & Takken, W. (2014). Blood feeding on large grazers affects the transmission of Borrelia burgdorferi sensu lato by Ixodes ricinus. Ticks and tick-borne diseases, 5(6), 810-817. (http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S1877959X14001411 résumé]

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