Paol Keineg

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Paol Keineg
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Paol Keineg, est un poète et dramaturge breton né à Quimerc'h (Finistère) le .

Biographie[modifier | modifier le code]

Surveillant d'externat à Pont-l'Abbé, Quimper, Brest. Il obtient une licence de lettres modernes à l'université de Bretagne occidentale en 1968. Maître auxiliaire à Morlaix, puis Brest. Il est mis à la porte de l'enseignement en 1972, sans justification officielle, mais pour des motifs politiques (il était militant de l'Union démocratique bretonne[1]).

Il rejoint Jean-Marie Serreau, au Théâtre de la Tempête, qui met en scène sa première pièce, Le Printemps des Bonnets rouges, puis se retrouve au chômage et travaille comme chaudronnier à la réparation navale. Il entame en 1974 un stage de soudeur à la FPA de Rennes, auquel il est brillamment reçu.

Immédiatement après, il quitte la Bretagne pour la Californie, où il exerce quelque temps divers petits métiers et apprend l'anglais. Pendant un certain temps, il fait la navette entre Europe et Amérique du Nord. En 1977, il s'inscrit à l'université Brown de Providence (Rhode Island). Il y reçoit son Ph.D. en lettres en 1981. Il enseigne principalement au Dartmouth College, à université Brown, puis à l'université Duke à (Durham, après avoir été professeur invité à l'université de Californie à Berkeley et l'université Harvard. Il vit maintenant en Bretagne.

Il fut le cofondateur de la revue Bretagnes, et en 1983, avec Alain Le Beuze et Denis Rigal, de la revue Poésie-Bretagne

Jean-Luc Moreau lui a dédié sa traduction du roman de Frans Eemil Sillanpää, Hiltu et Ragnar.

Il est le père de la chanteuse Katell Keineg.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Hommes liges des talus en transes, P.J. Oswald, 1969
  • Chroniques et croquis des villages verrouillés, P.J. Oswald, 1971
  • Le printemps des Bonnets Rouges, P.J. Oswald, 1972
  • Histoires vraies/Mojennoù gwir (bilingue), P.J. Oswald, 1974
  • Lieux communs, suivi de Dahut, Gallimard, 1974
prix Fénéon 1974
  • Histoires vraies/Mojennoù gwir (bilingue), P.J. Oswald, 1974
  • 35 haiku (breton), Ed. Bretagne, 1978
  • Boudica, Taliesin et autres poèmes, Maurice Nadeau, 1980
  • Préfaces au Gododdin, Ed. Bretagnes, 1981
  • Le poème du pays qui a faim, Traces, 1967, Ed. Bretagne 1982
  • Oiseaux de Bretagne, oiseaux d'Amérique, Obsidiane, 1984
  • Silva rerum, Maurice Nadeau et Guernica (Montréal), 1989
  • Tohu, Wigwam éditions, 1995
  • À Cournille, éditions Dana, 1999
  • Dieu et madame Lagadec, éditions du Scorff, 2001
  • Anna Zero, éditions Apogée, 2002
  • Triste Tristan, suivi de Diglossie, j'y serre mes glosses, éditions Apogée, 2003
  • Terre lointaine, éditions Apogée, 2004
  • Là et pas là, Le temps qu'il fait/Lettres sur cour, 2005
  • Wiersze Bretonskie, traductions de Kazimierz Brakoniecki, Olsztyn/Centrum Polsko-Francuskie, 2007
  • Les trucs sont démolis, Le temps qu'il fait/Obsidiane, 2008
  • Abalamour, dessins de François Dilasser, Les Hauts-Fonds, 2012
  • Histoires vraies/Mojennoù gwir/Histórias verícas, traductions de Ruy Proença, Dobra Editorial, 2014
  • Qui?, traductions des poèmes de R.S. Thomas avec Marie-Thérèse Castay and Jean-Yves Le Disez, Les Hauts Fonds, 2015
  • Mauvaises langues, Obsidiane éd., 2014
prix Max-Jacob 2015
  • Un enterrement dans l'île, traductions des poèmes de Hugh MacDiarmid, Les Hauts fonds, 2016
  • Johnny Onion descend de son vélo, dessins de Sébastien Danguy des Déserts Les Hauts-Fonds, 2019
  • Korriganiques, (avec des peintures de Nicolas Fedorenko), éditions Folle avoine, 2019.

Théâtre[modifier | modifier le code]

  • Le printemps des Bonnets rouges, Théâtre de la Tempête, mise en scène de Jean-Marie Serreau, décembre 1972-janvier 1973. Reprise sous chapiteau en 1975 par Dominique Serreau.
  • (Manque d')aventures en Patagonie, France Culture, mise en ondes de Jean Taroni, 1983.
  • La Reine de la nuit, Théâtre du Miroir, Châteaulin, Finistère, 1992.
  • Kaka, ou l'Entrevue céleste, in La Nuit des naissances, Théâtre de Folle Pensée, Saint-Brieuc, 1994.
  • Anna Zéro, Gwengolo (Tombées de la nuit), Rennes, 2002.
  • Terre lointaine, Théâtre de Folle Pensée, Quimper, 2004.

Archives[modifier | modifier le code]

Un « Fonds Paol Keineg »[2] a été déposé en 2000 à la Bibliothèque Yves-Le Gallo[3] du Centre de recherche bretonne et celtique (CRBC) de l'université de Bretagne occidentale.

Hommages[modifier | modifier le code]

  • Le poète, compositeur et chanteur Paul Dirmeikis a mis en chansons quelques poèmes de Paol Keineg.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Fonds Paol Keineg », Centre de recherche bretonne et celtique (CRBC), sur le site de l'Université de Bretagne Occidentale, (consulté le 5 novembre 2011) : « Paol Keineg a été un des 17 fondateurs de l’Union démocratique bretonne »
  2. http://www.univ-brest.fr/crbc/menu/Bibliotheque_Yves-Le-Gallo/Fonds_d_archives/Keineg__Paol_
  3. http://portailcrbc.univ-brest.fr/.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

partiellement consacré à Paol Keineg, à son itinéraire poétique et à l'interprétation de son poème par le chanteur breton Alan Stivell).

Liens externes[modifier | modifier le code]