Paol Keineg

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Paol Keineg
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Paol Keineg, est un poète et dramaturge breton né à Quimerc'h (Finistère) le 6 février 1944.

Surveillant d'externat à Pont-l'Abbé, Quimper, Brest. Licence de Lettres Modernes, Université de Bretagne occidentale, 1968. Maître auxiliaire à Morlaix, puis Brest. Il est mis à la porte de l'enseignement en 1972, sans justification officielle, mais pour des motifs politiques (il était militant de l'Union démocratique bretonne[1]). Il rejoint Jean-Marie Serreau, au Théâtre de la Tempête, qui met en scène sa première pièce, Le Printemps des Bonnets Rouges, puis se retrouve au chômage, travaille comme chaudronnier à la réparation navale. Il entame en 1974 un stage de soudeur à la F.P.A. de Rennes, auquel il est brillamment reçu.

Immédiatement après, il quitte la Bretagne pour la Californie, où il exerce quelque temps divers petits métiers et apprend l'anglais. Pendant un certain temps, il fait la navette entre Europe et Amérique du Nord. En 1977, il s'inscrit à l'Université Brown (Providence, Rhode Island). Il y reçoit son doctorat en lettres (Ph. D) en 1981. Il enseigne principalement à Dartmouth College, Brown University, puis à Duke University (Durham, après avoir été professeur invité à Berkeley et Harvard.Il vit maintenant en Bretagne.

Il fut le cofondateur de la revue Bretagnes, et en 1983, avec Alain Le Beuze et Denis Rigal, de la revue poésie-Bretagne

Jean-Luc Moreau lui a dédié sa traduction du roman de Frans Eemil Sillanpää, Hiltu et Ragnar.

Il est le père de la chanteuse Katell Keineg.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Un enterrement dans l'île, traductions des poèmes de Hugh MacDiarmid, Les Hauts Fonds, 2016
  • Qui?, traductions des poèmes de R.S. Thomas avec Marie-Thérèse Castay and Jean-Yves Le Disez, Les Hauts Fonds, 2015
  • Mauvaises langues, Obsidiane éd., 2014, Prix Max Jacob, 2015
  • Histoires vraies/Mojennoù gwir/Histórias verícas, traductions de Ruy Proença, Dobra Editorial, 2014
  • Abalamour, dessins de François Dilasser, Les Hauts-Fonds, 2012
  • Les trucs sont démolis, Le temps qu'il fait/Obsidiane, 2008
  • Wiersze Bretonskie, traductions de Kazimierz Brakoniecki, Olsztyn/Centrum Polsko-Francuskie, 2007
  • Là et pas là, Le temps qu'il fait/Lettres sur cour, 2005
  • Terre lointaine, éditions Apogée, 2004
  • Triste Tristan, suivi de Diglossie, j'y serre mes glosses, éditions Apogée, 2003
  • Anna Zero, éditions Apogée, 2002
  • Dieu et madame Lagadec, éditions du Scorff, 2001
  • A Cournille, éditions Dana, 1999
  • Tohu, Wigwam éditions, 1995
  • Silva rerum, Maurice Nadeau et Guernica (Montréal), 1989
  • Oiseaux de Bretagne, oiseaux d'Amérique, Obsidiane, 1984
  • Préfaces au Gododdin, Ed. Bretagnes, 1981
  • Boudica, Taliesin et autres poèmes, Maurice Nadeau, 1980
  • 35 haiku (breton), Ed. Bretagne, 1978
  • Lieux communs, suivi de Dahut, Gallimard, 1974
  • Histoires vraies/Mojennoù gwir (bilingue), P.J. Oswald, 1974
  • Le printemps des Bonnets Rouges, P.J. Oswald, 1972
  • Chroniques et croquis des villages verrouillés, P.J. Oswald, 1971
  • Hommes liges des talus en transes, P.J. Oswald, 1969
  • Le poème du pays qui a faim, Traces, 1967, Ed. Bretagne 1982

Théâtre[modifier | modifier le code]

  • Le printemps des Bonnets Rouges, Théâtre de la Tempête, mise en scène de Jean-Marie Serreau, décembre 1972-janvier 1973. Reprise sous chapiteau en 1975 par Dominique Serreau.
  • (Manque d')aventures en Patagonie, France-Culture, mise en ondes de Jean Taroni, 1983.
  • La Reine de la nuit, Théâtre du Miroir, Châteaulin, Finistère, 1992.
  • Kaka, ou l'Entrevue céleste, in La Nuit des naissances, Théâtre de Folle Pensée, Saint-Brieuc, 1994.
  • Anna Zéro, Gwengolo (Tombées de la nuit), Rennes, 2002.
  • Terre lointaine, Théâtre de Folle Pensée, Quimper, 2004.

Archives[modifier | modifier le code]

Un Fonds Paol Keineg[2] a été déposé en 2000 à la Bibliothèque Yves-Le Gallo[3] du Centre de recherche bretonne et celtique (CRBC) de l'Université de Bretagne occidentale.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Fonds Paol Keineg », Centre de recherche bretonne et celtique (CRBC), sur le site de l'Université de Bretagne Occidentale, (consulté le 5 novembre 2011) : « Paol Keineg a été un des 17 fondateurs de l’Union démocratique bretonne »
  2. http://www.univ-brest.fr/crbc/menu/Bibliotheque_Yves-Le-Gallo/Fonds_d_archives/Keineg__Paol_
  3. http://portailcrbc.univ-brest.fr/.

Hommages[modifier | modifier le code]

  • Le poète, compositeur et chanteur Paul Dirmeikis a mis en chansons quelques poèmes de Paol Keineg.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Laurent Bourdelas Alan Stivell, Éditions du Télégramme, 2012 (partiellement consacré à Paol Keineg, à son itinéraire poétique et à l'interprétation de son poème par le chanteur breton Alan Stivell).

Liens externes[modifier | modifier le code]