Palneca

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Palneca
Palneca
Le refuge de Prati, dominant Isolaccio-di-Fiumorbo, est situé sur la commune.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Collectivité territoriale unique Corse
Circonscription départementale Corse-du-Sud
Arrondissement Ajaccio
Intercommunalité Pieve de l'Ornano
Maire
Mandat
Pierre Santoni
2020-2026
Code postal 20134
Code commune 2A200
Démographie
Gentilé Palnécais
Population
municipale
152 hab. (2018 en diminution de 7,88 % par rapport à 2013)
Densité 3,5 hab./km2
Géographie
Coordonnées 41° 58′ 14″ nord, 9° 10′ 26″ est
Altitude 900 m
Min. 692 m
Max. 2 036 m
Superficie 43,81 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Ajaccio
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Taravo-Ornano
Localisation
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Palneca est une commune française située dans la circonscription départementale de la Corse-du-Sud et le territoire de la collectivité de Corse. Elle appartient à la microrégion du Taravo.

Géographie[modifier | modifier le code]

Palneca fait partie d'une étape du GR20.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Palneca est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Ajaccio, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 79 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (99,3 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (100 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (77,4 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (12,5 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (9,4 %), zones urbanisées (0,7 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

Dépendant de Ciamannacce jusqu'au début du XIXe siècle, Palneca aurait été fondée par deux frères nommés Bartolo et Santu qui engendrèrent les deux noms de familles du village, Bartoli et Santoni. Deux quartiers du village portent d'ailleurs leurs noms, « Bartolu » et « i Santoni ».

Palneca est le village où le curé Carlo Giovanni Bartoli fut exécuté pour avoir dissimulé chez lui l'arsenal des insurgés corses après la conquête de l'île par Louis XV.

Le légendaire bandit Joseph Bartoli est mort mystérieusement au maquis, en 1931, après y avoir fait régner la terreur dans la région pendant des années[8].

Toponymie[modifier | modifier le code]

En corse, la commune se nomme Palleca.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
avant 1988 En cours Paulin Santoni[9]   Agent immobilier
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[11].

En 2018, la commune comptait 152 habitants[Note 3], en diminution de 7,88 % par rapport à 2013 (Corse-du-Sud : +5,78 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
400425472502478646718704669
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
7758409439591 0221 2021 2241 2951 408
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 6811 6501 9501 7291 8051 7591 5521 882408
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015 2018
378276204147156152163163152
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Chapelle de Saint-Antoine dans la forêt domaniale du même nom. Fête et pèlerinage le .

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Carlo Giovanni Bartoli, curé, résistant à la présence française après la défaite de Ponte Novu, a été arrêté et exécuté, avec d'autres parents pour avoir détenu des armes et munitions à son domicile.
  • Joseph Bartoli, dit « Ghjaseppu Manetta », maire de Palneca en 1882, célèbre pour ses fraudes électorales (un des ancêtres de la chanteuse Jenifer Bartoli). Une chanson célèbre, intitulée Manetta, glorifie sa réussite sociale liée à son action politique anti-bonapartiste.
  • Joseph Bartoli, bandit. Petit-fils du précédent, appelé aussi « Manetta » tué dans la forêt de Verde en 1931 par son propre cousin surnommé « Toto Badonu » et non par un industriel du bois qu'il rançonnait comme souvent annoncé.

Il avait interdit aux forces de l'ordre l'entrée dans Palneca et signait ses missives d’un sceau où était inscrit « joseph BARTOLI - bandit à Palneca ».

Le village a ensuite été assiégé avec des auto-mitrailleuses, et investi par les gardes mobiles qui ont procédé à de nombreuses arrestations de complices aussi bien à Palneca que dans les autres villages du canton[14],[15].

  • Titus Bartoli, résistant communiste, faisait partie le des fusillés de Châteaubriant[16]. Guy Moquet était le plus jeunes des fusillés et Titus Bartoli le plus âgé (58 ans). Une rue du village de Palneca porte son nom.
  • Jenifer Bartoli, la chanteuse gagnante de la première édition de Star Academy, en est originaire. In extenso, Palneca est le village d'origine des familles Bartoli et Santoni (qui sont issues selon la légende de deux frères Bartolu et Santu) ainsi que des familles Foata et Mondoloni (qui y ont fait souche en s'unissant avec des Bartoli et Santoni dès la première décennie du XIXe siècle).
  • Marion Bartoli, joueuse de tennis française dont la famille est originaire de Palneca.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 9 avril 2021).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 9 avril 2021).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 9 avril 2021).
  4. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Pleyben - Châteaulin », sur insee.fr (consulté le 9 avril 2021).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 9 avril 2021).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 28 mai 2021)
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 28 mai 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. https://www.youtube.com/watch?v=Mi_qojAInKc
  9. Site de la préfecture corse- identité du maire de la commune
  10. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  14. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k248567t/f6.item.r=canton.zoom
  15. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k248567t/f4.item.r=canton.zoom
  16. Titus Bartoli sur le site de l'association resistance-corse

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]