Congrégation des Sacrés-Cœurs de Jésus et de Marie

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Congrégation des Sacrés-Cœurs de Jésus et de Marie
Image illustrative de l'article Congrégation des Sacrés-Cœurs de Jésus et de Marie
Ordre de droit pontifical
Approbation pontificale 17 novembre 1817
par Pie VII
Institut congrégation cléricale
Type apostolique
Spiritualité École française de spiritualité
Règle règle de saint Benoît
But apostolat missionnaire, formation des séminaristes.
Structure et histoire
Fondation 24 décembre 1800
Poitiers
Fondateur Marie-Joseph Coudrin
Abréviation S.S.C.C
Autres noms picpuciens
Patron Joseph, Michel archange, Pacôme le Grand, Benoît de Nursie, Augustin d'Hippone, Bernard de Clairvaux, Dominique de Guzmán, Marguerite-Marie Alacoque, Louis-Marie Grignion de Montfort, Jean Eudes, Thérèse de l’Enfant-Jésus.
Site web site officiel
Liste des ordres religieux

La congrégation des Sacrés-Cœurs de Jésus et de Marie (en latin : Congregatio Sacrorum Cordium Iesu et Mariae necnon adorationis perpetuae Sanctissimi Sacramenti altaris) dont les membres sont couramment appelés picpuciens forme une congrégation cléricale de droit pontifical vouée à l'apostolat missionnaire et à la formation des séminaristes.

Historique[modifier | modifier le code]

La congrégation prend son originaire dans la société du Sacré-Cœur, une association fondée en 1793 à Poitiers par Suzette Geoffroy et composée de jeunes femmes qui se consacrent aux œuvres de charité, à la propagation de la dévotion au Sacré-Cœur de Jésus et aux soins des prêtres qui travaillent dans la clandestinité sous la Terreur. Pierre Coudrin (1768-1837) entre en contact avec l'association et introduit la pratique de l'adoration eucharistique perpétuelle ; en 1795, Henriette Aymer de la Chevalerie (1767-1834) rejoint le groupe dont une partie devient les sœurs des Sacrés-Cœurs et de l'adoration perpétuelle du Saint Sacrement. Le père Coudrin est bientôt rejoint par d'autres prêtres et disciples. Le 24 décembre 1800 Coudrin et Aymer de la Chevalerie prononcent des vœux privés et se séparent de l'association de Madame Geoffroy dans le but de propager la dévotion aux Sacrés-Cœurs de Jésus et de Marie par l'adoration perpétuelle, l'éducation et l'apostolat missionnaire[1]. Les deux premiers frères font leur profession religieuse le 2 février 1801. En 1805, les pères et les sœurs des Sacrés-Cœurs fixent leur maison-mère rue de Picpus à Paris et la société commence à être communément appelée congrégation de Picpus ( La congrégation a la charge du cimetière de Picpus). La branche masculine et féminine forment d'abord une seule congrégation et, en tant que telle, reçoit l'approbation du pape Pie VII solennellement confirmée par la bulle Pastor Aeternus du 17 novembre 1817 puis en 1840 par Grégoire XVI.

En 1825, le Saint-Siège leur confie l'évangélisation des îles Sandwich (Hawaï), Alexis Bachelot en devient le 1er préfet apostolique puis Étienne Rouchouze (1798-1843) est nommé au vicariat apostolique d'Océanie orientale, il confie au père Louis-Désiré Maigret le vicariat apostolique des Îles Sandwich créé en 1846 (devient le diocèse d'Honolulu en 1941). En 1833, les archipels de la Polynésie (notamment de la Polynésie française) leur sont également confiés, avec François Caret comme préfet apostolique de l'Océanie du Sud. Honoré Laval évangélise les Îles Gambier[1]. La rue de Taïti, dans le quartier de Picpus du 12e arrondissement de Paris garde le souvenir d’un établissement de cette congrégation qui s'y trouvait et était destiné aux missions de Tahiti.

Le 26 mai 1871, quatre prêtres, Ladislas Radigue, Polycarpe Tuffier, Marcellin Rouchouze et Frézal Tardieu sont fusillés par les fédérés de la Commune de Paris. Leur procès de béatification est ouvert le 1 décembre 1964[2].

Lors de la guerre d'Espagne en 1936, plusieurs prêtres de Picpus sont assassinés à Madrid, ce sont les pères Eladio Lopez Ramos, Théophile Fernandez de Legaria Goni, Mario Ros Ezcurra, Gonzalo Barron Nanclares, Isidore Niguez de Ciriano Abechuco ; ils sont béatifiés le 13 octobre 2013[3].

Figures notables de la congrégation[modifier | modifier le code]

Activités et diffusion[modifier | modifier le code]

Les picpuciens se vouent principalement à l'activité missionnaire et à la formation des séminaristes.

Ils sont présents en :

La maison généralice est à Rome.

Au 31 décembre 2005, la congrégation comptait 205 maisons et 946 religieux dont 749 prêtres.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Répertoire des Archives des Pères des Sacrés-Cœurs concernant l'Océanie par Cools Amerigo, Journal de la Société des océanistes, tome 25, 1969. p. 345-357.
  2. « Martyrs de la commune » (consulté le 14 mai 2017)
  3. « martyrs espagnols » (consulté le 14 mai 2017)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Antoine Lestra, Les Secrets du clergé clandestin. Le Père Coudrin, fondateur de Picpus, Paris, 1951.
  • J. Gonzalez & J. Médard, Quelques traits de la physionomie spirituelle du bon Père et de la communauté primitive, Rome, 1970.
  • Mgr Francis Trochu, La Servante de Dieu, Henriette Aymer de la Chevalerie (1767-1834), Fondatrice de la Congrégation des Religieuses des Sacrés-Cœurs et de l'Adoration Perpétuelle, dite de Picpus, Paris, Emmanuel Vitte, 1950.
  • La Congrégation des Religieuses des Sacrés-Cœurs et de l'Adoration Perpétuelle (Picpus), collection « Les Ordres Religieux », Paris, Letouzey et Ané, 1924.

Liens externes[modifier | modifier le code]