Quartier de Picpus

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Quartier de Picpus
La place Félix-Éboué et le clocher de l'église du Saint-Esprit
La place Félix-Éboué et le clocher de l'église du Saint-Esprit
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Ville Paris
Arrondissement municipal 12e
Démographie
Population 62 947 hab. (2005)
Densité 33 788 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 50′ 23″ nord, 2° 23′ 44″ est
Superficie 186,3 ha = 1,863 km2
Transport
Métro (M)(1)(2)(6)(8)(9)
Localisation

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Le quartier de Picpus est le 46e quartier administratif de Paris situé dans le 12e arrondissement. Son nom provient de la rue homonyme remontant au XVIe siècle et probablement de l'ancien « village de Pique-Puce » situé au même endroit.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le quartier de Picpus est bordé au sud par le quartier de Bercy, au nord par le quartier de Charonne, à l’ouest par le quartier des Quinze-Vingts, et à l’est par le quartier du Bel-Air.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le hameau de Picpus[modifier | modifier le code]

L'origine du quartier remonte au « village de Pique-Puce » qui recouvrait approximativement l'actuel quartier. Deux hypothèses existent quant au nom de ce village : il pourrait tirer son nom d'une épidémie, qui vers le milieu du XVIe siècle aurait provoqué des éruptions cutanées semblables à des piqûres de moustiques sur les peaux blanches des jeunes femmes et des enfants. Cette maladie a pu être soignée grâce un moine de Franconville installé dans le quartier, à l'aide d'une liqueur parfumée appliquée sur les zones touchées. À la suite de cela, plusieurs communautés religieuses s'installèrent dans le quartier autour de l'actuelle rue de Picpus, dont un établissement de chanoinesses de l'ordre de Saint-Augustin, connu sous le nom de Notre-Dame-de-la-Victoire-de-Lépante[1]. L'autre hypothèse est que le nom viendrait de « pic », désignant un coteau pointu, et de « puce » qui serait une altération de pod ou pud, nom celtique désignant également un coteau et qui forma la famille latine poc-est [2].

Lors de la création des sections révolutionnaires parisiennes, le quartier est incorporé à la section des Quinze-Vingts. En 1795, cette section est rattachée à l'ancien 8e arrondissement.

Le quartier de Picpus[modifier | modifier le code]

La partie de l'actuelle rue de Picpus située entre le boulevard de Reuilly et l'actuelle avenue Daumesnil, qui s'appelait chemin de la Croix-Rouge, marquait la limite entre les communes de Saint-Mandé (actuel quartier du Bel-Air) et Bercy[3]. Lors de la construction des fortifications de Paris en 1844, ce territoire se retrouve à l'intérieur de l'enceinte et la loi du 16 juin 1859 l'annexe à Paris.

Le quartier administratif de Picpus est constitué le 3 novembre 1859[4] à partir :

En avril 1929, Paris absorbe une partie des territoires de la zone et le bois de Vincennes[5]. Le territoire pris sur la commune de Charenton-le-Pont est rattaché au quartier de Picpus. Le bois de Vincennes est partagé entre le quartier de Picpus et le quartier du Bel-Air.

Sites particuliers[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments, par Louis Clément Lazare, p. 539, entrée « Picpus (Rue de) ».
  2. Bibliothèque des sciences, et des beaux arts, volume 48 consultable sur Google Books.
  3. Cadastre révisé des communes annexées (1830-1850), tableau d'assemblage [lire en ligne]
  4. Décret du 3 novembre 1859 qui fixe les dénominations des vingt arrondissements municipaux de la ville de Paris, dans le Bulletin des lois [lire en ligne]
  5. Journal officiel de la République française, 19 avril 1929, p. 4564 [lire en ligne]
  6. http://www.mairie12.paris.fr/mairie12/jsp/site/Portal.jsp?document_id=6550&portlet_id=536