Joseph Baudichon

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Joseph Baudichon
Image illustrative de l’article Joseph Baudichon
Mgr Joseph Baudichon
Biographie
Naissance
Sainte-Maure-de-Touraine, France
Ordre religieux Congrégation des Sacrés-Cœurs de Jésus et de Marie
Ordination sacerdotale
Décès
Tours, France
Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale par
Mgr Hilarion Etura
Vicaire apostolique des îles Marquises
Évêque titulaire de Basilinopolis

Blason
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

Mgr Joseph Baudichon, en religion: Frère François-de-Paul, né le à Sainte-Maure-de-Touraine et mort le à Tours, est un missionnaire et prélat français, évêque de Basilinopolis et vicaire apostolique des îles Marquises.

Biographie[modifier | modifier le code]

Le père de Joseph Baudichon était un ancien militaire qui avait participé aux campagnes d'Italie et d'Égypte, puis avait été grièvement blessé à Wagram, il voulait orienter son fils vers le métier des armes et son admission était prévue au Collège royale militaire de La Flèche. L’enfant préféra cependant la carrière ecclésiastique. Il est d’abord instruit par l’abbé Aumouette, vicaire à Sainte-Maure, dès l’âge de 12 ans. Il suit ce dernier lors de sa mutation à la cure de La Chapelle-sur-Loire et y accomplit ses études littéraires en compagnie du futur abbé Bourassé et de l’abbé Girault. Au Grand Séminaire de Tours, Joseph Baudichon effectue ses études théologiques, reçoit les ordres mineurs. Il entre ensuite comme novice dans la Congrégation des Sacrés-Cœurs de Jésus et de Marie et y fait profession sous le nom de « Frère François-de-Paule », en souvenir de ses attaches tourangelles et de l’ermite calabrais venu à la Cour de Louis XI au Plessis-lès-Tours. Il est ordonné prêtre en 1838. La même année, l’abbé Baudichon est désigné pour la mission d’Océanie. Embarqué le , il débarque le 20 décembre aux îles Gambier puis, le aux îles Marquises. Il apprend la langue du pays, compose un dictionnaire, une grammaire et un catéchisme en langue locale. Cette connaissance de la langue polynésienne, des mœurs et usages locaux fait dire aux Canaques : «  tu es un sauvage comme nous ».

Lorsque l’amiral Du Petit-Thouars, messager du gouvernement de Louis-Philippe prend possession des îles Marquises en 1842, il sollicite l’aide de Joseph Baudichon pour faire accepter par les indigènes le protectorat de la France, qui les amena à reconnaître le protectorat sans effusion de sang. Quelque temps plus tard, il réussit à arrêter une révolte au péril de sa vie et amena les chefs à déposer les armes. En 1843, il est nommé chevalier de la Légion d'honneur[1].

En 1844, à la suite de la mort dans un naufrage du vicaire apostolique des îles Marquises, Mgr Rouchouze, évêque titulaire de Nilopolis (it), l’abbé Baudichon est choisi pour lui succéder. Nommé évêque titulaire de Basilinopolis le , il est sacré le en la cathédrale de Santiago du Chili par Mgr Hilarion Etura, évêque titulaire d’Augustopolis. D’abord coadjuteur du vicaire apostolique des îles Marquises le , Mgr Baudichon devient vicaire apostolique des îles Marquises le . Il est même acclamé « roi des Marquises » par les indigènes. En 1849, il revient en Europe afin de rendre compte de sa mission au pape Pie IX.

En 1855, atteint par la maladie et inquiet à la suite des querelles nées au sein de la Congrégation, il démissionne et rentre à la maison mère de Picpus à Paris, puis se retire à Tours en 1872. Il meurt à Tours le . À cette occasion, l’archevêque de Tours, Mgr Charles Théodore Colet, publie une lettre-circulaire en date du et annonce un service solennel en l’église Notre-Dame-la-Riche pour le . La vocation missionnaire de Mgr Joseph Baudichon doit être mise en relation avec le mouvement lancé depuis Tours par Léon Papin Dupont, « le saint homme de Tours ».

Son cousin, René-Ildefonse Dordillon, né le également à Sainte-Maure-de-Touraine, devient évêque titulaire de Cambryopolis le . Il est sacré le à Santiago du Chili en l’église de Saint-Sauveur et lui succède au vicariat apostolique des îles Marquises le . Il meurt à Taiohae (îles Marquises) le .

Références[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]