Oswald Rayner

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Oswald Rayner

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Oswald Rayner (1930)

Nom de naissance Oswald Theodore Rayner
Naissance
Smethwick
Décès 1961
Botley, Oxfordshire
Nationalité Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Pays de résidence Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni

Oswald Rayner est né à Smethwick en 1888 ou 1889[1], située dans le comté métropolitain des Midlands de l'Ouest. Elle jouxte la ville de Birmingham.

Lors de la Première Guerre mondiale, Oswald Rayner est officier du renseignement anglais au sein du Secret Intelligence Service et l'un des tireurs lors de l'attentat contre Grigori Raspoutine[2],[3],[4] lors de son assassinat à Saint-Pétersbourg dans la nuit du 16 au [5].

Les Britanniques redoutaient que Grigori Raspoutine veuille faire retirer les troupes russes engagées dans la Première Guerre mondiale contre l’Allemagne.

Biographie[modifier | modifier le code]

Oswald Rayner est le fils de Thomas Rayner, drapier et de Florence.

Entre 1907 et 1970 Rayner étudie les langues modernes à l'Oriel College de l'Université d'Oxford, au Royaume-Uni période pendant laquelle il se lie d'amitié avec Félix Ioussoupov étudiant à l'University College d'Oxford où il fonda l'Oxford University Russian Society dont il sortit diplômé[6].

Il est avocat à l'Inner Temple après avoir été admis au barreau en 1910, puis très compétent en langues française; allemande et russe il est ainsi recruté pour le MI16 comme officier de renseignement par Mansfield Smith-Cumming.

Si Rayner a achevé Raspoutine, il n'a jamais parlé de ce qu'il avait fait. Il a brûlé tous ses papiers et est parti en amenant son secret dans sa tombe en 1961.

Il quitta la Russie avant la fin de la guerre et, en 1920 travaillait pour le Daily Telegraph comme correspondant finlandais.

Il passa ses dernières années dans le village de Botley, Oxfordshire, comme collecteur de fonds pour son église locale. Son fils unique, John Felix Rayner, du même prénom que son ami Félix Youssoupov, décéde en 1965.

Complot contre Raspoutine[modifier | modifier le code]

« Raspoutine en caftan noir, avec sa tignasse hirsute, sa barbe noire, son regard doux et insoutenable » (portrait du diplomate Maurice Paléologue).

Le 15 décembre 1915 comme officier dans l'armée britannique il est envoyé à Pétrograd où il sert sous les ordres du Lieutenant-Colonel Samuel Hoare [1] qui s'était lié d'amitié avec Vladimir Pourichkevitch; élu député à la Première Douma, où il siégea aux côtés des fractions d'extrême droite.

Lieutenant-Colonel Samuel Hoare avait également sous ses ordres Cudbert Thornhill [2], John Scale [3], et Stephen Alley[4].

En août 1915, le grand-duc Nikolaï Nikolaïevitch de Russie fut démis de ses fonctions de commandant suprême des armées impériales par Nicolas II de Russie. Le , l'empereur se mit à leur tête. Le tsar confia le gouvernement intérieur à son épouse. En qualité de conseiller privé de l'impératrice, Raspoutine rendait visite quotidiennement à la tsaritsa, lui prodiguant des conseils. Alexandra Fiodorovna eut une confiance aveugle en Raspoutine, le staretz résolvait lui-même les affaires urgentes, parfois même, des questions concernant l'Empire. Il faisait et défaisait les ministres. Alors député de la Douma, Alexandre Fiodorovski Kerenski émit cette plainte : « La foi aveugle de La Tsarine en Raspoutine l'a amenée à lui demander conseil, non seulement dans les questions personnelles, mais aussi sur des questions de politique d'État.

À cette époque l'ambassadeur du Royaume-Uni était George William Buchanan très proche du tsar Nicolas II de Russie[7].Avec en toile de fonds diplomatique le démembrement de l'Empire ottoman et la question des Balkans se mettent en place ainsi les conditions d'une guerre générale. Grigori Raspoutine et ses alliés de la paix freinent la marche de la Russie vers la guerre. Le Secret Intelligence Service estime qu'il est en effet en lien avec le banquier Dimitri Rubinstein père deSerge Rubinstein et ses réseaux allemands[8].

Félix Ioussoupov,de retour en Russie, lui souffre de l’ascendance qu’exerce Raspoutine sur la famille impériale et le plonge dans une profonde tristesse.Il estime que le staretz envoûte la tsarine et met en péril le trône de Russie.

Un complot nait donc et le , le député Vladimir Pourichkevitch adressa cette lettre au prince : « Je suis terriblement occupé sur le travail d'un plan visant à éliminer Raspoutine qui est simplement essentiel aujourd'hui, car sinon tout sera fini… Vous aussi, vous devez en faire partie. Dimitri Pavlovitch Romanov sait tout sur lui et vient en aide. Il aura lieu dans le milieu de décembre, quand Dimitri reviendra… Pas un mot à personne de ce que j'ai écrit ». Le prince lui répondit par cette brève lettre : « Merci beaucoup pour votre lettre folle, je ne pouvais pas comprendre la moitié, mais je peux voir que vous vous préparez pour une action sauvage… Ma principale objection est que vous avez décidé tout sans me consulter… Je vois par votre lettre que vous êtes très enthousiaste et prêt à escalader les murs… Ne vous avisez pas à rien faire sans moi, ou je ne viendrai pas du tout ! »

Une autre hypothèse de la naissance du complôt, évoquée notamment par Vladimir Volkoff, expliquerait la résolution du jeune Félix Ioussoupov par son appartenance aux services secrets anglais. Ceux-ci, effrayés par l’influence du très germanophile Raspoutine, poussèrent le prince Ioussoupov à le supprimer en s’appuyant sur ses relations et sa quasi immunité juridique.

En voulant tuer Raspoutine, Félix Ioussoupov exerça sans doute une vengeance. Son père, le général Ioussoupov, gouverneur-général de Moscou, avait été spectaculairement limogé en 1915 pour avoir critiqué le régime impérial. Sa mère, la princesse Zenaïde, avait également été déclarée indésirable à la cour après avoir demandé à la tsarine de renvoyer Raspoutine.

Le à Petrograd, Grigori Raspoutine est invité à un dîner chez le prince Ioussoupov où un complot avait pour but de l'éliminer. Après une tentative d'empoisonnement, il est blessé de quatre balles. L'autopsie montra que quatre balles furent tirées et qu'au moins trois pistolets différents furent utilisés — l'un d'eux plus expérimenté que les deux autres, tire une balle en plein front à l'aide d'un revolver Webley qui était l'arme réglementaire de la British Army et personnelle d'Oswald Rayner[9],[10].

William Compton, Chauffeur Anglais, d'Oswald Rayner confirme grace à son carnet de route l'avoir conduit six fois au Palais Ioussoupov pour les préparatifs du complot et a souvent affirmé qu'il était l'un des tireurs[11].

Une enquête fondée sur les rapports du Secret Intelligence Service montre que les Britanniques redoutaient que Raspoutine veuille faire retirer les troupes russes engagées dans la Première Guerre mondiale et laisse entendre que ce tireur est l'officier du renseignement anglais Oswald Rayner[12].

De retour en Angleterre, Oswald Rayner s'est confié à son cousin, Rose Jones, affirmant qu'il avait est présente à l'assassinat de Raspoutine, et à même montré au membre de famille une balle provenant de l'assassinat.

Au terme d'une nouvelle enquête, une autre hypothèse s'est ouverte affirmant dans Le Roman de Raspoutine[13] que les balles furent tirées par le Grand duc Dimitri Pavlovitch et par Oswald Rayner[14].

Oswald Rayner après service au sein du MI16 son devient correspondant de presse en Finlande pour The Daily Telegraph

Bibliographie[modifier | modifier le code]

de Oswald Rayner[modifier | modifier le code]

  • The Criminal Code of the Russian Socialist Federative Soviet Republic. No. 15, Article 153 of the Collection of Laws, 1922, Supplemented by Amendments Issued Up to December 31, 1924, traduction de Oswald Theodore Rayner [lire en ligne]
  • Traduction en anglais du livre "Rasputin: His Malignant Influence and His Assassination", 1934 de Prince Felix et avec sa collaboration.

autour de l'implication anglaise[modifier | modifier le code]

    • Richard Cullen, Rasputin : The role of Britain s Secret Service in his Torture and Murde, (ISBN 978-1906447076) [5]
    • British spy 'fired the shot that finished off Rasputin de Karin Miller article du 19 septembre 2004 [6]
    • Mikael Smith, Six : A history of Britain's Secret Intelligence Service, Part 1 : « Murder and Mayhem 1909-1939 », (ISBN 978-1906447007), [lire en ligne]
    • Joseph T. Fuhrmann Rasputin : The Untold Story, John Wiley & Sons, 24 septembre 2012, 320 pages, (ISBN 1118226933 et 9781118226933), [lire en ligne]

Liens internes[modifier | modifier le code]

Films[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. The Manuscript and picture unit of Åbo Akademi university library in Turku, Finland, has letters written by Oswald Rayner (635 letters in all). In a letter dated 13 January 1921 he states he is 32 years old and 24 November 1922 he says he is 34 years old. The year of his birth is thus most probably 1888. His birth was registered in the first quarter of 1889 so could be in the last few weeks of 1888 or early 1889.
  2. Mickael Smith, Central Intelligence Agency, Six a History of Britain’s Secret Intelligence Service, Part 1 : « Murder and Mayhem, 1909–1939 » éditeur London, Dialogue, 2010, [lire en ligne]
  3. Michel Enden, Raspoutine : Et le Crépuscule de la monarchie en Russie, éditions Fayard, 12 juin 1991, 374 pages, (ISBN 2213649685 et 9782213649689), [lire en ligne]
  4. La revue de Paris de Marc Le Goupils - 1927 - éditeur :Bureau de la Revue de Paris
  5. Date du calendrier julien alors en vigueur en Russie (29 au 30 décembre du calendrier grégorien. Voir l'article Passage au calendrier grégorien.
  6. (ru) « супов Феликс Феликсович », sur le site hrono.ru
  7. Views of Russia & Russian Works on Paper - de Roy Bolton (ed.), éditeur Sphinx Fine Art, (ISBN 1907200053 et 9781907200052), [lire en ligne]
  8. Monique Lachère, Raspoutine, éd. l'âge d'homme, 1990, 108 p.
  9. « Richard Cullen on Rasputin's murder », Forum.alexanderpalace.org (consulté le 2 septembre 2012)
  10. Uncovering the truth of the death of Rasputin at University of Dundee site
  11. Joseph T. Fuhrmann, Rasputin :T he Untold Story, John Wiley & Sons, 24 septembre 2012, 320 pages, (ISBN 1118226933 et 9781118226933), [lire en ligne]
  12. (en) Karyn Miller, « British spy 'fired the shot that finished off Rasputin' », The Daily Telegraph,‎
  13. Vladimir Fédorovski, Le roman de Raspoutine, 1er décembre 2011, (ISBN 9782268072036)
  14. Raspoutine, le moine de l'apocalypse, Éric Branca, Valeurs actuelles, 15 décembre 2011

Lien externe[modifier | modifier le code]