Oleh Tyahnybok

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Oleh Tyahnybok
Oleh Tyahnybok 2014.jpg
Fonctions
Député ukrainien
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Député ukrainien
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Député ukrainien
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Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (50 ans)
LvivVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom dans la langue maternelle
Олег Ярославович ТягнибокVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalités
Formation
Université nationale de médecine Danylo Halytsky de Lviv (en)
Q9379652Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Père
Autres informations
Religion
Parti politique
Site web

Oleh Tyahnybok (né le à Lviv) est une personnalité politique ukrainienne, chef du parti nationaliste Union panukrainienne « Liberté »[1], (initialement appelé « Parti social-nationaliste d'Ukraine » (SNPU)[2]) dont l'idéologie, dans la continuité de celle de Stepan Bandera, est considérée comme de l'antisémitisme par le Centre Simon-Wiesenthal[3].

Biographie[modifier | modifier le code]

En 2004, Oleh Tyagnibok est exclu de son groupe parlementaire Notre Ukraine - Autodéfense populaire pour avoir déclaré à la télévision que l'Ukraine était sous la coupe d'une « mafia judéo-moscovite »[4].

En 2012, en vue des élections au parlement, dans sa volonté de dédiabolisation, Oleh Tiagnibok s’était défendu d’être antisémite en déclarant : « Personnellement, je n’ai rien contre les Juifs lambda, j’ai même des amis juifs. C’est à un groupe d’oligarques juifs qui contrôlent l’Ukraine et aux Juifs-bolchéviques que j’en veux »[5]. Son parti obtient 10 % des voix. L'ambassadeur israélien Reuven Din El déclare : « J'ai entendu des déclarations antisémites dans la bouche du leader de Svoboda. C'est très désagréable quand ce genre de force politique arrive au pouvoir »[6].

À l'occasion des émeutes de l'Euromaïdan, Oleh Tyahnybok reçoit le soutien du sénateur américain John McCain[7].

Lors de l'élection présidentielle de 2014, qui voit la victoire de Petro Porochenko, il se classe dixième avec 1,16 % des voix.

Oleh Tyahnybok et l'ancien chef du SBU, Valentyn Nalyvaichenko seraient liés au recel d’œuvres d'art du musée Westfries à Hoorn en 2005[8] avec une milice ukrainienne qui affirmait les avoir retrouvées dans une villa abandonnée dans l'est de l'Ukraine[9],[10] et qui a tenté de les revendre à l'ambassade néerlandaise pour 50 millions d'euros[11].

Références[modifier | modifier le code]