Notre-Dame (Grenoble)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Notre-Dame.
Place Notre-Dame avec la fontaine des trois ordres, œuvre de Henri Ding

Notre-Dame / Sainte-Claire est un quartier de Grenoble. Ce quartier est très représentatif de l'histoire de la ville, surtout depuis le XVIIe siècle où de nombreuses institutions religieuses se sont implantées dans le cadre de la Contre-Réforme.

Description[modifier | modifier le code]

Le vieux-centre est presque aussi vaste que l'Hyper-centre de Grenoble. Il se situe à l'emplacement de la ville gallo-romaine puis médiévale quand elle se nommait encore selon l'époque, Cularo ou Gratianopolis. Il regroupe les places Notre-Dame et Sainte-Claire, toutes les deux sur la Ligne B du tramway de Grenoble, les places Saint-André et Aux Herbes, ainsi que l'ensemble des rues piétonnes situées autour. Le "quartier des antiquaires" est un quartier historique avec la rue Voltaire où l'on peut voir au N°6 l'Hôtel de la Première présidence ou encore au 17, la chapelle des Pénitents blancs devenue chapelle de l'Adoration[1].

Les rues piétonnes[modifier | modifier le code]

Plutôt étroites pour certaines, ces rues forment un véritable labyrinthe, parsemé de commerces, de pubs et de bars. On retiendra notamment la rue Brocherie et son bar à chicha, ses pubs (comme toutes les rues alentour), et son quartier indo-arabe (restaurants indiens, marocains, kebabs...). La Grand'Rue, quant à elle, est principalement commerciale.

Les places[modifier | modifier le code]

La place Notre-Dame[modifier | modifier le code]

La place Notre-Dame sous la neige

Principalement entourée de pubs, qui ouvrent de grandes terrasses par temps chaud, cette place donne lieu à une ambiance nocturne particulière. Elle doit son nom à la cathédrale Notre-Dame, édifiée à partir du Xe siècle avec une partie basse en pierre calcaire et la partie supérieure de la tour en briques.

Au bout de la place, débouche la rue Très-Cloîtres, autour de laquelle d'anciens bâtiments religieux ont été transformés au fil des siècles, comme la chapelle Sainte-Marie-d'en-Bas devenue un théâtre, l'ancien couvent des Minimes de Grenoble, l'ancien palais épiscopal devenu musée de l'Ancien Évêché, ou encore le monastère Sainte-Cécile de Grenoble devenu siège social de la société Glénat.

Au centre de la place se trouve une fontaine qui est un monument commémoratif des évènements pré-révolutionnaires de l'été 1788 (Journée des Tuiles), la Fontaine des trois ordres.

La place Sainte-Claire[modifier | modifier le code]

Son nom fait mémoire du monastère des Clarisses, construit à la fin du XVe siècle près de la porte Pertuisière, (actuelle rue Alphand), et détruit en 1816. Elle abrite les halles homonymes, qui forment le marché du même nom. Construites en 1874 par l'architecte Baudrit à l'emplacement de la chapelle de l'ancien couvent, elles furent restaurées en 1991[2].

La place aux Herbes[modifier | modifier le code]

La place aux Herbes est elle aussi le lieu d'un marché, mais surtout un point central de flux piétons entre les diverses places énoncées ci-dessus. De ce fait, de jour comme de nuit, un trafic piéton important génère une ambiance très conviviale et festive.

La place Saint-André[modifier | modifier le code]

Cette place comporte également des terrasses, très actives de jour et de nuit dont le café La Table Ronde, un des plus vieux cafés de France. Mais elle abrite surtout la collégiale Saint-André, le théâtre municipal de Grenoble et l'ancien Palais de Justice. Le palais du parlement du Dauphiné (cour souveraine de justice) depuis 1453, devient le palais de justice à la Révolution. L'activité du palais de justice a été transférée en 2002 dans le quartier Europole. Actuellement propriété du Conseil général de l'Isère, cet édifice de 7 500 m² fait l'objet d'un projet de rénovation prévoyant des activités commerciales, patrimoniales, universitaires et touristiques.

Galerie de photos[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Play Grenoble (rue Voltaire)
  2. Paul Dreyfus, Les rues de Grenoble, Glénat, , p. 241.