Hyper-centre de Grenoble

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Place Grenette fin du XIXe siècle

L'hyper-centre est une zone du centre-ville de Grenoble considérée comme un grand quartier de la ville. Il représente une première zone piétonne de la ville antique (Cularo) assemblé à une seconde zone qui réunit les places Victor-Hugo, Grenette, Verdun, Vaucanson et le Square Docteur Martin. Il comporte aussi la suite de boulevards Lyautey - Agutte-Sembat - Édouard Rey, qui part de la place Paul-Mistral jusqu'aux quais de l'Isère.

Activités[modifier | modifier le code]

Avec le centre historique (Notre-Dame), ils forment les lieux les plus mouvementés et vivants de la ville de Grenoble. Il y a un maximum de rues piétonnes, donc un grand nombre de piétons. Les principales zones commerciales du grand centre-ville y sont présentes. Beaucoup de restaurants et de fast-foods s'alignent dans les rues. On y trouve également la majorité des lieux pour sortir : Bars, Pubs, Discothèques… La plus grosse concentration de transports en commun de l'agglomération s'y trouve, notamment places Verdun, Victor-Hugo et Vaucanson.

Place Victor-Hugo[modifier | modifier le code]

La place Victor Hugo

Place très empruntée par les piétons et les automobilistes grenoblois, elle voit aussi passer un grand nombre de lignes de transports en commun. Elle est entourée de commerces, mais aussi d'Hôtel trois étoiles, comme l'Hôtel d'Angleterre. Son centre est muni de nombreux bancs, et d'un bassin avec jets d'eau. Chaque année, elle accueille le marché de Noël de la ville. La statue d'Hector Berlioz par Urbain Basset qui s'y trouvait a été remplacée par une nouvelle version par Claude Grangé en 1953.

À la Belle Époque, plusieurs cafés-concerts ouvrirent leurs terrasses sur la place, qui était encore toute nouvelle : le Grand Café de Russie donnait des opérettes, le Grand Café Glacier présentait un théâtrophone lié au Théâtre de Lyon et le Grand Café Burtin était célébré par le tube La caissière du Grand Café du comique Bach[1].

Place Grenette[modifier | modifier le code]

La place, au temps de l'ancien tramway de Grenoble

La place Grenette est une des places historiques de Grenoble. Elle est depuis des centaines d'années, un lieu de passage et de commerce. Au Moyen Âge, les paysans y venaient vendre leurs récoltes lors des marchés aux grains. Témoin des modifications de la ville par Lesdiguières et de la journée des Tuiles, elle a été pendant longtemps l'emplacement de l'échafaud.

Aujourd'hui, la place reste le cœur de la ville où se trouve de nombreux commerces et restaurants.

Origine du nom[modifier | modifier le code]

Autrefois Champ-du-Breuil, la place porte le nom de Grenette depuis 1620. Ce nom naît de la présence des marchés aux grains qui se tenaient sur la place au Moyen Âge.[2]

Situation et accès[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, la place Grenette est située devant la porte Jovia des remparts romain de Cularo (entrée de l'actuelle Grande Rue). Cette porte sera détruite en 1591 lors des aménagements entrepris par Lesdiguières.

Aujourd'hui, son accès se fait par :

  • Grande Rue
  • Rue de la République
  • Rue Montorge
  • Rue Felix Poulat

Histoire[modifier | modifier le code]

Au XIIIe siècle[modifier | modifier le code]

En 1288, une partie est cédé par Guillaume II de Sassenage pour la construction du couvent des Dominicains.

Au XVIe siècle[modifier | modifier le code]

Les Calvinistes s'emparent du couvent des Dominicains en 1562. Il sera reprit six ans après par ces derniers.

Au XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

En 1620, la place Le Breuil devient place Grenette.

Au XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Le 7 juin 1788, une émeute éclate au niveau du couvent des Dominicains (aujourd'hui démoli) lors de ce qui deviendra la journée des tuiles.

En 1794, la place est renommée place de la Liberté, mais elle redeviendra rapidement place Grenette.

Au XIXe siècle[modifier | modifier le code]

En 1824, Charles Planelli de Lavalette, marquis de Maubec et à l'époque maire de Grenoble inaugure le château d'eau. Celui-ci est conçu par le sculpteur Victor Sappey et le fondeur Crozatier.[3]

Le 23 février 1828, Antoine Berthet est exécuté pour une tentative d'assassinat envers son ancienne maîtresse. Ce fait divers deviendra l'une des sources d'inspirations pour le roman Le rouge et le noir de Stendhal.

Pour le 14 juillet 1884, Thomas Edison, inventeur et industriel américain, prêta 14 lampes électriques.

Au cours de l'année 1900, la place Grenette voit l'inauguration de lignes de l'ancien tramway déservants La Tronche, Voreppe, la Gare PLM et le cimetière Saint Roch.

Au XXe siècle[modifier | modifier le code]

En 1908, un immeuble situé coté ouest de la place est rasé afin de créer la rue de la République remplaçant le passage Bougie (appelé aussi passage de la Halle). Ce passage était une des entrées du couvent des Dominicains.

Au XXIe siècle[modifier | modifier le code]

Depuis 2013, un média traitant l'actualité local, Place Gre'net, utilise le nom de cette place.

En 2018, la place fait l'objet d'une rénovation dans le cadre du projet Coeur de Ville, Coeur de Métropole (CVCM). Lors des travaux, une urne funéraire et des fragments de céramiques antiques sont retrouvés.[4]

Bâtiments Remarquables[modifier | modifier le code]

Place de Verdun[modifier | modifier le code]

Plus au sud des places situées ci-dessus, la place Verdun est une autre station de transports importante. Elle lie tramways et bus. Cette place possède un caractère administratif, puisqu'elle est entourée de l'hôtel de préfecture de l'Isère, de l'ancien musée-bibliothèque, d'un bâtiment de l'Université Grenoble 2 (IUT), de l'hôtel des troupes de montagne de Grenoble, de l'ancien cercle militaire et du tribunal administratif. Elle abrite le parc de stationnement souterrain Verdun. Une fontaine d'Urbain Basset (Le torrent) y fut installée de 1882 à 1888, mais se trouve maintenant dans le Jardin de Ville. La statue de Napoléon Ier installée à Laffrey y a également trôné de 1868 à 1870.

Rue Felix-Poulat[modifier | modifier le code]

Cette rue, qui a l'aspect d'une place, est totalement piétonne depuis le retour du tramway à Grenoble en 1987. On y trouve un magasin Fnac, les Galeries Lafayette, dont la belle façade du début du XXe est cachée derrière un placage, et des magasins de Vêtements tels que Célio, C&A…

Via la rue Molière, elle relie notamment la Place Grenette avec la Place Victor Hugo. L'église Saint-Louis achevée à la fin du XVIIe siècle est le plus ancien monument de cette rue.

Aux numéros 6 et 8 de la rue Félix Poulat, on peut admirer les décorations des façades en ciment moulé de l'immeuble des trois dauphins (1905) et de celui des éléphants (1901). Ces décorations sont caractéristiques de l'architecture grenobloise de cette époque (voir aussi l'église St-Bruno) où l'Isère était le premier producteur français de ciment.

Au sud de cette rue, l'on trouve une grande concentration de rue piétonnes, remplies de commerces et restaurants. Ces rues descendent et s'entrecroisent jusqu'à la place Vaucanson et le square Docteur Martin.

Galerie de photos[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Claude Muller, L'Isère 1900-1920 : Mémoire d'hier, Clermont-Ferrand, Gérard Tisserand, (ISBN 2-84494-044-7), p. 9
  2. « La place Grenette TUH#5 | Grenoble », sur defigrandesecoles.lexpress.fr (consulté le 4 juillet 2018)
  3. « Fontaine Le Château d'eau de la Valette », Isère Tourisme,‎ (lire en ligne)
  4. « Pendant les travaux, des poteries des 1er et 3e siècles découvertes place Grenette à Grenoble », France 3 Auvergne-Rhône-Alpes, {{Article}} : paramètre « date » manquant (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]