Noël Coypel

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Noël Coypel
Coypel, Noël - Autoportrait.JPG
Naissance
Décès
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Noël Coypel, né le à Paris, et mort dans la même ville le , est un artiste-peintre français de l’école classique.

Biographie[modifier | modifier le code]

Le premier de tous ceux de ce nom à s’être adonné à la peinture, fils de Guyon Coypel, cadet d’une famille de Cherbourg en Normandie, Coypel étudia d’abord à Orléans chez un élève de Simon Vouet, du nom de Poncet, qu’il quitta à l’âge de 14 ans pour monter à Paris, où il intégra l’atelier de Noël Quillerier. Ses progrès furent si rapides qu’en 1646, âgé de 18 ans seulement, il fut employé, aux décorations qu’on préparait pour l’opéra d’Orphée. Charles Errard, chargé des travaux de peinture pour l’Oratoire et la chambre du roi au Louvre, eut recours à son aide et depuis lors, il fut toujours inclus dans les commandes faites par le roi. Il peignit ainsi, en 1655, plusieurs tableaux pour les appartements du roi, au Louvre, du cardinal Mazarin, et lors du mariage de Louis XIV, les plafonds de l’appartement de la reine, ceux de la salle des machines (l’opéra) aux Tuileries, et d’autres compositions à Fontainebleau.

Coypel s’était présenté, le 6 septembre 1659, à l’Académie royale de peinture et de sculpture mais, très occupé aux travaux l’employait auxquels le roi, il différa sa réception jusqu’au 31 mars 1663, et ne donna que longtemps après son morceau de réception, la Réprobation de Caïn après la mort d’Abel. En 1660, il fit décorer sur ses dessins l’appartement du roi aux Tuileries. En 1661, il peignit Saint Jacques conduit au supplice et faisant un miracle sur un paralytique comme tableau votif que la corporation des orfèvres offrait, au mois de mai, à l’église de Notre-Dame.

Nommé adjoint à professeur en 1664, il devint professeur le 1er mars de la même année. Il travailla pour le Palais-Royal, pour la grande chambre d’audience du Parlement de Bretagne. En 1672, alors qu’il venait de recevoir un logement aux galeries du Louvre, il fut nommé, sous la surintendance de Colbert, directeur de l’Académie de France à Rome qu’Errard venait de diriger pendant les 6 premières années de son existence. Il emmena avec lui son fils Antoine et son beau-frère, le peintre de paysages Charles Hérault.

Il exerça la position de directeur de l’Académie de Rome de 1673 à 1675. Sous sa direction, il obtint un logement dans un palais pour l’école, fit mouler les plus belles statues de Rome pour l’instruction des élèves, et dessinait avec eux tous les soirs, les encourageant par son exemple et ses conseils. Pendant son directorat, il peignit en outre cinq tableaux qui ornèrent la salle des gardes de la reine à Versailles. Le 13 avril 1673, il fut admis à l’Académie de Saint-Luc. Revenu, après trois ans de séjour à Rome, où il s’était lié avec Carlo Maratta, le Cavalier Bernin, etc., en France, ainsi que son fils, il reprit les travaux qu’il avait commencés pour le roi.

Louvois et de Villacerf, ayant succédé, comme surintendants des bâtiments, à Colbert, le chargèrent de faire des cartons pour plusieurs tapisseries des Gobelins. Il fut élu adjoint à recteur le 2 juillet 1689, recteur le 1er juillet 1690, et directeur de l’Académie le 13 aout 1695, en remplacement de Mignard mort le 30 mai, et de nouveau recteur en 1702.

En 1705, âgé de 77 ans, il entreprit les peintures à fresque qui sont au-dessus du maitre-autel de l’église des Invalides et représentent une Assomption de la Vierge. Ce pénible ouvrage lui causa une longue maladie, dont il mourut la veille de Noël, jour même de sa naissance. Il fut enterré à Saint-Germain-l’Auxerrois. Il avait été marié avec deux femmes peintres : la première fois avec Madeleine Hérault en 1659, dont il eut Antoine Coypel, lui-même père de Charles Antoine Coypel ; la seconde avec Anne-Françoise Perrin en 1685, alliée à la famille des Boullogne, dont il eut trois filles et Noël Nicolas Coypel, lui aussi peintre. Outre ses deux fils, Antoine et Noël-Nicolas, il eut pour élève Charles Pocrion, son parent. Ses compositions ont été gravées par Poilly, Boulanger, Regnesson, Château, Picart le Romain, Dupuis, Duchange et Cochin. Il a exposé aux salons de 1699 et de 1704.

Galerie[modifier | modifier le code]

Tableaux[modifier | modifier le code]

  • Alexandre Sévère faisant distribuer du blé au peuple de Rome dans un temps de disette, tableau ; élément d’ensemble, Paris ; musée du Louvre département des Peintures ;
  • Alexandre Sévère fait distribuer du blé au peuple dans un temps de disette, tableau, Versailles ; musée national des châteaux de Versailles et de Trianon ;
  • Anges présentant le médaillon de Louis XIV, tableau, Rennes ; musée des beaux-arts ;
  • Apollon couronné par la Victoire, tableau ; élément d’ensemble, Paris ; musée du Louvre département des Peintures ;
  • Apollon couronné par la Victoire, tableau, Versailles ; musée national des châteaux de Versailles et de Trianon ;
  • Apollon couronne par Minerve, tableau ; élément d’ensemble, Paris ; musée du Louvre département des Peintures ;
  • Apollon et Marsyas, tableau, Marseille ; musée des beaux-arts ;
  • Apollon et Mercure, tableau ; élément d’ensemble, Versailles ; musée national des châteaux de Versailles et de Trianon ;
  • Apollon vainqueur du serpent Python, tableau ; élément d’ensemble, Versailles ; musée national des châteaux de Versailles et de Trianon ;
  • Apothéose d’Hercule, tableau, Versailles ; musée national des châteaux de Versailles et de Trianon ;
  • Cyrus interrogeant le roi d’Arménie ; Cyrus et le roi d’Arménie (ancien titre), tableau, Grenoble ; musée de Grenoble ;
  • Dejanire envoyant la chemise empoisonnée de Nessus à Hercule, tableau, Versailles ; musée national des châteaux de Versailles et de Trianon ;
  • Esclaves recevant des marques de leur liberté, Versailles ; musée national des châteaux de Versailles et de Trianon ;
  • Figure allégorique, tableau, États-Unis ; Washington ; ambassade de France ;
  • Hercule combattant Achelous, tableau ; élément d’ensemble, Lille ; musée des beaux-arts ;
  • Hercule et Achelous, tableau, Versailles ; musée national des châteaux de Versailles et de Trianon ;
  • Hercule et Nessus, tableau, Versailles ; musée national des châteaux de Versailles et de Trianon ;
  • Hercule faisant un sacrifice à Jupiter, tableau, Versailles ; musée national des châteaux de Versailles et de Trianon ;
  • Jugement du roi midas, tableau, Vire ; musée municipal ;
  • Junon apparait à Hercule, tableau, Versailles ; musée national des châteaux de Versailles et de Trianon ;
  • Jupiter accompagné de la Justice et de la Piété, tableau, Versailles ; musée national des châteaux de Versailles et de Trianon ;
  • Jupiter enfant élevé par les Corybantes, tableau, Versailles ; musée national des châteaux de Versailles et de Trianon ;
  • L’Abondance, tableau, Versailles ; musée national des châteaux de Versailles et de Trianon ;
  • L’Équité, tableau, Fontainebleau ; musée national du château de Fontainebleau ;
  • La Justice punissante, peinture murale, Versailles ; musée national des châteaux de Versailles et de Trianon ;
  • La Justice récompensante, peinture murale, Versailles ; musée national des châteaux de Versailles et de Trianon ;
  • La Nativité, tableau, Rennes ; musée des beaux-arts ;
  • La Réprobation de Cain après la mort d’Abel, tableau, Paris ; musée du Louvre département des Peintures ;
  • La Résurrection, tableau, Rennes ; musée des beaux-arts ;
  • La Terre, tableau, Lyon ; musée des beaux-arts ;
  • La Vigilance, tableau, Fontainebleau ; musée national du château de Fontainebleau ;
  • Le Triomphe de Bacchus, fragment, Paris ; musée du Louvre département des Peintures ;
  • Le Triomphe de Mars, fragment, Paris ; musée du Louvre département des Peintures ;
  • Le Triomphe de Minerve, fragment, Paris ; musée du Louvre département des Peintures ;
  • Le Triomphe de Vénus, tableau, Fontainebleau ; musée national du château de Fontainebleau ;
  • Le Triomphe de Vénus, tableau, Fontainebleau ; musée national du château de Fontainebleau ;
  • Les échevins parisiens quittent l’hôtel de ville pour se rendre à Notre-Dame assister au Te Deum, à l’occasion de la victoire de Seneffe (1674), tableau, Paris ; musée Carnavalet ;
  • Loth et ses filles, tableau, Rennes ; musée des beaux-arts ;
  • Mercure endormant Endymion, tableau, Marseille ; musée des beaux-arts ;
  • Néron au milieu d’un festin ordonnant la mort d’Agrippine, tableau, Grenoble ; musée de Grenoble ;
  • Nymphes présentant une corne d’abondance à Amalthée, tableau, Versailles ; musée national des châteaux de Versailles et de Trianon ;
  • Ptolémée Philadelphe donnant la liberté aux juifs, tableau ; élément d’ensemble, Paris ; musée du Louvre département des Peintures ;
  • Ptolémée Philadelphe rend la liberté aux juifs, tableau, Versailles ; musée national des châteaux de Versailles et de Trianon ;
  • Sacrifice à Jupiter, tableau, Versailles ; musée national des châteaux de Versailles et de Trianon ;
  • Saint Jacques le majeur, conduit au supplice, guérit un paralytique et embrasse son accusateur, tableau, Paris ; musée du Louvre département des Peintures ;
  • Sainte Famille, tableau d’après Raphael, Dijon ; musée des beaux-arts ;
  • Sainte Famille, tableau, Rennes ; musée des beaux-arts ;
  • Sainte Geneviève recevant une médaille de Saint Germain, tableau, Dijon ; musée des beaux-arts ;
  • Solon expliquant ses lois, tableau, Versailles ; musée national des châteaux de Versailles et de Trianon ;
  • Solon soutenant la justice de ses lois contre les objections des Athéniens, tableau ; élément d’ensemble, Paris ; musée du Louvre département des Peintures ;
  • Soulagement de la famine par les enfants de la piété, tableau, Versailles ; musée national des châteaux de Versailles et de Trianon ;
  • Trajan donnant des audiences publiques, tableau ; élément d’ensemble, Paris ; musée du Louvre département des Peintures ;
  • Trajan rendant la justice, tableau, Versailles ; musée national des châteaux de Versailles et de Trianon.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Loth et ses filles », base Joconde, ministère français de la Culture
  2. Aujourd’hui au musée national des châteaux de Versailles et de Trianon.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Frédéric Villot, Notice des tableaux exposés dans les galeries du Musée, Paris, Vinchon, 1855, 60 p., p. 85.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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