Gaspard Duchange

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Gaspard Duchange
1691 - Charles de La Fosse (gr. Duchange).jpg

Portrait de Charles De La Fosse
gravé par Gaspard Duchange d'après Hyacinthe Rigaud
réalisé pour sa réception à l'Académie royale de peinture et de sculpture, en 1707

Naissance
Décès
(à 94 ans)
Paris
Nationalité
Activité
graveur du roi
Maître
Élève
Distinctions

Gaspard Duchange est un graveur français né à Paris le et mort à Paris le [1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Graveur à la pointe et au burin, il a d'abord été élève de Guillaume Vallet où il a dû apprendre à utiliser le burin, puis il est entré chez Girard Audran où il a appris l'eau-forte et le burin. Il a dû être un élève de Pierre Drevet[2].

Il entre à l'Académie royale de peinture et de sculpture, en 1707, en présentant le portrait de François Girardon d'après Hyacinthe Rigaud ainsi que celui de Charles de La Fosse, d'après le même Rigaud[3]. Ces deux portraits sont traités à la manière de Pierre Drevet. Il a probablement été un de ses élèves car à la vente de la collection de Pierre Drevet par son neveu Claude Drevet, en 1782, il y avait deux cuivres représentant les Vendeurs chassés du Temple et le Repas chez le Pharisien, d'après des tableaux de Jean Jouvenet, réalisés par Gaspard Duchange vers de 1703-1704.

Selon Claude-Henri Watelet, Gaspard Duchange est un des graveurs qui ont accordé le plus moelleusement, avec beaucoup de propreté, mais sans froideur, les travaux de la pointe avec ceux du burin. Il est considéré comme le graveur avant trouvé le grain le plus favorable pour représenter les chairs des femmes.

Il a gravé d'après le Corrège trois estampes célèbres représentant Io, Léda et Danaé. Il a aussi gravé cinq planches[4] à partir des tableaux de Rubens pour la galerie du palais du Luxembourg, mais à partir de dessins faits par Jean-Baptiste Nattier[5]

Il a été un éditeur et un marchand d'estampes.

Famille[modifier | modifier le code]

Œuvres[modifier | modifier le code]

La ville de Lion va au devant de la Reine, de Gaspard Duchange en 1710.
La gallerie du palais du Luxembourg
  • La Charité : Femme donnant le sein à un vieillard[7] ;
  • Habillement du Roy d'armes[8] ;
  • Habillement du grand prieur de l'abbaye de Saint-Rémy [9] ;
  • Le lever du Roi[10] ;
  • Le repas chez le Pharisien[11] ;
  • Joseph se fait reconnaître "Ego sum Joseph"[12] ;
  • Danaé[13] ;
  • Figures de modes[14] ;
  • La ville de Lion va au devant de la Reine[15].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Eugène Piot, État civil de quelques artistes français : extrait des registres des paroisses des anciennes archives de la Ville de Paris, p. 38, Librairie Pagnerre, Paris, 1873 (lire en ligne sur Gallica).
  2. Thèse de l'université de Lyon : Les relations de Pierre Drevet avec Gaspard Duchange (1662-1757), Claude Duflos (1665-1727) et Jean Audran (1667-1756)
  3. Notice BnF no FRBNF14962937t
  4. La gallerie du palais du Luxembourg, planches gravées par Gaspard Duchange :
    • Naissance de la Reine (voir)
    • Le débarquement de la reine au port de Marseille (voir)
    • La ville de Lion va audevant de la Reine (voir)
    • L'Apothéose d'Henri IV et la Régence de la Reine (voir)
    • La Paix confirmée dans le Ciel (voir)
  5. Note : C'est en 1702 que Marc Nattier (1642-1705) avait obtenu l'autorisation de reproduire et de graver les 24 tableaux du Cycle de Marie de Médicis de la galerie du palais du Luxembourg. Pour réaliser ce travail, Marc Nattier a fait intervenir ses deux fils, Jean-Marc Nattier et Jean-Baptiste Nattier, pour réaliser les dessins, gravés ensuite par Gérard Audran (1640-1703), Gérard Edelinck (1640-1707), Bernard Picart (1673-1733), et Gaspard Duchange (1662-1757) ((en) National Gallery of Art : Marc Nattier). Avant la mort de Marc Nattier, ses fils ont hérité de ses droits sur la gravure des tableaux du palais du Luxembourg. Les gravures sont imprimées en 1710 dans un album, sous le titre Gallerie du palais du Luxembourg (voir).
  6. Eugène Piot, État civil de quelques artistes français : extrait des registres des paroisses des anciennes archives de la Ville de Paris, p. 41, Librairie Pagnerre, Paris, 1873 (lire en ligne)
  7. Notice no M0277002368, base Joconde, ministère français de la Culture
  8. Notice no 50350500875, base Joconde, ministère français de la Culture
  9. Notice no 50350500877, base Joconde, ministère français de la Culture
  10. Notice no 50350500650, base Joconde, ministère français de la Culture
  11. Notice no 01610000811, base Joconde, ministère français de la Culture
  12. Notice no 02110006924, base Joconde, ministère français de la Culture
  13. Notice no 02110006925, base Joconde, ministère français de la Culture
  14. Notice no 00000096840, base Joconde, ministère français de la Culture
  15. La ville de Lion va au devant de la Reine disponible sur Gallica

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michael Huber, Carl Christian Heinrich Rost, Manuel des curieux et des amateurs de l'art, contenant une notice abrégée des principaux graveurs, tome 7 p. 360-363, Orell, Fusli et Compagnie, Zurich, 1804 (lire en ligne)
  • Charles Le Blanc, Manuel de l'amateur d'estampes, tome 2, p. 148-149, chez P. Jannet libraire-éditeur, Paris, 1856 (voir en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :